Chaque année, des personnes quittent leur foyer conjugal, leurs villages, commune et villes etc. pour d’autres contrées. Les raisons de ces déplacements sont multiples. Les guerres fratricides, les conflits militaro-politiques et autres formes de violence sont quelques-unes des causes qui poussent certaines populations à trouver refuge dans les pays voisins. Le plus souvent, les conditions de vie de ces personnes sont plus qu’alarmantes que ce que pensent le commun des mortels. L’UNHCR est cette agence onusienne qui prête souvent main forte aux personnes en difficulté, surtout les personnes déplacées. Plus de 15 mille refugiés congolais ont fui leur pays pour trouver refuge en Centrafrique, particulièrement à Mongoumba et dans certains villages riverains. C’est ici l’occasion de dire que le gouvernement, par le truchement de l’UNHCR s’active à aider les personnes en situation difficile.
Le Maire Adoum Abdoulaye a, dans son mot d’ouverture, remercié infiniment l’UNHCR, pour avoir organisé cette journée à Mongoumba. Il a déclaré, qu’avec l’arrivée des Congolais de la RD Congo, des besoins pressants se font sentir. Il a indiqué que ces derniers sont bien traités au même pied d’égalité que la population de sa localité. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas de problèmes. Des problèmes de scolarité pour les élèves et autres catégories de jeunes qui errent encore ça et là. Ce sont des peuples riverains et la plupart de ces refugiés s’activent dans la pêche pour prêter main forte à leur famille. Les Congolais qui ont trouvé refuge aujourd’hui il y a de cela huit mois à Mongoumba n’ont pas fait l’objet d’une guerre fratricide, ni des conflits militaro-politiques. Il s’agit d’un jeune homme de 18 ans qui détiendrait des pouvoirs surnaturels. Ce dernier aurait commis trop de crimes avec une machette qu’il utilise. Selon certaines explications par des réfugiés congolais, lorsque ce dernier te présente la face de sa machette, sans coup férir ce ne sont que des cas de décès qui sont enregistrés. Les forces de l’ordre, dit-on, ne pouvaient même pas l’arrêter. D’une manière brève, voilà les raisons qui avaient poussé les riverains congolais à s’installer sur le sol centrafricain.
Le représentant des réfugiés, M. IGARA Eugène, qui avait pris la parole à cette occasion, a, au nom de tous les Congolais, remercié particulièrement les Centrafricains de Mongoumba d’avoir accepté de les accueillir. Il remercie également les partenaires au développement pour leur appui et soutien en leur faveur. Il a exprimé sa gratitude et sa reconnaissance au gouvernement centrafricain et aux autorités locales pour l’hospitalité.
Le représentant du ministre de la Sécurité Publique, M. Ernest LATAKPI, a remercié tout le monde d’avoir effectué le déplacement de Mongoumba. Il a rappelé que chaque année, la population est chassée de son terroir pour des raisons quelconques. Par conséquent, des milliers de personnes quittent avec les leurs pour trouver refuge quelque part. Il demande la bonne volonté de tout le monde en faveur de ces personnes en situation difficile. Des conditions de vie vraiment lamentables. C’est à ce titre que M Ernest LATAKPI a déclaré que ces derniers ont quitté leur foyer conjugal sans aucune aiguille. C’est le lieu de dire que des aides d’urgence devaient être faites pour que ces peuples, qui espèrent vivre, puissent se prendre plus où moins en charge. L’essentiel est de favoriser le retour de ces refugiés dans leur pays respectifs pour vaquer à leurs occupations quotidiennes afin de subvenir aux besoins de leurs familles. Aujourd’hui, des milliers de personnes vivent dans des conditions difficiles à travers le monde. Cette journée, qui est célébrée chaque année, a pour but essentiel d’attirer l’attention de tout le monde sur le sort de ces catégories de personnes qui vivent dans une extrême précarité. Il remercie le gouvernement centrafricain et les partenaires au développement pour des actions menées en faveur des refugiés.
C’est sur le stade de Mongoumba que la cérémonie s’était déroulée. Les refugiés congolais étaient nombreux pour donner un cachet particulier à cette cérémonie. Des récitals, poèmes et exhibition des pas de danse du groupe de danse traditionnelle Biso na Biso étaient de la partie. Des matches de football féminins opposant l’équipe A et B avaient sanctionné la cérémonie.