Connectez-vous S'inscrire
Le Confident
 

Version web du quotidien privé et indépendant d'information. LE CONFIDENT, Surl - Directeur de Publication: Mathurin Momet - BP 427 Bangui - République Centrafricaine Tél.:+236 75 04 64 14 e-mail: leconfident2000@yahoo.fr

Samedi 11 Février 2012
8:21
CHRONIQUES

LA PAIX SUR FOND DE DISPARITIONS ET DE MEURTRES

Depuis le retour à l’ordre constitutionnel en 2005, la République Centrafricaine fait face à des évènements qui ne mentent pas et qui ternissent l’image de ce pays naguère havre de la paix. Des évènements qui risquent de mettre à mal la cohésion nationale et l’unité de son peuple.



On a assisté ces derniers temps au décès de Me Goungaye, des suites d’un accident de circulation dont les circonstances restent floues. Il y a la cas du Gl. Baba Ladé, leader d’un mouvement rebelle tchadien extrait de la base M’Poko et transféré aux autorités tchadiennes. Du côté des Tchadiens, on est resté sans ses nouvelles pour savoir ce qu’il est devenu. Depuis le mois de décembre 2009, Assan Ousman est porté disparu et ses parents sont dans l’inquiétude ne sachant pas ce qui est fait de lui.

Le Colonel Charles Massi, leader de la CPJP, a été arrêté sur le territoire tchadien puis remis aux autorités centrafricaines. Selon des sources concordantes, ce dernier était placé en détention dans la prison de Bossemblélé, appelée encore la prison de Guatanamo. Les mêmes sources indiquent que Charles Massi a subi des tortures corporelles durant son séjour dans la maison carcérale de Bossembélé. Il aurait même eu un œil crevé au cours des supplices que les sbires du pouvoir lui ont infligé. Fort de son âge, ce dernier n’a pas pu résister pendant longtemps à cette épreuve. Mme Massi était descendue en urgence à Bangui pour en savoir plus et récupérer le corps de son mari afin de lui organiser des obsèques dignes. Malheureusement, celle-ci était expulsée le même jour sans pour autant qu’elle en sache davantage sur les conditions de disparition brutale de son époux.

C’est à son retour à Paris qu’elle va publier un communiqué de presse, de concert avec le bureau politique du FODEM, sur les circonstances de la disparition de son mari. La teneur du communiqué a décrit le fil des supplices qui ont été infligés à Charles Massi, dans la prison secrète de Bosembélé.
La disparition de Charles Massi vient s’ajouter à la longue listes des victimes du régime de l’homme fort de Bangui. Depuis le 15 mars 2003, on assiste à des disparitions de personnes et des exécutions sommaires des personnalités jusqu’au bas peuple ; quelques cas méritent d’être cités. L’assassinat de Yango Kapita et du sergent Sanzé, la disparition de Satan, recueilli dans le nord et dont les parents sont restés sans nouvelles jusqu’à ce jour, l’assassinat de Pascal Bembé et autres. La liste des victimes ne cesse de s’allonger. Tous ces cas d’assassinats, de disparition sont restés sans que le gouvernement commandite une enquête pour situer les parents ainsi que le public exaspérés. Tout se passe comme si on se trouve dans une jungle. La mort dans le pays de Barthélemy Boganda est devenue une banalité.

Il y a lieu de s’interroger également sur ce que les autorités centrafricaines, sensibilisées dans le respect des droits de l’homme et le droit humanitaire ont fait de ces notions. Les principes élémentaires du droit humanitaire international dispose que si une partie au conflit arrive à mettre la main sur son ennemi, elle doit le traiter non pas comme ennemi car, étant vaincu, il ne représente plus un danger pour son vis-à-vis. En Centrafrique les réalités sont tout autre. Même si quelqu’un commet un crime et cherche à se réfugier dans les locaux de la police, il est traité comme un ennemi.

Le cas du sergent Sanzé, réfugié dans les locaux du BONUCA, livré à la gendarmerie puis assassiné par les forces de défense et de sécurité, reste dans toutes les mémoires.

Pour ces différents cas, les auteurs sont connus de tous, mais aucune poursuite n’est engagée contre eux, même pas une enquête n’est diligentée pour déterminer les circonstances de ces assassinats. Sachant que la mission du gouvernement, selon les dispositions de loi fondamentale, consiste à protéger le peuple. Ce qui est inquiétant pour un Etat de droit et de démocratie. Aussi, il faut relever que la République Centrafricaine est dans le collimateur des activistes des droits de l’homme et de la CPI pour cause des multiples cas de crimes et les violations répétées des droits de l’homme dont les princes du pouvoir sont rendus responsables.

Cependant, l’on s’inquiète pour le financement du processus DDR, ce programme qui doit sceller la réconciliation entre les Centrafricains d’une part et ramener la paix dans le pays, d’autre part. Le plus souvent les bailleurs de fonds ne financent que les pays où les droits de l’homme sont respectés et les principes de la bonne gouvernance exécutés.

Le régime de l’homme du 15 mars 2003, le général-président, ne cesse de faire des victimes, non seulement parmi ses farouches opposants, mais aussi et surtout sur les défenseurs des droits de l’homme qui ne cessent de dénoncer les désidérata du pouvoir. N’est-ce pas une méthode pour museler les activistes des droits de l’homme qu’ils ne se prononcent plus sur les cas d’assassinats dans le pays et affaiblir aussi l’opposition au régime de Bangui ?

Les intellectuels, s’il en existe encore dans le pays, sont interpellés en premier lieu sur ce qui se passe dans le pays de Barthélemy Boganda. Les défenseurs des droits de l’homme, les leaders des partis politiques et tous ceux qui sont épris de paix, sont eux aussi interpellés. Il est temps de barrer la route à ce rouleau compresseur qui risque de faire de la République Centrafricaine un Etat policier et où les exécutions et disparitions des personnalités sont érigées en méthode de gouvernement.

M.J. Poubalandji
Lu 1883 fois

Mardi 19 Janvier 2010

Notez


1.Posté par roberto pasteur samaley le 20/01/2010 21:17
Une chose est a confirmer que,si bozize et fils ne sont ni de pret,ni de loin impliquer dans la dispârition brutale du colonel ,docteur chatrles massi,alors L,eternel dieu nenira le regime bozize jusqu,a des decenies,et la longevite politique,la paix durable sera son pârtage total.Mais si ,c,est bien vrai,bozize et fils ont ete impliquer de pret ou de loin a la disparition fatale de charles massi,fils de centrafrique,colonel defenseur des sans -voix,vaillant docteur et pere des militans qui ont en 2005 donner leurs voix a bozize pour qu,il soit elu president des centrafricains,mais que celui que les centrafricains ont mandater pour conduire leur devenir dans l,amour,la justice sociale,la quitude,la concertation,la reconciliation nationale et le retour de tous les exiles de centrafrique afin que ces derniers trouvent l,occasion de sanctitfier leurs ames avant le retour du christ que bozize preche dans le temple,mais qui aujourdhuice meme bozize est devenu celui qui devore ses propres enfants comme la chvreet empoisonne,chasse,pille,reduit en silence tout un peuple pour ne s,ecouter -soi-memesi vrai le colonel massi est la victime expiatoire de bozize sur l,autel de belzebu luciferien,alors chers centrafricains,restez tranquille et observer ce qui va arriver a bozize et clan dans la suite des temps.car Dieu que bozize prend le saint nom pour se moquer n,a pas d,amis. Moise qui parlait et disputait face-a-face avec Dieu a ete rejeter par dieu .la suite ,vous la connaissez tous.le roi david par qui jesus-christ notre seigneur est descendu via la vierge -marie avait ete rejeter par dieuet puni dans psaumes 50 et les psaumes 51 nous ediffient -la dessus. le roi salomon aussi ,adam le parfait creature divine qui n,est pas ne d,une femme pecheresse a ete rejeter par dieu.ce n,est pas bozize ne d,un pere feticheur de bossangoa avec les nganga sur ses manguiers hier qui ne sera pas rejeter et puni tres severement comme ce qui est arrive a preval le president de haiti presentement.mais pour lui,ibozize connaitra le sort que meme samuel doe,lumumba et autres ont connuent.parceque bozize ne dvait pas se trouver dans cette tourmente a cause de l,eglise du christianisme celeste dont il est dignitaire et oint.bozize qui devait etre un bon president-predicateur de jesus-christ a ceder la place dhoneura satan le leviatan ,et signer un pacte de solidarite avec lucifer dans la franc -maconneriedepuis 2005voila pourqu,oison sort sera plus severe que celui de charles massi.si l,eternel jehoval prend plaisir ala corruption,l,injustice,la violence verbale et physiquela torture,la mechancete,laheine,l,immoralite comme celui de bozize bozize sera epargner.mais si bozize se trompe de ce dieu de justice et redoutable,alors attendez et vous verrez le sort de bozize.lisez esaie 33:1-15

on ne se moque pas de dieu.tout ce que lhomme aura semer,il le moissonnera aussi.soit en bien ou en mal.
parole de l,eternel

rev.pasteur roberto samaley
apocalypse 22:
http://souverain_msrs.com

Nouveau commentaire :
Twitter

donnez votre avis sur cet article. Attention, pas de gros mots. pas d'insultes. pas d'atteinte à la vie privée. Ayez un sens élevé du débat. Respectons notre Devise: UNITE-DIGNITE-TRAVAIL

POLITIQUE | ECONOMIE | SOCIETE | CULTURE | INTERNATIONAL | SANTE | SPORT | EDITORIAL | DOSSIERS | REGIONS | INTERVIEW | LIBERTE DE LA PRESSE | OPINIONS | DROITS DE L'HOMME | CHRONIQUES | TEXTES

FERDINAND SAMBA CONDAMNE A 10 MOIS D’EMPRISONNEMENT FERME

Dans son verdict, le Tribunal de Grande Instance de Bangui, en audience correctionnelle du 26 janvier 2012, le magistrat Dubai, Président dudit tribunal, assisté de M. Alain Tolmo, représentant du ministère public et des assesseurs, a requis 10 mois d’emprisonnement ferme à l’encontre de M. Ferdinand Samba, Directeur de Publication du quotidien Le Démocrate, accusé de diffamation, d’injures et d’incitation à la haine.


Votre AVIS compte
Doit-on emprisonner un journaliste quel que soit le délit commis dans le cadre de sa profession?


Inscription à la newsletter



PLAIDOYER POUR UNE ORGANISATION JURIDIQUE ET POLITIQUE ENTRE LA REPUBLIQUE ET LES RELIGIONS EN CENTRAFRIQUE

Par Arrêté ministériel N° 038/MATD/DIR.CAB, Josué BINOUA, ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, avait invité les populations centrafricaines à observer trois journées de jeûne et de prières, le mardi 27 décembre 2011.

Clotaire SAULET SURUNGBA
30/01/2012


partenaire





Site recommandé par Ousurfer.com




Prospert Yaka

Créez votre bannière