|
INTERNATIONAL
KHARTOUM : UN SOMMET DE L’UNION AFRICAINE TRES ATTENDU
Vers la fin du mois de décembre 2005, les présidents centrafricain et tchadien Bozizé et Deby se sont rendus à Tripoli pour rencontrer le chef de la révolution libyenne Muammar Kadhafi pour lui dire ce qu’ils attendaient de cette ultime rencontre. Le président tchadien n’est pas allé du dos de la cueillière pour réclamer la délocalisation du sommet de l’UA de cette année en raison du malentendu entre les deux pays. N’djamena accuse Khartoum de mettre en place un plan machiavélique pour déstabiliser son régime.
Il y a quelques jours, plus de 350 officiers et sous officiers de l’armée tchadienne ont fait défection et ont décidé de mener une lutte farouche contre le pouvoir impopulaire et dictatorial de leur pays. Cette défection fait suite à la tentative du coup d’Etat de l’année 2004 perpétré par ces mêmes militaires. Tous ces militaires se sont évanouis dans la nature et se sont jetés dans les bras des rebelles djanjawides du Soudan qui semblent les soutenir. Les attaques du village d’Adré à 700 km de N’djamena ont été leurs œuvres. Évidemment, le président libyen a opposé une fin de non recevoir surtout que la demande de la délocalisation qui a été formulée à quelques jours seulement de la tenue du sommet programmé du 23 au 24 janvier 2006. L’inquiétude de Deby est justifiée car, ces militaires sont très actifs dans les provinces du pays et sèment la psychose parmi la paisible population. François Bozizé, quant à lui, a été très explicite dans ses revendications pour demander au guide de la révolution libyenne de peser de tout son poids politique pour convaincre le sommet à accepter de concéder une aide conséquente à la République Centrafricaine dans le cadre de sa politique de lutte contre l’insécurité et le grand banditisme. Selon certaines indiscrétions, Kadhafi aurait mis un accent particulier sur la sécurité aux frontières communes entre le Cameroun, le Soudan, le Tchad et la République Centrafricaine à travers des patrouilles mixtes. Il s’agit de combattre efficacement contre les coupeurs de route et autres bandits de grands chemins qui sévissent en toute impunité dans l’arrière pays. En dehors de ces dispositions, le président centrafricain a sollicité un appui militaire accru pour venir à bout de ces bandes armées que le gouvernement qualifie de non identifiées qui commettent des exactions dans le pays. Le sommet de Khartoum permettra de résoudre les questions de sécurité dans la sous région. Il sera plus question du Darfour, car les rebelles ne semblent pas lâcher prise pour faire des concessions avec le pouvoir central. D’ailleurs, l’ONU compte envoyer très prochainement au moins 12 mille casques bleus qui devront remplacer les forces de l’Union Africaine. La crise du Darfour a fait dire à Deby que le président Al Béchir du Soudan caresserait un esprit diabolique de déstabiliser les régimes de Bangui et de N’djamena à travers son soutien aux groupes armés qui s’agitent aux frontières de ces pays. Il serait dommageable que le président tchadien ne puisse pas prendre part à ce sommet aussi déterminant que celui de Khartoum. Le président de la République François Bozizé a intérêt à saisir cette occasion pour solliciter auprès de ses pairs une aide pour lutter contre l’insécurité grandissante dans le pays entretenue depuis ces derniers temps par ceux qui revendiquent les attaques de Kabo et Markounda. Ralph Sidiki
Lu 6463 fois
Jeudi 19 Janvier 2006
Notez
Dans la même rubrique :
CELEBRATION DE L'AN 1 DE LA REVOLUTION EGYPTIENNE - 30/01/2012PROCHAINE EMPOIGNADE POUR LA PRESIDENCE DE L’UA - 06/01/2012FETE NATIONALE DE LA REPUBLIQUE ARABE D’EGYPTE - 28/07/2011DECLARATION D’OBAMA SUR OUSSAMA BEN LADEN - 09/05/2011LAURENT GBAGBO SORTI PAR UNE LUCARNE - 13/04/2011LES PRINCIPES POUR L’ENGAGEMENT INTERNATIONAL DANS LES E TATS FRAGILES AU CŒUR DE L’ACTUALITE - 11/04/2011LA DEMOCRATIE AU MAGHREB : UNE REVOLUTION - 03/03/2011POLITIQUE | ECONOMIE | SOCIETE | CULTURE | INTERNATIONAL | SANTE | SPORT | EDITORIAL | DOSSIERS | REGIONS | INTERVIEW | LIBERTE DE LA PRESSE | OPINIONS | DROITS DE L'HOMME | CHRONIQUES | TEXTES |
FERDINAND SAMBA CONDAMNE A 10 MOIS D’EMPRISONNEMENT FERMEDans son verdict, le Tribunal de Grande Instance de Bangui, en audience correctionnelle du 26 janvier 2012, le magistrat Dubai, Président dudit tribunal, assisté de M. Alain Tolmo, représentant du ministère public et des assesseurs, a requis 10 mois d’emprisonnement ferme à l’encontre de M. Ferdinand Samba, Directeur de Publication du quotidien Le Démocrate, accusé de diffamation, d’injures et d’incitation à la haine.
Votre AVIS compte
Inscription à la newsletter
PLAIDOYER POUR UNE ORGANISATION JURIDIQUE ET POLITIQUE ENTRE LA REPUBLIQUE ET LES RELIGIONS EN CENTRAFRIQUEPar Arrêté ministériel N° 038/MATD/DIR.CAB, Josué BINOUA, ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, avait invité les populations centrafricaines à observer trois journées de jeûne et de prières, le mardi 27 décembre 2011.Clotaire SAULET SURUNGBA
30/01/2012
Dans le forum
|
|||||
|
||||||




POLITIQUE
Procès Jean-Pierre Bemba








