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Samedi 11 Février 2012
8:33
LIBERTE DE LA PRESSE

AGREMENT DE NDEKE LUKA : L’ALLOCUTION DU DIRECTEUR FAYE

Le siège du Haut Conseil de la Communication (HCC) a servi de cadre, ce mardi 23 juin 2009, de 10 heures 30 à 11 heures, à la cérémonie de signature de l’agrément de Radio Ndeke Luka créée par la Fondation Hirondelle (Lausanne – Suisse). Le ministre de tutelle y avait dépêché M. Philémon Lakoué, son Directeur de cabinet. Le président du HCC, M. Pierre Sammy Mackfoy, était entouré de tous ses collaborateurs. Des représentants des partenaires internationaux, y compris M. Kaba (BINUCA), avaient rehaussé cette cérémonie de leur présence. La presse nationale était abondamment –et naturellement- représentée. L’on remarquait dans cette assistance les directeurs généraux de la Radiodiffusion et de la Télévision. Avant le « héros » du jour, Mme Lucienne Baka (HCC) et M. Mackfoy ont adressé au public leur allocution de circonstance. Le directeur, Chef de projet de ladite Radio, M. Martin Faye, a prononcé à cette occasion le discours ci-dessous reproduit. Le fil rouge peut même être enseigné dans les écoles de Journalisme. Dans ses remerciements, M. Faye n’a pas manqué de donner la part belle aux « partenaires traditionnels », en particulier le PNUD, le BONUCA (sous peu devenu BINUCA), les ambassades de France et des États-unis d’Amérique. Une formule en forme de vœu résume bien cette belle aventure : « Longue vie à Radio Ndeke Luka !» (NDLR).



Monsieur le président du HCC,
Monsieur le Directeur de Cabinet,
Messieurs les conseillers,
Messieurs les chefs de stations,
Chers invités.

Monsieur le président du HCC,
Permettez-moi d’abord de vous remercier, et à travers vous, votre institution. Vous remercier, au nom de la Fondation Hirondelle pour cet agrément obtenu et qui permet à Radio Ndeke Luka de se conformer d’une part aux recommandations des Etats Généraux des Médias, aux nouvelles dispositions du Haut Conseil de la Communication d’autre part.

La signature ce matin de cette nouvelle convention marque l’aboutissement d’une procédure entamée il y a quelques semaines et qui a mobilisé vos services. J’associe donc à ces remerciements tous les membres du Haut Conseil. Je pense notamment à Mme Baka, responsable du secteur audiovisuel, avec qui j’avais rendez-vous chaque semaine pour faire le point sur le traitement du dossier. Je pense également à Monsieur Manga Mabada, ingénieur des télécommunications, aussi rigoureux qu’un bon technicien peut l’être. Et bien sûr, je pense aussi à Mme Sakanot, vice-présidente. En sa qualité d’ancienne de Radio Ndeke Luka, elle a démontré une efficacité toute discrète, démontrant ainsi que lorsqu’on a été agent de Ndeke Luka, on le demeure toujours. Bien évidemment, je confonds dans ces remerciements le ministère de la communication. Monsieur le directeur de cabinet, vous voudrez transmettre à monsieur le ministre d’Etat notre gratitude, notre dévouement, notre disponibilité, j’ajoute notre reconnaissance. Car, si ce nouvel agrément nous est remis ce matin, c’est bien parce que le ministère de la Communication a émis un avis de non objection après réception de copie de notre dossier.

Monsieur le président, Messieurs les conseillers, mesdames, messieurs,
Vous venez de nous accorder, dans le respect des règlements et de la loi centrafricaine, le statut de radio privée commerciale. On pourrait se demander dès lors, et à juste raison, ce que ce statut va changer à Radio Ndeke Luka. Je prends ici le risque de décevoir sans doute certains pour dire haut et fort que rien ne change fondamentalement de ce point de vue. Radio Ndeke Luka est et demeure une radio de paix et de développement. Hier comme aujourd’hui. Elle vise à accompagner l’instauration de la démocratie et le développement de la vie citoyenne, économique, sociale et culturelle en République centrafricaine.

Hier comme aujourd’hui, elle se veut une radio non partisane, qui bannit toute forme de discrimination quant à l’âge, au sexe, à l’appartenance ethnique ou religieuse. Hier comme aujourd’hui, elle s’emploie à produire et à diffuser une information régionale, nationale et internationale indépendante, rigoureuse, factuelle et crédible. Elle continue à fournir les éléments nécessaires au citoyen pour prendre des décisions fondées sur les faits.

Hier comme aujourd’hui, Radio Ndeke Luka met l’auditeur au centre des programmes. Elle s’efforce de lui donner la parole et encourage l’interactivité. En un mot, notre charte ne change pas. Bien au contraire, cette nouvelle convention que nous venons de signer la renforce. Le cahier de charges que vous venez de me remettre énumère les lignes directrices dans lesquelles Radio Ndeke Luka a déjà inscrit son action.

En conclusion, Monsieur le président, messieurs les conseillers, chers invités, je voudrais rappeler ce que nous admettons tous, à savoir que les médias, telle la langue d’Esope, sont à la fois la meilleure et la pire des choses. Mais je réaffirme ici et maintenant, haut et fort, que Radio Ndeke Luka, pour sa part, a toujours choisi d’être la langue, meilleure des choses. C’est-à-dire le lien de la vie civile, celle qui unit et réunit, celle qui apaise, qui instruit et construit, qui forme et informe. Une radio de paix et de développement. Radio Ndeke Luka ne sera jamais la langue pire des choses, la mère de tous les débats, la nourrice des procès, la source des guerres, de la calomnie et du mensonge.

C’est notre conviction profonde. C’est notre choix. C’est tout le sens de l’action de la Fondation Hirondelle en Centrafrique.
Je vous remercie !

Prospert YAKA MAÏDE
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Vendredi 26 Juin 2009

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