Comme on pouvait s’y attendre, la lune de miel entre Thierry Maleyombo, ministre des postes et télécommunications chargé des nouvelles technologies, et Elvis Bomayako n’a duré qu’un feu de paille. Malgré les pressions exercées par le ministre Maleyombo pour s’opposer à la garde à vue de Elvis Bomayako qu’il voulait placer à la tête de l’ART en remplacement de Valery Saï, le Parquet en a décidé autrement. Finalement le Dimanche 07 Février 2010, le « protégé » du ministre des postes et télécommunications, qui aurait déjà été entendu par le Procureur les jeudi et vendredi dernier est revenu une troisième fois à la SRI ce Dimanche pour y élire domicile. Selon les informations en provenance de la SRI, Elvis Bomayako, qui faisait le jeu du ministre des postes et télécommunications Thierry Maleyombo afin de prendre la place de son Directeur Général, a finalement goutté à ce qu’est l’odeur d’une prison même s’il s’agit dans le cas d’espèce d’une garde à vue.
Car, à dire vrai, le Directeur administratif et financier de l’ART était attendu à la SRI puisqu’on n’arrive pas à comprendre que le DG et le Contrôleur de gestion de ladite Agence soient arrêtés alors que celui qui était en charge des finances puisse se la rouler tout doucement dans la ville. « Dura lex sed lex » comme le dit la maxime, la loi est dure mais c’est la loi. Elle s’applique à tous sans distinction aucune et même les considérations politiques qui veulent prendre le dessus dans ce dossier ne pourront avoir d’effet. Un dossier qui change de couleur et de contenu au fil des jours sans pour autant que l’on soit fixé sur ce qui est réellement reproché au DG de l’ART, son contrôleur de gestion et par ricochet à son DAF. Mais avec la garde à vue de Elvis Bomayako qui avait les finances de l’ART et qui remuait ciel et terre pour devenir DG de cette Agence, tout porte à croire qu’il s’agit de la gestion des fonds recouvrés par l’ART selon ses lettres de mission. A moins que l’imagination fertile de l’autre le pousse à nous sortir une autre infraction pour meubler son accusation qui, au fil des jours et des semaines, tombent une à une comme des châteaux de cartes.
Le Parquet, qui a en main cette affaire, devra user de toute la clairvoyance possible pour tuer dans l’œuf cet élan revanchard des uns et des autres. D’autant plus que l’indépendance de la justice est aujourd’hui à l’épreuve. Et à l’autre d’apprendre que quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par apparaître. Et que la trahison, qui n’est que l’arme des faibles, ne sert pas toujours son auteur.
(affaire à suivre)