En prenant l’exemple des démocraties avancées des pays occidentaux, notamment de la France, sur qui notre pays copie les principes démocratiques, quand un parti politique quelle que sa coloration pose un acte public, les médias tant publics que privés font un large écho de l’événement.
Les interdictions empoisonnent la démocratie
Mais en Centrafrique, quand un parti d’opposition organise un point de presse, une conférence de presse, ou bien pose un acte majeur, le silence est plat dans les organes publics, qui considèrent que les actes posés sont un non-événement.
Cette attitude négative de la part des médias publics est contraire aux dispositions de l’article 13 de la Constitution du 27 Décembre 2004. La loi Fondamentale dit bien que les partis politiques sont créés pour animer la vie politique, économique et sociale. Or en Centrafrique, les partis politiques de l’opposition ne savent plus à quel saint se vouer. Les assemblées générales qui permettent aux leaders de s’adresser à leurs militants et les informer sont systématiquement interdites, comme celle du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE-2011) du 27 Août 2011. Le Mouvement de Libération du peuple Centrafricain (MLPC) a également fait l’amère expérience de ces interdictions avec le boycott de sa rentrée politique du 10 septembre 2011. Si déjà les partis politiques, légalement reconnus sont interdits d’assemblées générales pour communiquer avec leurs adhérents, comment transmettre des informations à leurs adhérents qui ont soif de connaître la signification de certains actes posés par les autorités soulevés comme ils le sont, l’accès de ces partis et associations politiques de l’opposition dans les médias publics (radio et télévision d’Etat) leur est interdit.
Le muselage génère l’intoxication
Le pouvoir n’a jamais su qu’en ce muselage, il ouvre la voie à la désinformation, à l’intoxication et autres pratiques contraires à la libre expression et à la démocratie. Pendant que les partis politiques d’opposition ne peuvent pas s’exprimer dans les médias publics, le pouvoir se complait à abreuver le public de slogans et d’émission chantant les louanges du pouvoir. Ce procédé donne l’impression à la population que le parti au pouvoir est en campagne de manière sempiternam. Evidemment, les producteurs de ces émissions, pires que des troubadours bien vus et appréciés par le pouvoir en profitent pour se faire du beurre sur le dos des autorités qui les ont propulsés. Ces producteurs ou animateurs de ces émissions de propagande politique ont parfois l’outrecuidance de monnayer le passage de certains grands commis de l’Etat en perte de vitesse. Ainsi ces émissions de grande propagande politique perdent leur nature et servent de tremplin aux responsables véreux de se racheter et aspirer à l’étage supérieur, sinon à se défendre contre les bévues commises dans l’exercice de leurs fonctions. Comme insinuent certaines personnalités du pouvoir pour défendre gauchement le pouvoir, la RCA n’a pas d’insuffisances en matière démocratique. L’Etat a posé certains actes, que seuls les pouvoirs qui se sont succédé jusque-là, foulent au pied pour garantir leurs privilèges. Qui dit qu’il y a un vide juridique sur la règlementation de l’accès des partis politiques dans les médias publics. En 1992, il avait été organisé une rencontre entre le pouvoir, les partis politiques et les syndicats.
La question de l’accès des partis politiques aux médias publics avait été largement débattue, amenant ainsi à la signature du Décret n°92.207 du 31 juillet 1992 portant règlementation de l’accès des partis politiques aux médias publics. Ce Décret avait été renforcé dans son application n°003/92 MCAC du 2 septembre 1992. Cet arrêté fut ensuite modifié par l’arrêté n°002/MC du 15 Mai 1997.
Ces deux textes règlementaires instituaient une tranche d’antenne dans les médias publics au profit des partis politiques légalement reconnus.
La législation existe, mais aux oubliettes
Au vu de tous ces textes précités, il existe bel et bien une règlementation de l’accès des partis politiques dans les médias publics. Mais tous ces textes souffrent dans leur application pour des raisons diverses. Les professionnels des médias publics, qui ne font que leur travail veulent bien appliquer ces textes. L’ordonnance n°05.002 du 22 février 2005, relative Liberté de Communication, qui règlemente le paysage médiatique, ne fait nullement obstacle à passage des partis politique d’opposition aux médias publics. Mais les professionnels des médias publics, qu’il faut dissocier des agents propagandistes du pouvoir, veulent bien couvrir les événements organisés par l’opposition. Mais l’Epée de Damoclès pesé sur leur tête. Même déjà, la simple lecture des communiqués des partis et associations de l’opposition démocratique pose problème. Les agents qui les reçoivent sont obligés de référer à la haute hiérarchie, qui souvent préfère ranger purement et simplement ces communiqués dans les tiroirs.
Toutes pressions font que les professionnels des médias publics ne peuvent pas prendre d’initiative car ils sont constamment victimes de pressions de toute nature. Chaque régime qui se succède à la tête de l’Etat, ne fait pas cas du Décret n°92.207 du 31 juillet 1992, portant règlementation de l’accès des partis politiques dans les médias publics, tout simplement parce qu’il en tire profit. Le pouvoir s’arroge ainsi le seul droit de faire un usage abusif des médias publics.
Tous les fora qui se sont succédés en Centrafrique, n’ont qu’écorché la question, certainement faute d’informations fiables.
A quand cet accès des partis politiques dans les médias publics, surtout de l’opposition pour un autre son de cloche? La réponse n’est pas pour demain.
Les interdictions empoisonnent la démocratie
Mais en Centrafrique, quand un parti d’opposition organise un point de presse, une conférence de presse, ou bien pose un acte majeur, le silence est plat dans les organes publics, qui considèrent que les actes posés sont un non-événement.
Cette attitude négative de la part des médias publics est contraire aux dispositions de l’article 13 de la Constitution du 27 Décembre 2004. La loi Fondamentale dit bien que les partis politiques sont créés pour animer la vie politique, économique et sociale. Or en Centrafrique, les partis politiques de l’opposition ne savent plus à quel saint se vouer. Les assemblées générales qui permettent aux leaders de s’adresser à leurs militants et les informer sont systématiquement interdites, comme celle du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE-2011) du 27 Août 2011. Le Mouvement de Libération du peuple Centrafricain (MLPC) a également fait l’amère expérience de ces interdictions avec le boycott de sa rentrée politique du 10 septembre 2011. Si déjà les partis politiques, légalement reconnus sont interdits d’assemblées générales pour communiquer avec leurs adhérents, comment transmettre des informations à leurs adhérents qui ont soif de connaître la signification de certains actes posés par les autorités soulevés comme ils le sont, l’accès de ces partis et associations politiques de l’opposition dans les médias publics (radio et télévision d’Etat) leur est interdit.
Le muselage génère l’intoxication
Le pouvoir n’a jamais su qu’en ce muselage, il ouvre la voie à la désinformation, à l’intoxication et autres pratiques contraires à la libre expression et à la démocratie. Pendant que les partis politiques d’opposition ne peuvent pas s’exprimer dans les médias publics, le pouvoir se complait à abreuver le public de slogans et d’émission chantant les louanges du pouvoir. Ce procédé donne l’impression à la population que le parti au pouvoir est en campagne de manière sempiternam. Evidemment, les producteurs de ces émissions, pires que des troubadours bien vus et appréciés par le pouvoir en profitent pour se faire du beurre sur le dos des autorités qui les ont propulsés. Ces producteurs ou animateurs de ces émissions de propagande politique ont parfois l’outrecuidance de monnayer le passage de certains grands commis de l’Etat en perte de vitesse. Ainsi ces émissions de grande propagande politique perdent leur nature et servent de tremplin aux responsables véreux de se racheter et aspirer à l’étage supérieur, sinon à se défendre contre les bévues commises dans l’exercice de leurs fonctions. Comme insinuent certaines personnalités du pouvoir pour défendre gauchement le pouvoir, la RCA n’a pas d’insuffisances en matière démocratique. L’Etat a posé certains actes, que seuls les pouvoirs qui se sont succédé jusque-là, foulent au pied pour garantir leurs privilèges. Qui dit qu’il y a un vide juridique sur la règlementation de l’accès des partis politiques dans les médias publics. En 1992, il avait été organisé une rencontre entre le pouvoir, les partis politiques et les syndicats.
La question de l’accès des partis politiques aux médias publics avait été largement débattue, amenant ainsi à la signature du Décret n°92.207 du 31 juillet 1992 portant règlementation de l’accès des partis politiques aux médias publics. Ce Décret avait été renforcé dans son application n°003/92 MCAC du 2 septembre 1992. Cet arrêté fut ensuite modifié par l’arrêté n°002/MC du 15 Mai 1997.
Ces deux textes règlementaires instituaient une tranche d’antenne dans les médias publics au profit des partis politiques légalement reconnus.
La législation existe, mais aux oubliettes
Au vu de tous ces textes précités, il existe bel et bien une règlementation de l’accès des partis politiques dans les médias publics. Mais tous ces textes souffrent dans leur application pour des raisons diverses. Les professionnels des médias publics, qui ne font que leur travail veulent bien appliquer ces textes. L’ordonnance n°05.002 du 22 février 2005, relative Liberté de Communication, qui règlemente le paysage médiatique, ne fait nullement obstacle à passage des partis politique d’opposition aux médias publics. Mais les professionnels des médias publics, qu’il faut dissocier des agents propagandistes du pouvoir, veulent bien couvrir les événements organisés par l’opposition. Mais l’Epée de Damoclès pesé sur leur tête. Même déjà, la simple lecture des communiqués des partis et associations de l’opposition démocratique pose problème. Les agents qui les reçoivent sont obligés de référer à la haute hiérarchie, qui souvent préfère ranger purement et simplement ces communiqués dans les tiroirs.
Toutes pressions font que les professionnels des médias publics ne peuvent pas prendre d’initiative car ils sont constamment victimes de pressions de toute nature. Chaque régime qui se succède à la tête de l’Etat, ne fait pas cas du Décret n°92.207 du 31 juillet 1992, portant règlementation de l’accès des partis politiques dans les médias publics, tout simplement parce qu’il en tire profit. Le pouvoir s’arroge ainsi le seul droit de faire un usage abusif des médias publics.
Tous les fora qui se sont succédés en Centrafrique, n’ont qu’écorché la question, certainement faute d’informations fiables.
A quand cet accès des partis politiques dans les médias publics, surtout de l’opposition pour un autre son de cloche? La réponse n’est pas pour demain.













