Si cette question est posée aux candidats à l’examen du Brevet des Collèges (ex BEPC) ou a un concours quelconque, le résultat serait catastrophique. En effet, mis à part le siège très visible de la CEMAC situé sur l’Avenue des Martyrs (et non Boulevard des Martyrs comme indiqué dans l’Avis à Manifestation d’Intérêt publié dans Le Confident n°2142 du 5 juin 2009 page 8) admirait un passage, très peu de centrafricains et encore moins les ressortissants des Etats membres connaissent la CEMAC. Cette organisation brille par un silence qui masque son incapacité à dégrader des résultats probants au regard des raisons ayant présidé à la création de cette institution des 1964 (UDEAC).
Depuis 35 ans, il n’ y a pas eu de brassage des populations, pas de liaisons routières et aériennes inter-Etats, pas de libre circulation des personnes (alors que l’on peut circuler librement sur toute côte d’Afrique de l’Ouest sans même descendre de véhicule aux postes frontières), pas d’échanges intra-communautaires etc.
A quoi sert la CEMAC ?
C’est la faible performance de l’UDEAC qui a conduit à la mutation de cette organisation sous-régionale en CEMAC en l’an 200 mais le mal si profond que le simple changement de dénomination n’a pas suffi à opérer une véritable transformation sur le plan structurel « un tronc d’arbre qui dort dans la rivière ne devient jamais un crocodile ; il reste un tronc d’arbre » : les méthodes de travail de l’UDEAC et de la CEMAC sont restées les mêmes à savoir de très nombreuses missions mutiles, de simple présence dans les forums internationaux sans une quelconque retombée sur le plan de l’efficience même de la CEMAC.
Avec des cadres peu compétents et peu performants, la CEMAC ne peut pas faire des études pointues.
Une des causes, entre autres, de la faible performance de la CEMAC réside dans le mode de recrutement de son personnel. Au lieu de recruter des jeunes cadres extérieurs à l’Administration Publique sur la base de la compétence, la CEMAC préfère recruter des fonctionnaires des Etats, ceux là mêmes qui bénéficient d’un bon piston, c'est-à-dire propulsés par leur gouvernement sur des bases que l’on sait, la plupart d’entre eux étant déjà marqués à l’encre indélébile du sceau de l’incompétence, de détournements et de prévarications de toutes sortes.
Si l’on regarde du côté de la BEAC et de la BDEAC, ces deux institutions spécialisées de la CEMAC ont mis en place leur propre mode de recrutement et de plan de carrière, et procèdent à l’embauche du personnel non fonctionnaire qui est ensuite formaté selon la propre vision du travail et des objectifs assignés à chacune de ces deux institutions et le résultat est très satisfaisant.
La CEMAC quant à elle, travaille sans objectifs précis et planifiés à court, moyen et à long terme. Les cadres de la CEMAC considèrent que l’essentiel de leur travail consiste à voyager. C’est une organisation appelée à demeurer, à « faire du sur place » et elle coûte chère aux contribuables des Etats membres sans que le personnel n’en soit conscient ni n’en prenne la mesure.
La CEMAC doit maintenant penser sérieusement à se remettre en cause après dix ans de fonctionnement bientôt, en commençant par faire un sondage d’opinion sur sa popularité dans chaque Etat (capitale, province etc.) afin de connaître au moins le niveau de son audience réelle auprès des populations qu’elle est censée servir pour faire connaître l’organisation aux populations etc.
Il est à espérer que l’avis de recrutement lancé en début 2009 sur Internet pour le nouvellement complet du personnel de la CEMAC puisse aboutir au recrutement de jeunes cadres et motivés pour travailler et que les fonctionnaires des Etats soient, sans exception, remis à la disposition de leur Administration d’origine puisque après tout, ils ne sont qu’en position de détachement auprès de la CEMAC.
Pour cela, les nouveaux recrutements doivent être faits de préférence par des « Chasseurs de têtes » des Cabinet extérieurs, et non pas par les dirigeants actuels de la CEMAC, car les mêmes canons produisent les mêmes effets.
Puisse cet appel être entendu. A bon entendeur, salut.