COMMENT METTRE FIN A L’INSECURITE EN RCA ?


Rédigé le Jeudi 9 Août 2012 à 14:26 | Lu 1820 fois | 1 commentaire(s)


Le décret n° 12.148 du 29 juin 2012 a été pris dernièrement par le Président de la République, le général François BOZIZE pour atténuer la souffrance des paisibles citoyens centrafricains.


COMMENT METTRE FIN A L’INSECURITE EN RCA ?
Selon les termes de ce décret, toutes les barrières illégales devraient disparaître pour permettre la libre circulation des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire centrafricain. Les forces de l’ordre et de sécurité qui érigent les barrières illégales sur les différentes voies tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, dont le seul but est d’extorquer de l’argent sur une population déjà misérable, se voient couper les herbes sous les pieds. Les cas de barbarie, de sévices corporels, de spoliation et autres actes dégradants et humiliants qui se font à la longueur de journée sur les pauvres compatriotes, par les forces de défense et de sécurité, sont de nature à réprimander.

Dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 juillet 2012, deux gendarmes en fraction au siège de la Société Nationale des Transports Urbains (SONATU), dont le siège se trouve dans les locaux du complexe 20.000 Places ont été assassinés froidement par des ressortissants tchadiens de la FOMAC. Un peu plus loin encore dans la commune de Nguéréngou, un conducteur de véhicule de l’Entreprise Rosami a été attaqué par un groupe de bandits armés. La victime a été transférée d’urgence à l’hôpital Communautaire de Bangui, où il est admis pour des soins intensifs.
Ces cas d’agressions physique viennent encore une fois de plus remettre sur la sellette de l’opinion publique et internationale l’épineux problème de la sécurité des biens et des personnes vivant sur le territoire national.
Comment admettre qu’en dépit des innombrables actions visant au retour à la paix en Centrafrique, beaucoup de contrées demeurent encore de véritables nids de malfrats ?
Les armes circulent et sont vendues comme de petits pains aux personnes malintentionnées qui cherchent par des voies tortueuses à semer la zizanie au sein de la société nationale.

Il est clair que des armes de gros calibres circulent sous les yeux des autorités politiques et militaires. Malgré la campagne de sensibilisation organisée par le processus de Démobilisation Désarmement et Réinsertion (DDR) dans les zones touchées par les conflits armés, certaines contrées d’arrière-pays naguère réputées comme bastion de la rébellion se sont évaporés dans la nature pour continuer de jeter de l’anathème sur les populations. Certains compatriotes détiennent encore des engins de morts et maintiennent leurs concitoyens dans une situation de non-retour.

Ce qui les plonge dans l’angoisse et la peur avec son cortège de conséquences néfastes au bon fonctionnement de la Cité. Les commerçants de la place et les opérateurs économiques n’ont cessé de se plaindre de la reproduction des armes de guerres qui mettent à mal l’exercice de leur profession libéral. Dans toutes les rencontres avec le ministre de la Sécurité de l’Emigration et de l’Ordre public, dans la capitale Bangui, et ses périphéries, les problèmes d’insécurité, voire les tracasseries qu’elles engendrent avec des conséquences néfastes ont été passées au peigne fin.
Mais il faut le souligner beaucoup reste à faire pour résoudre définitivement cette problématique de la circulation des armes à feu. La sécurité des biens et des personnes vivant sur le territoire centrafricain reste un défi à relever pour les autorités .







1.Posté par Arthur T. Fanambi le 21/09/2012 09:58
Vous dites que le décret cité dans votre texte a été pris pour atténuer "la souffrance des paisibles citoyens centrafricains" Comprenez -vous vous même ce que vous écrivez? Qui dit paisible, dit absence de souffrance, autrement dit c'est la paix qui prévaut. Autre chose, posez vous la question de savoir qui a introduit la rébellion en Centrafrique à l'origine de prolifération d'armes de guerre peut importe, qu'il s'agisse de gros calibre ou petit calibre. Souvenez vous que la RCA a toujours été un havre de paix pendant des guerre fraticides faisaient rage au Tchad (rébellion de Hissein Habré avec l'affaire Madame Claustre) au nord et aux Congos (révolte des gendarmes kangais surtout) au sud. Pendant longtemps seule la capitale Bangui vivait les effets de différents coups d´`etat et autres tentatives de coups de force. Mais voilà que Bozizé a introduit la rébellion en centrafrique et sa cohorte de souffrances pour ne pas dire les conséquences très très facheuses aujourd'hui.La question de savoir comment rétablir la paix en centrafrique mérite d'être posée à Bozizé lui -même qui continue d'être chef rebelle en entretenant des relations incestueses avec des hommes armés de bord pour maintenir son pouvoir.La décentralisation des dépôts d'armes de guerre est son oeuvre tout comme le mode opératoire pour s'approvisonner en armes loin dans les provinces découle de sa seule étude assistés de Mbaye, Mékassoua, ce trio cheville ouvrière de la prise de pouvoir de Bozizé., surtout Mékassoua qui dit avoir été au Cuba et en Angola pour des armes pour le compte de Bozizé, voilà ceux à qui incombe la responsabilité du désordre instauré dans notre pays. Ne nous parlez pas de DDR, c'est encore un moyen pour Bozizé de s'approvisionner toujours et toujours en armes grâce aux fonds alloués par les donateurs et la CEMAC pour ce projet. C'est pourquoi il nous faut demander à la communauté internationale de suspendre d'allouer de fonds au régime de Bozizé et aider la RCA à retrouver la voie de la démocratie par des élections libres et transparentes sous le contrôle de cette même communauté internationale qui peut, si elle le veut déjouer les fraudes de Bozizé. La RCA a besoin d'un retour rapide à la démocratie, la vraie pour se reconstruire.

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