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Samedi 11 Février 2012
8:22
POLITIQUE

8 MARS 2010 : ENSEMBLE, RENDONS HOMMAGE A LA FEMME

A Bouchia ce Samedi, 6 Mars 2010, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a célébré, la Journée Internationale de la Femme, observée le 8 Mars de chaque année.



8 MARS 2010 : ENSEMBLE, RENDONS HOMMAGE A LA FEMME
C’est en présence de Mme le ministre des Affaires Sociales, de la Solidarité nationale et de la Famille, Bernadette Sayo, du Représentant-adjoint du Secrétaire général des Nations-unies en Centrafrique et représentant résident du PNUD, M. Bo Schack, de la Représentante résidente de l’UNFPA en Centrafrique, Mme Thérèse Zeba, qu’à eu lieu cette célébration.

L’UNFPA pour la circonstance a remis aux autorités locales un ensemble de matériels d’un montant de 16,5 millions de Fcfa. Lots composés de médicaments (10 Millions Fcfa) au Centre Médical de Bouchia), de matériels (8 pousse-pousse, 30 urnes, 20 cuvettes, 16 fûts en plastiques…pour 6,5 Fleury _ Kmillions Fcfa).

Sous un soleil de plomb qui surplombe Bouchia, toutes les communautés se sont données rendez-vous pour cette célébration. Les représentants des différentes communautés, y compris la minorité pygmée, ont tenu à faire part de leurs préoccupations aux autorités compétentes. Absence d’hôpitaux, d’établissements scolaires, d’eau potable avec des forages en nombre limité, le chômage, une pauvreté criante…

Des problèmes réels qui se posent dans cette Commune et pour lesquels les populations invitent les autorités politiques de notre pays à y apporter des solutions urgentes.

Égalité pour tous
« Mêmes droits, mêmes chances, progrès pour tous », c’est le thème retenu cette année pour la célébration de la Journée internationale de la Femme.
Une thématique qui permet à tout un chacun de comprendre que, si l’égalité entre l’homme et la femme était une réalité, il s’en suivrait un réel progrès pour toute la communauté.

Dans le cadre de cette célébration, l’UNFPA a organisé le Vendredi, 6 Mars 2010, au Lycée de Bimbo une rencontre aussi bien avec le corps professoral que les élèves. Au menu des débats avec le corps professoral dudit lycée, « la sexualité précoce et ses conséquences sur l’éducation de la fille ».
Une thématique qui a permis aux enseignants dudit établissement d’émettre leurs préoccupations en matière de sexualité. Lesquelles vont de la question de la sexualité dans la famille, le dialogue entre parents et enfants et entre enseignants et enseignés, l’insertion de l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires ou de formation des enseignants…

La famille, creuset d’une éducation sexuelle réussie
Selon Mme Thérèse Zeba, Représentante résidente de l’UNFPA en Centrafrique, l’éducation sexuelle peut commencer dès le jeune âge de l’enfant mais il appartient aux parents de trouver les mots justes pour tenir informer l’enfant sur la sexualité. Car, ajoute Mme Zeba, les enfants ont horreur des menteurs. ce qui sous-tend que l’enfant, qui grandit et qui a soif de tout connaître, devra, si besoin en était, avoir les « bonnes réponses » à ses préoccupations, y compris sur la sexualité.

De même que nos garçons doivent être nos amis comme l’a si bien souligné la Représentante résidente de l’UNFPA, nos filles doivent aussi être nos « premières copines ». Entendons par là une relation privilégiée entre parents et enfants pour éviter à ces derniers les conséquences d’une sexualité précoce mal négociée qui entraîne parfois les déperditions scolaires.

C’est donc une invitation adressée aux parents qui doivent déjà détaboutiser au niveau familial tout ce qui a trait au sexe. Car, considérer de nos jours l’éducation sexuelle comme un sujet tabou, c’est pousser l’enfant à rechercher ailleurs les réponses à ses préoccupations et à s’éduquer dans la rue.
De même que la famille devrait devenir le creuset d’une éducation sexuelle réussie, l’école peut aussi, au travers des enseignants, parachever l’œuvre entreprise au niveau familial. Pour cela, le corps enseignant a un rôle crucial à jouer dans l’éducation sexuelle des jeunes filles et garçons.

Or, il est fréquent de constater que le harcèlement sexuel a élu domicile au sein des établissements scolaires. De part et d’autre chacun tire la couverture. Pour le corps professoral du Lycée de Bimbo, le plus souvent l’initiative vient des filles qui sont prêtes à tout pour obtenir ce que le corps professoral appelle les « Notes Sexuellement Transmissibles ». Ceci dit, les filles pensent utiliser leur « charme » pour obtenir des notes et mettent de côté l’apprentissage des leçons. D’où une déperdition scolaire très élevée des filles en Centrafrique et contre laquelle des actions de sensibilisation doivent être entreprises pour éviter les conséquences d’une sexualité précoce.

L’AFJC sensibilise
A cela l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique, présente lors de la rencontre de Bimbo avec le corps professoral entend apporter des éléments de réponse par une campagne tous azimuts de sensibilisation sur les causes de la déperdition scolaire des filles en Centrafrique. Initiative si louable qui permettra à la République, avec l’appui des partenaires comme l’UNFPA, l’Unesco, de réduire, sinon solutionner à terme ce problème crucial de déperdition scolaire féminine. La femme, étant partenaire incontournable dans tout le processus de développement et symbole par excellence de la paix, devra retrouver sa place dans toutes les sphères de décisions en Centrafrique. Elle devra de ce fait être protégée, formée et associée à tout ce qui pourrait contribuer au bien-être social de la famille et de la nation centrafricaine.

Et comme l’a si bien déclaré Mme Thoraya Ahmed Obaid, Directrice Exécutive de l’UNFPA, « En cette journée Internationale de la Femme, rendons hommage à toutes les femmes du monde entier qui contribuent tant au bien-être de leurs familles, de leurs communautés et de leurs nations », car « le progrès de la femme est aussi le progrès pour tous ».



Fleury _ K
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Jeudi 11 Mars 2010

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