BOZIZE PREOCCUPE PAR ’’ L’AFFAIRE BENEDICTE’’


Rédigé le Jeudi 6 Janvier 2011 à 13:47 | Lu 2048 fois | 2 commentaire(s)


Depuis un certain temps, l’affaire dite Bénédicte, du nom de la religieuse qui a servi à Berberati plus d’une quarantaine d’années empoisonne l’atmosphère de la localité. La tension est telle que le Président de la République, Chef de l’Etat, a voulu personnellement s’investir pour le règlement de cette affaire.


Le Général François Bozizé, avant son déplacement dans la capitale de la Mambéré-Kadeï, avait reçu en audience au Palais de la Renaissance le premier conseiller auprès de l’Ambassade de France à Bangui et la sœur Bénédicte, en présence du Premier ministre, Chef du gouvernement.

Pas de grand meeting
Avec cette audience, tout le monde croyait l’affaire aplanie, mais en réalité, ce n’est que le bout de l’iceberg.

Comme il faut battre le fer quand il est chaud, le Chef de l’Etat a effectué un déplacement surprise le 30 novembre dernier à Berberati. Il a profité de l’opportunité pour inaugurer la Centrafricaine d’Epargne et de Crédit, une initiative des Femmes du Centrafrique dans le cadre de l’émergence de la micro –finance. Ces établissements, qui de plus en plus prennent forme, ont été installés à Bangui, Ndélé et Berberati qui est le troisième Centre ainsi ouvert au pays. Le président de la République a également inauguré ce jeudi 30 novembre 2010, un hangar du Marché Central de Berberati. Ce projet dorénavant opérationnel, vise à moderniser les infrastructures du marché de Berberati afin de les rendre plus opérationnelles pour les commerçants et ceux qui effectuent leurs emplettes au marché de Berberati. Ces activités subsidiaires terminées, le Chef de l’Etat n’a pas voulu tenir un grand meeting car en réalité, le motif de son déplacement au Chef-lieu de la Mambéré Kadeï était précis. Il fallait au président de la République de chercher à apaiser les esprits par le règlement de ‘’ l’affaire Bénédicte’’ qui fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Mieux cerner les contours de l’Affaire Bénédicte
Après les inaugurations, le président de la République, Chef de l’Etat a réuni tout le personnel de santé de Berberati et les autorités administratives locales. Cette réunion tenue à huis clos a permis au général François Bozizé de mieux cerner les contours de l’affaire Bénédicte. Pour parvenir à la manifestation de la vérité, le Chef de l’Etat a opté pour la démocratisation des débats. Ainsi, la parole a été donnée à tout le personnel de santé, qui a émis son point de vue. La Sœur Bénédicte, compte tenu de l’arrogance de son comportement, a été accablée par tous les intervenants, qui ne supportent plus sa présence ni à l’Hôpital Universitaire de Berberati, encore moins dans la cité. Pour quelles raisons, la Sœur Bénédicte a refusé le nouveau contrat qui lui a été proposé par les responsables hospitaliers de Berberati ? La situation parait beaucoup plus ambigüe car la religieuse n’a pas dit oui et déclare n’avoir pas dit non. Si elle souhaitait rester à Berberati, sa reprise aurait pu être plus claire pour permettre aux autorités d’être fixées sur son sort. La parole a ensuite été donnée au préfet de la localité, première personnalité administrative.

Au plus fort de la crise, le préfet avait pris un arrêté le 17 novembre 2010 portant expulsion de la Sœur Bénédicte de la préfecture de la Mambéré Kadeï.
Elle est donc frappé d’ostracisme et indésirable dans la préfecture.

Le ‘’Statu quo’’
Le préfet, M . Joël Parefa a exposé au Chef de l’Etat, les raisons qui l’ont amené à prendre l’arrêté d’expulsion de la Sœur Bénédicte. Pour le préfet, la religieuse a atteint l’âge lui permettant de faire valoir ses droits à la retraite. A la suite de la gestion scabreuse de la pharmacie de l’hôpital universitaire de Berberati, le Comité de gestion (COGES) a proposé à la religieuse une affectation à la maternité. Elle a non seulement refusé l’affectation, mais également n’a pas voulu signer le contrat, ce qui a irrité les responsables hospitaliers. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’était le tract anonyme découvert dans l’enceinte de l’hôpital. Les enquêtes menées auraient révélé que la Sœur Bénédicte aurait été l’auteur de ces tracts. Pour le commandant de Compagnie de gendarmerie, qui a expulsé Sœur Bénédicte de son domicile de fonction après l’arrêté d’expulsion du préfet, la religieuse n’a qu’un choix. Si elle veut rester à Berberati, elle devra créer sa propre structure sanitaire car elle a refusé le contrat que lui a proposé le Comité de gestion de l’hôpital. Après avoir pris le temps et le soin d’écouter les uns et les autres, le Chef de l’Etat a déclaré à l’assistance que tout homme est faillible.

Puisque la Sœur Bénédicte a décidé de continuer à sauver la vie de la population centrafricaine, la question de la retraite paraît superflue. Lors de la séance qui s’est tenue en présence du premier Conseiller près l’Ambassade de France à Bangui, le ‘’Statu quo’’ a demeuré et aucune solution n’a été trouvée. Mais pour le Chef de l’Etat, qui a voulu laisser le temps au temps, la situation fera l’objet d’une réflexion plus approfondie afin de mieux maitriser les tenants et les aboutissants et le problème sera tranché à Bangui. En attendant, le sort de la Sœur Bénédicte à Berberati est suspendu à la décision qui sera rendue.





1.Posté par GERARD Alain le 13/02/2011 11:03
J'ai tres bien connu Soeur Benedicte , puisque elle a soignee toute la famille GERARD, et mis au monde ma niece en 1970. Benedicte a toujours ete animee d'un elant humanitaire hors du commun, et d'une efficacite remarquable. ( je me souvient qu'elle avait sauve entre autre un premature de 5mois en le gardant constamment dans la poche de sa blouse , lui servant de couveuse)
Elle n'a pas toujours ete entourree de personnes tres competantes, mais faisait malgre tout son possible pour faire vivre cet hopital, avec des dons venant de France et d'Europe, attirant parfois la jalousie de certains
Alain GERARD

2.Posté par BIBI le 01/08/2011 15:58
Je suis née entre les mains de Sr Bénédicte.Cette femme a donné toute sa vie aux centrafricains.Est ce de cette manière qu'on peut la remercier ? Même si elle prenait sa retraite, elle peut très bien décider de rester à bti pour le reste de ses jours.De grâce,arrêtez les comportements barberes qui ne nous honorent pas.Si on investigue,on trouvera que le prefet veut placer un des ses parents à la place de cette dame. Que Dieu la protège ,pour tout le service qu'elle a rendu à notre pays.

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