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Le Confident

Version web du quotidien privé et indépendant d'information. LE CONFIDENT, Surl - Directeur de Publication: Mathurin Momet - BP 427 Bangui - République Centrafricaine Tél.:+236 75 04 64 14 e-mail: leconfident2000@yahoo.fr

BOZIZE, ARBITRE DE LA NATION

L’approche des échéances électorales s’annonce dans une ambiance pleine de ratés. Outre le grand retard accusé par le DDR qui traine à prendre son essor, les irrégularités décriées par l’UFVN et les ‘‘Autres Partis’’ et mouvements politico-militaires divisent les hommes politiques de Centrafrique.



BOZIZE, ARBITRE DE LA NATION
L’opposition reproche à la CEI de mettre en place les comités locaux d’une manière frauduleuse, ce qui fausserait la représentativité des partis de l’opposition aux élections et accuse les dirigeants de la CEI de faire montre d’une incompétence notoire. Devant cet état de fait, les partis de l’opposition, d’un commun accord, ont décidé de se retirer de la CEI en demandant à leurs représentants à la CEI de ne plus figurer au sein de cette institution qui, à leur avis, brille par des tentatives de fraudes. Ajouté à cela l’affaire MASSI qui fait couler beaucoup de salive et d’encre ces derniers jours. Tous ces tumultes ne sont pas de nature à créer un climat sain pour des élections claires et transparentes. Au lieu d’aller en rangs serrés, certains opposants ont cru devoir désobéir au mot d’ordre lancé par leur parti respectif qui pourtant les a mandatés pour siéger à la CEI. Toutes ces mésententes n’augurent rien de bon dans la conduite saine du processus électoral. Il était donc urgent que le président de la République, chef de l’Etat, s’implique et fasse fonction d’arbitre et de sapeur - pompier. C’est ce qu’il a fait en invitant tous les protagonistes de la scène politique centrafricaine au palais de la Renaissance le samedi 3O janvier 2O1O, pour une mise au point devant les représentants de la communauté internationale. Cette « table ronde » a permis aux uns et aux autres de vider l’abcès et de rechercher une porte de sortie, car la date butoir des élections s’approche à grands pas et il ne serait pas trop sage de trainer les pieds ou de faire le pied de grue. Les explications assez « vertes » ont pu se tenir devant la communauté internationale pendant lesquelles des points encore non élucidés ont été débattus parmi lesquels certains ont pu trouver des réponses alors que d’autres demeurent encore sans solution.

Que retenir de tout cela ?
Il ressort de tout cela un point positif, celui de recourir au dialogue préconisé par les recommandations du DPI pour régler les litiges ou les points de divergence. Toutefois, il n’en demeure pas moins que, pour l’intérêt supérieur de la nation, tous les protagonistes de la scène politique centrafricaine devraient faire des concessions chacun en ce qui le concerne pour « débloquer » la situation au lieu de la laisser pourrir, ce qui conduirait le pays au bord du gouffre. Le peuple centrafricain a trop souffert des conséquences des querelles stériles qui l’ont conduit sur le chemin de l’exil ou autre. Il asoire dont la réussite des élections est un gage incontournable. On n’a que trop perdu du temps et un vide juridique serait très préjudiciable pour la démocratie en Centrafrique au moment où le monde entier a les yeux tournés vers nous.

Puisse cette amorce de dialogue se poursuivre et aboutir à une solution rapide et fructueuse, car le temps n’est plus à la division ni à l’opacité dans la gestion du processus électoral. Que pour l’amour de nos compatriotes, les politiques taisent leurs divergences et que de concessions en concessions on puisse trouver une voie de salut pour sortir le pays de cette fange qui l’englue et l’empêche de s’engager sur la voie du développement, condition « sine qua non » de la survie de ce beau pays que nous a légué son fondateur Barthélémy BOGANDA, pays plein de potentialités que nous chérissons tous et qui attire bien de convoitises.

Que cet arbitrage du chef de l’Etat soit un leitmotiv qui remette le train sur les rails afin que chaque acteur de la vie politique centrafricaine, dans sa sphère spécifique, contribue dans la transparence à la réussite de ces élections que tout le monde attend pour voir décoller le CENTRAFRIQUE.

Mardi 2 Février 2010
Firmin Ablangbo
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