Selon nos enquêtes, les gendarmes ont pris, au cours de cette perquisition son ordinateur, son appareil photo numérique et tous ses CD. Selon les gendarmes qui ont par la même occasion auditionné les cadets de Mbolinani Alexis ainsi que les orphelins qu’il a pris en charge, ce dernier est accusé d’être de mèche avec le leader de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), M. Joseph Koni, avec qui il collabore et communique. On lui reproche aussi d’avoir stocké des armes de guerre à son domicile. Récemment, le Président de la JUPEDEC a effectué une mission au Kenya pour participer à un atelier organisé par les partenaires et acteurs impliqués dans la protection de l’environnement.
Ses détracteurs ont signalé aux forces de sécurité qu’il s’était rendu au Kenya pour rencontrer Joseph Koni. En effet, l’idée de créer JUPEDEC le 15 juin 2000 est donc née du souci de ses initiateurs d’œuvrer pour le développement des régions du Mbomou et du Haut-Mbomou. Malgré sa jeunesse et les difficultés de mobilisation des ressources financières JUPEDEC a réussi à réhabiliter l’école de centre II et à construire un bâtiment à l’école Centre I à Zémio. Cette ONG a formé 125 maîtres-parents pour combler le déficit chronique d’enseignement dans le Haut-Mbomou et a renforcé la capacité des agents de santé à Obo. La JUPEDEC a réhabilité des ponts pour aider les agriculteurs, chasseurs, pêcheurs et commerçants etc.. à écouler leurs produits à Bangassou et à Bangui.
Les soucis du Président de la JUPEDEC ont commencé avec son opposition à l’introduction de l’élevage des bœufs dans le Haut-Mbomou. Son refus se justifiait à l’époque par les conséquences néfastes que cette activité économique pouvait entraîner sur l’environnement, surtout sur la sécurité.
Cette situation s’est compliquée avec la concurrence déloyale de certaines organisations non-gouvernementales, étrangères et locales, encouragées par des ressortissants de la région du Haut-Mbomou qui veulent se positionner pour les prochains scrutins.
Peut-on s’engager dans les activités humanitaires de développement et pactiser avec le leader d’une rébellion qui détruit quotidiennement des centaines, voire des milliers de ressources humaines ?