CES EPOUSES DE MINISTRES QUI VERSENT LES TONTINES DE DEUX MILLIONS PAR MOIS


Rédigé le Jeudi 2 Février 2006 à 16:53 | Lu 11415 commentaire(s)




Leur indiscrétion a ébréché la muraille de leurs vase clos, et la nouvelle est dans l’air. Tout le monde à Boy-rabe dans le 4ème arrondissement sait désormais qu’elles se retrouvent chaque fin du mois chez l’une d’elles que nous taisons le nom, certainement « la mère- kélemba » comme a-t-on l’habitude de dire, toutes des épouses des ministres.
Au menu du rendez-vous, la bouffe, l’alcool, le récit des aventures de tous ordres dont ces grandes dames de ces distingués messieurs sont capables et à la fin, chacune d’elles doit sortir de fonds. Pas moins de deux millions à décaisser par chacune. On dénombre une bonne vingtaine de femmes. Allez y comprendre quelle somme colossale est mise en jeu à chaque rendez-vous. Dit-on que les deux millions représentent le montant de la cotisation mensuelle de chacune d’elle. Par dessus tout, chaque membre à l’obligation d’ajouter Cent Cinquante Mille (150.000) Francs cfa pour fêter les retrouvailles.
Ce qui est curieux, c’est que la plupart de ces dames n’exercent aucune activité génératrice de revenus, pouvant leur procurer tous ces montants mis en jeu chaque fin du mois. On a vu quelques-unes qui, hier, étaient de simples vendeuses de légumes au marché Ngbénguéwé, qui, subitement sont capables de brasser autant d’argent qu’elles dilapident dans des bouffonneries.
Comment admettre qu’au moment où le pays traverse une crise pointue qui affecte la trésorerie de l’Etat, le cumul des arriérés de salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat, les pensions et bourses avec des méfaits cruels sur le niveau de vie des centrafricains. Ces épouses de ministres se permettent de faire des cotisations engloutissant environ cinquante millions de francs cfa par mois. Où trouvent-elles ces sommes colossales qui peuvent déjà faire la valeur d’un trimestre d’allocation aux pensionnaires de l’OCSS? On sait que les allocations familiales doivent être versées par le trésor public et qui, faute d’être payées après de multiples et infructueux rendez-vous, avaient amené les pensionnaires à assiéger le cabinet du ministre des finances la semaine dernière ?
Cette situation échappe peut être au contrôle de nos gouvernants. Elle ne saurait se poursuivre indéfiniment au détriment de la population sous prétexte que les actuels ministres du gouvernement Doté ont trop souffert pour faire accéder le général Bozizé au pouvoir et que leurs parents, plus précisément leurs épouses doivent faire la fiesta avec les fonds de l’Etat. C’est tout le peuple Centrafricain qui a souffert et qui a aspiré au changement. Le sursaut patriotique du général Bozizé le 15 mars 2003 n’a été non seulement un succès militaire, mais plus le succès de toutes les couches de la nation, à cause de la bonne volonté de la population qui a su accompagner à sa manière l’action militaire de Bozizé et les libérateurs.
D’ailleurs la population l’a, à nouveau, et dignement manifesté avec les élections qui ont confirmé et légitimé Bozizé au pouvoir. S’il y a des retombées favorables, tout le peuple doit en bénéficier et non une frange qui se dit épouses de ministres.
Le développement du pays a besoin de la contribution de tout un chacun. Ces épouses de ministres, au lieu d’engloutir et thésauriser l’argent du pays, doivent, pour se prévaloir de ce titre, s’organiser en association humanitaire d’utilité publique et venir en aide par exemple à leurs consœurs victimes des vicissitudes de la vie telles que les veuves et les orphelins et les nombreux malades du Sida.
En outre, il est démontré que face aux problèmes des salaires qui rendent incapables les travailleurs centrafricains, ce sont les femmes qui, à travers leurs petits commerces, supportent les charges de la famille. Au lieu de thésauriser l’argent (il nous a été relaté que ces épouses de ministres, une fois le pactole reçu, ne le mettent pas en banque mais l’enfouissent dans le sol), ces dames devaient prendre des initiatives tendant à mettre en place un système de tontine à l’intention des femmes opératrices économiques de faible niveau afin de renforcer leurs capacités seraient louables. L’exemple des africaines de l’ouest qui, petitement, arrivent à ériger de grosses entreprises doit inspirer les centrafricaines et les amener à des initiatives de développement d’intérêt général au lieu qu’elles se recroquevillent sur des intérêts égoïstes qui ruinent le pays.
En somme, cette situation nous amène à s’interroger sur le montant du traitement de ceux qui nous gouvernent. Si déjà leurs épouses cotisent plus de deux millions de Fcfa par mois, c’est dire que ces derniers en ont beaucoup pour sacrifier autant d’argent à leurs femmes.






1.Posté par BRICE PATERNE KITIYI le 03/02/2006 18:21
Qu'allons nous dire à l'écoute de tout ce qui passe dans le pays et surtout que nous sommes dépassés par l'attitude des femmes de soi -disant ministres de l'Etat Centrafricain qui s'amusent avec l'argent du peuple centrafricain , tandis que le peuple souffre et n'a même rien à mettre sur la dent .C'est vraiment triste et comment leurs marient de ministres peuvent - ils s'expliquer sur ces exactions ?
Non , chers monsieurs les ministres et heureux dignitaires centrafricains , nous prions de compatir aux souffrances de vos compatriotes qui souffrent dans les différents quartiers de Bangui et sans oublier ceux de l'arrière pays .
Si vous aimez vraiment ce pays et très touchés par les pleurs de vos citoyens centrafricains , vous devriez recupérés ces fonds pour aider les pensionnaires , payer les arrièrés des bourses et faire face à certaines charges du pays . OOOh quelle dommage , c'est triste pour les enfants de BOGANDA d'agir de la sorte .

2.Posté par Albert MBARGA économiste humaniste le 12/12/2006 21:11
Bonsoir,

Bonne chance,aux épouses des ministres avec les millions qu'elles ont alors,que les citoyens n'ont pas à manger.
Les richesses, du pays appartiennent aussi aux peuples centrafricains il faut penser
à cette pauvre population.


3.Posté par anonyme le 29/12/2006 22:48
voila l'inconvenient d'avoir des journalistes incompetents qui au lieu de parler des vrais maux qui touche le pays raconte des futilites bon c'est pas de leurs faute ils n'y connaissent rien au journalisme car de memoire il n'y en a aucuns qui a fait des etudes dans cette specialite alors je vous conseil de vous taire au lieu de vous ridiculiser en racontant des conneries
(desoler mais mon clavier est un qwerty donc il n'y pas de ponctuation)

4.Posté par christopher le 30/12/2006 11:59
Un clavier Qwerty n'empêche pas à celui qui l'utilise de mettre des accents. Il suffit de maîtriser les touches de son clavier AZERTY et configurer les clavier Qwerty en clavier Français. C'est normal. notre ami fidele_Gouandjika@hotmail.com n'a jamais fait des études dans cette spécialité.

5.Posté par BIBI le 29/01/2009 14:41
N'importe qui dans un pays censé, ne pourrait que dénoncer de telles choses!On a vu les femmes des ministres du temps de patassé, hautaines,vantardes et tout, aujourd'hui incapables de s'acheter une boite de nivaquine. Bon , alors , qu'est ce que vous voulez,la conscience n'est pas centro.
MAis ce que je déplore dans votre analyse, c'est le fait de rappler le pasé de certaines de ces dames.Vous savez , tout le monde ne peut naître riche, sinon le monde serait marron.Ce que je veux dire , c'est que Dieu trace le chemin de chacun.Obama s'occupait des pauvres dans les quartiers mais aujourd'hui il est le president de la premiere puissance mondiale. Comme quoi, Mme Doutingaî qui est née pauvre , à le droit de devenir riche, de disposer d'argent. Ne faite pas de discrimination sociale. Cette pauvre fille ,issue d'une famille très pauvre, c'est certainement Dieu Tout Puissant qui l'a élévée, car Il elève qui Il veut et abaisse les orgueilleux. Alors de grâce, n'emploiyez pas le langage des femmes jalouses du quartier qui ne tolèrent pas l'ascension d'une de leur compagnon de galère !


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