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POLITIQUE
DESARMEMENT: LES METHODES DU PRAC FONT DES MECONTENTSLe lundi 23 janvier 2006, de passage, un attroupement important s’était fait remarquer dans la concession de la mairie du 8ème arrondissement. Un tohu-bohu inconcevable s’entretenait. Ce qui nous a vite attiré, c’était ces propos « le PRAC ne vous donne pas ces ustensiles pour les revendre».Tentait d’intimider un des responsables du PRAC qui a suivi le déroulement du marché noir organisé sur le terrain de foot Ball qui jonche le bâtiment de la mairie du 8ème . « Que voulez-vous, vous autres du PRAC »? a rétorqué un des ex combattants concernés par le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion. « Nous nous sommes battus pour arriver à installer de force le général d’armée François Bozizé. Nous avons choisi la vie civile et désirons entreprendre des activités génératrices de revenus à travers le commerce, l’agriculture, l’élevage etc. Vous nous les aviez promis, voire, nous inciter à nous constituer en groupement et initier des projets que le PRAC allait financer. Tout ceci a été fait et nous a même engagé à débourser de l’argent dans l’espoir que le PRAC nous le rembourse. Ni octroi de la subvention attendue, ni remboursement de nos frais d’études , rien n’a été fait par le PRAC qui nous distribue des ustensiles comme si nos épouses manquaient de quelque chose dans leur batterie de cuisine. Nous les revendons, et c’est ce que nous continuerons de faire si cela est possible jusqu’à ce que nos problèmes réels soient pris en considération et nos projets financés ». Prenant le relais, un autre de dire : « Vous allez voir. Si vous pensez qu’avec votre programme de désarmement et de démobilisation, toutes les armes sont déjà déposées dans le 8ème arrondissement, votre surprise sera grande. Elles vont toutes ressortir et vont alimenter la nouvelle rébellion. Nous sommes prêts à nous rallier puisque le régime actuel ne nous reconnaît plus pour se contenter de ses Tchadiens. Les choses vont aller au revirement, et on verra ce que ça va donner. Bouffer bien au PNUD, au PRAC et insultez nous selon vos grés. On verra… » Tous ces propos ne sont pas de nature à amener la quiétude pour celui qui les entend. Il est vrai, un marché de circonstance avait eu lieu ce jour. La place de l’ex marché Combattant grouillait de monde, surtout du monde féminin qui faisait ses achats au su et au vu des responsables du PRAC. Intrigué, la rédaction du quotidien Le Confident a tenté de rencontrer les responsables du PRAC dans leurs bureaux pour avoir leur version des faits. Malheureusement, le mur de Berlin, longtemps disloqué a été érigé ce jour de telle sorte qu’aucun responsable n’a daigné nous recevoir. Au moment où on apprend des bruits de bottes dans le Nord, ce Nord qui a toujours servi de couloirs aux rebelles et coupeurs de route, comment garder la quiétude lorsque des ex combattants deviennent mécontents et promettent de regagner les rangs des rebelles parce que le PNUD, une institution des Nations Unies ayant vocation de promouvoir la paix et le développement en Centrafrique, est en train de provoquer par des moyens peu orthodoxes des mécontentements parmi la population ? Le programme de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et d’appui aux communautés est un programme assez délicat dans sa mise en œuvre. Tous ceux qui ont tenu des armes, sont habituellement difficiles à manipuler, c’est-à-dire à désarmer car, ayant foi en leurs armes pour garantir leur sécurité. Là n’est pas vraiment le problème. Il s’agit ici de définir une meilleure stratégie qui puisse amener ces ex combattants à enrayer de leur vie tout ce qui a trait à l’armement et à la violence. Le Projet de Réinsertion et d’Appui aux Communautés est une belle initiative pour désarmer et démobiliser les ex combattants. Mais ces procédés sont de nature à mécontenter. Les considérations à la base du recrutement des cadres devant travailler dans ce programme qui avaient privilégié les fonctionnaires devaient nécessairement aboutir à ce qui est décrié aujourd’hui : le népotisme et le détournement. Comment croire qu’un programme qui devait stimuler les gens à mettre en branle des projets générateurs de revenus puisse se transformer en projet de dotation des ménages en ustensiles de cuisine ? Quel est réellement ce qui a été prévu dans ce programme et qu’est ce qui se réalise présentement sur le terrain et qui ne cesse de faire des mécontents ? Le pays a besoin de la sécurité et de la paix. Il n’est plus besoin de faire des mécontents qui risquent, puisque l’ayant déjà fait, de grossir l’effectif des rebelles dont on apprend les échos. Les responsables du PNUD ou de tout autre organisme du système des Nations Unies doivent avoir le souci réel d’aider le peuple Centrafricain à se tirer du pétrin dans le quel il se trouve et non creuser le fossé qui est déjà irréductible. Grand. Petit-Jean
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Vendredi 27 Janvier 2006
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