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Le Confident

Version web du quotidien privé et indépendant d'information. LE CONFIDENT, Surl - Directeur de Publication: Mathurin Momet - BP 427 Bangui - République Centrafricaine Tél.:+236 75 04 64 14 e-mail: leconfident2000@yahoo.fr

INSECURITE: LES REBELLES ONT ATTAQUE PAOUA



Les folles rumeurs de Bangui faisaient déjà état d’imminentes attaques des bandes armées non identifiées qui se préparaient fébrilement dans l’extrême nord-Ouest du pays. Ils ont commencé par faire des menaces d’intimidations de nature à légitimer leur manœuvre. Tout le monde s’attendait à cette attaque surtout que les bruits y faisaient état circulaient dans les 4 coins de la capitale. Après les villes de Markounda, Kabo les Centrafricains sont surpris d’apprendre que le conflit se généralise. Il y’ a peu, le fils de l’ancien DG de la gendarmerie nationale, Florian Ndjadder Bedaya a solennellement revendiqué les actions terroristes qui se sont multipliés ces derniers temps. Nous ignorons tout de ce qui s’est passé le week-end dernier à Paoua et ses villages environnants. Il a été porté à notre connaissance que de violents combats se sont déroulés dans cette ville opposant les forces loyalistes aux assaillants. Le bilan a été lourd : 9 morts du côté des assaillants et quelques militaires des Faca grièvement blessés. Les responsables du Ministère de l’Intérieur et ceux de la défense doivent désormais comprendre que l’avenir du pays dépend de la conjugaison de toutes les énergies physiques et intellectuelles.
Le pouvoir central est sur le qui-vive en attendant que les choses se précisent. D’aucuns pensent que les attaques de Paoua sont un coup d’envoi qui inquièterait le régime de Bozizé. De sources concordantes, nous avons appris que le jeune Lieutenant Florian et ses amis de l’Ufr comptent investir le pays sur plusieurs fronts. Ce qui donne l’insomnie aux princes du pouvoir qui ne veulent pas lâcher la hotte qui contient le lait et le miel. Evidemment, ce produit lacté avait coulé à satiété dans la gorge d’un groupuscule d’individus qui ne représentent que l’ombre d’eux-mêmes et le pays en souffre énormément.
Les attaques de Paoua sont un signal fort à l’endroit du gouvernement qui doit comprendre qu’il est temps de négocier avec ceux qui sont exclus de la gestion du pays depuis le 15 mars 2003 date à laquelle Bozizé est parvenu au pouvoir.
Certes, les attaques de Paoua ne sont pas revendiquées mais nous savons qu’il y’a des pesanteurs des l’intérieur et de l’extérieur qui pèsent de tout leur poids dans ce climat dramatique. Les autorités politiques et militaires doivent fournir des informations dans sa globalité à la population sur ce qui se passe au Nord. Il y avait eu des violents combats dans cette partie du pays sans que le haut commandement des armées ne puisse se prononcer.

Mardi 7 Février 2006
Ralph Sidiki
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