Le général François Bozizé et les Libérateurs continue de vouer au 15 Mars un respect religieux. C’est à cette date dans l’après-midi que le régime d’Ange Félix Patassé s’est fondu comme beurre au soleil.
Cette prise de pouvoir par les troupes du général François Bozizé n’a été possible que grâce à plusieurs facteurs conjugues. La présence des banyamulengué de Jean-Pierre Bemba commençait à être vomie tout les exactions exaspéraient les populations de Bangui et des localités prononçables.
Qu’elles ont traverses, les agissements de la cohorte de Abdoulaye Miskine, la tête pesante de Patassé et de Baril n’était pas pour rassurer la population.
Du coup les forces politiques de l’intérieur, bien que timorées par les brutalités des fidèles du Barbu National verraient timidement la tête.
Les frustrations subies par les officiers et soldats de l’armée nationale n’étaient pas pour rendre l’atmosphère agréable entre les mercenaires de MBemba et les éléments des FACA même ceux fidèles à Patassé, certains officiers courageux distillait des informations pour décourager les éléments en cas d’entrée des troupes du général Bozizé. L’armée nationale, en dehors des soirées, fidèles des fidèles, devait croiser les bras et voir le fruit mur, rongé tombé de lui-même. Et c’est ce qui s’est passé le 15 Mars, où l’entrée des troupes du général n’était pas une surprise sauf pour les tenants du régime.
En Europe, les Centrafricains de l’extérieur, étaient très actifs et avaient réussi à sérieusement discrédité le régime du Mlpc et de Patassé. Tous les ingrédients étaient réunis de l’intérieur, les Faca devraient jouer la passivité. De l’intérieur, il fallait parer aux interventions surprises qui puissent déjouer le plan méticuleusement préparé. Patassé lui-même était absent de Bangui car prenant part au sommet de la Cen-Sad à Niamey au Niger.
La rumeur de la chute du régime avait déjà fait le tour de la ville, mais les autorités proches de Patassé et les barons du régime n’y croyaient pas. Selon certaines indiscrétions, ces autorités avaient l’assurance que les verrous de Bossemptélé et de Bossembélé surtout étaient indécrottables.
Le régime y avait déployé non seulement les hommes, mais aussi une armada de moyens. Mais les événements les ont démenties.
Depuis ce 15 Mars 2003, cette date a toujours été célébrée sous la Transition avec des fortunes diverses. En 2005, elle a été passée sous silence- élections législatives et présidentielles obligent. Mais en cette année 2006, le gouvernement a décidé d’une célébration avec faste à M’baïki. Cette décision a été diversement appréciée tant dans les milieux politiques que diplomatiques. Pour les dictateurs de cette célébration.
Le pays est entré à l’ère de la démocratie avec l’organisation plus que réussie des élections tant présidentielles que législatives. Revenu sur le 15 Mars serait faire preuve d’une certaine nostalgie d’un passé récent, surtout selon les mêmes détracteurs que la date du 15 Mars ne figure pas dans la loi portant faites légales en République centrafricaine. Ils estiment que la décision du gouvernement constitue un précédent dangereux qui peut porter à un culte de la personnalité.
A un moment où les fonctionnaires éprouvent des difficultés à boucler les fin du mois, ceux qui militent contre la célébration du 15 Mars estiment que ce sont des dépenses somptuaires qui vont encore grever le budget de l’Etat.
La réponse des tenants du régime est simple. Le 15 Mars marque un sursaut patriotique qui mérite d’être célébré. Ils renforcent leur raisonnement en avançant que le peuple centrafricain n’est pas amnésique et qu’il serait dangereux de vite lui faire oublier la date de sa délivrance par le Général François Bozizé. Un haut cadre proche du général Bozizé a fait observer que le 1er janvier était célébré à l’époque de Bokassa, le 20 septembre à l’époque de Kolingba.
Et il se demande pourquoi le MLPC célébrait la date d’accession de Patassé au pouvoir en septembre 1993.













