BENDOUNGA DEMANDE LA DEMISSION DE BOZIZE


Rédigé le Vendredi 29 Juin 2012 à 12:01 | Lu 1124 fois | 0 commentaire(s)



BENDOUNGA DEMANDE LA DEMISSION DE BOZIZE
Bangui, le 27 juin 2012
Au
Générale président, député… François Bozizé
Village SASSARA


Objet: V/Démission pour incompétence et haute trahison.
Général président, député…,

Le 15 mars 2003, le Président du Tchad Idriss DEBY renversait Ange Félix Patassé, Président élu du Centrafrique pour vous placer à la tête de l’Etat Centrafricain, suite au différend qui opposait les deux hommes au sujet de l’exploitation de la nappe pétrolière à cheval sur la frontière tchado-centrafricaine.

Trahi par Ange Félix Patassé et son parti le MLPC, le peuple Centrafricain qui en avait mare de la male gouvernance, de la descente aux enfers du Centrafrique ainsi que des multiples crises militaro politique dont votre rébellion pour échapper à la justice et ignorant ce qui se passait dans les coulisses des pouvoirs à Ndjamena et Bangui s’était laissé prendre naïvement au filet de l’imposteur Bizizé en accueillant avec joie et espoir le coup d’Etat du 15 mars 2012.
Depuis bientôt dix ans, la RCA est devenue grâce à votre génie machiavélique et soif insatiable du pouvoir: un véritable no mans land, un Etat de non droit, une hydre à deux têtes, bref un réel Etat fantôme dirigé par Idriss DEBY depuis le Tchad.

Malgré les multiples soutiens militaires, financiers et techniques de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC), l’Union Africaine (UA), l’Union Européenne (UE), l’Organisation de la Francophonie (OIF), les institutions financières et la communauté internationale: la RCA n’arrive pas à se tirer d’affaire.
Pour sécuriser votre pouvoir despotique et mettre hors d’état de nuire vos adversaires politiques, la corruption, les menaces et la justice sont devenues entre vos mains de redoutables armes de guerre. La constitution plusieurs fois violée de manière flagrante et ostentatoire n’émeut ni l’Assemblée familiale monocolore, le Conseil d’Etat voire la Cour Constitutionnelle.
Pendant votre règne autocratique et mafieux: l’incompétence, le népotisme, le pillage en règle des finances de l’Etat et des richesses nationales, les crimes de guerre et contre l’humanité, la guerre de terre brûlée, la gestion calamiteuse, la gabegie, la prédation, le clientélisme et le copinage sont érigés en système de gouvernement.

Le pillage en bande organisée par l’armée tchadienne et les libérateurs qui vous ont porté au pouvoir a sonné le glas de tout développement agro pastoral, industriel, économique et social en RCA.
Le Centrafrique jadis terre d’abondance et d’amour est devenu grâce à votre génie maléfique le pays de la haine, du deuil, des larmes, de famine et de misère le classant ainsi au quatrième rang des pays champions de l’insécurité et au cent soixante dix neuvième rang des pays les plus pauvres de la terre. Sachez que les spectre des victimes de votre dictature, les larmes de leurs proches, le calvaire des déplacés et des exilés hanteront vos nuits et celles de vos complices.

Lorsque vous amusez la galère à Bangui François, des éleveurs Mbarara et Anagamba tuent des Centrafricains, dévastent des champs et brûlent des villages. Des rebelles non identifiés se manifestent à Markounda, le détachement militaire envoyé en renfort à Paoua incendie la maison d’un Maire, des bandits non identifiés attaquent et pillent le site d’Areva à Bakouma. Les chantiers miniers sont occupés par des rebelles. Comme le malheur ne vient jamais seul: les crises sociales et alimentaires, les pénuries des médicaments, des réactifs d’analyses d’examens biomédicaux, des clichés de radiographie et des cartouches d’encre pour les imprimantes dans les hôpitaux et les centres de santé s’ajoutent au calvaire des Centrafricains.
L’absence de dialogue réel, de tolérance, de projet de société et de perspectives d’avenir pour notre pays ont fait régime, la pire des dictatures cyniques qu’à jamais connu le Centrafrique.

La LRA est devenue une véritable république bananière.
En acceptant du bout des lèvres de dialoguer avec l’opposition démocratique après le court séjour à Bangui de votre parrain Idris Deby et du médiateur de l’OIF Pierre Buyoya qui vous enjoignaient d’ouvrir le dialogue avec l’opposition, vous cherchez une échappatoire en trainant les pieds alors que chaque jour qui passe accentue la descente aux enfers de notre pays.
L’acceptation d’un dialogue par l’opposition démocratique est une main tendue pour sauver ce qui reste de la paix, l’unité , la concorde nationale ainsi que votre régime fantoche et redonner espoir aux Centrafricains.

Devant votre refus délibéré d’un dialogue franc et réel que votre volonté de persister dans la médiocrité et l’erreur pour endormir les Centrafricains et attirer à la mangeoire une certaine opposition dont les besoins du ventre priment aux intérêts généraux: Il ne vous reste qu’une chose à faire, c’est de tirer vos révérences en démissionnant.
Ne pensez pas que les 31 milliards de francs accordés par le FMI, dont une partie sera détournée résoudront tous nos problèmes et remettront la RCA sur les rails. Ce n’est pas dix ans après un putsch très sanglant et dévastateurs, avec un pays complètement exsangue, fantomatique et miné par des rebellions internes et externes (Baba Laddé et Joseph Kony), qu’un despote usé par le pouvoir et une maladie incurable puisse relever le défi de la paix et du développement.

Cher compatriote Bozizé, cette solution radicale reste la seule alternative qui s’offre à vous après refus du dialogue pour sauver votre honneur, implorer le pardon des centrafricains et l’indulgence de la communauté internationale.

Le Président du MDREC
Démocrate Joseph Bendounga




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