Selon le ministre de la Santé publique qui a répondu à l’allocution de l’ambassadeur de la République populaire de Chine (RPC) en RCA, l’inauguration du Centre anti-paludique répond aux attentes du gouvernement qui a décidé de mettre un coup d’arrêt aux ravages du paludisme parmi la population. Il a mis le doigt sur une réalité souvent oubliée par la population : en Afrique subsaharienne en général, en RCA en particulier, le paludisme tue plus que le Sida. Le ministre a indiqué qu’une vingtaine d’agents de la santé vont bientôt subir une formation de lutte anti-paludique dans le droit chemin de cette coopération sino-centrafricaine. Il n’a pas manqué de remercier le gouvernement de la RPC au nom du gouvernement de la République Centrafricaine. Ci-après le discours de M. Shi Hu. « Aujourd’hui, il m’est particulièrement agréable d’assister à la cérémonie d’inauguration du Centre anti-paludique financé par la Chine. Ceci marque la matérialisation effective de l’une des huit mesures de soutien au développement africain, déclarées par le Président chinois HU Jintao lors du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine en novembre 2006.
Le gouvernement chinois a investi trois millions de yuans RMB pour construire ce Centre. Il y fournira encore des équipements et enverra périodiquement des experts chinois prêter leurs services en terme d’orientation technique de courte durée.
Comme nous le savons tous, le paludisme constitue l’un des grands défis de la santé publique sur la planète de même qu’un principal tueur auquel est confronté toute l’humanité. La malaria affecte à peu près 400 millions d’habitants par an dans le monde, dont 80% se trouve en Afrique sub-saharienne. Il tue un enfant toutes les 30 secondes, causant directement en Afrique d’énormes pertes économiques qui s’élèvent à 12 milliards de dollars américains par an. En dépit d’une faible morbidité paludique en Chine, le Gouvernement chinois partage les mêmes sentiments devant les souffrances et les pertes économiques des peuples et des pays africains en y prêtant une attention particulière.
Dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine, le Gouvernement chinois s’efforce d’aider les pays africains à renforcer leur capacité de prévention et de traitement de la malaria en mettant en œuvre des mesures telles que l’envoi des missions médicales chinoises, l’octroi à titre gracieux des médicaments anti-paludiques et la formation des personnels médicaux africains. Rien que cette année, le Gouvernement chinois a accordé à deux reprises au Gouvernement centrafricain des médicaments anti-paludiques pour une somme de 4 millions de yuans RMB. Je suis convaincu qu’après la mise en service officielle dudit Centre, et grâce aux efforts conjugués des personnels médicaux de part et d’autres, la morbidité de la malaria sera sensiblement contrecarrée à Bangui.
Ceci revêt une importante signification en faveur de l’amélioration des conditions sanitaires des habitants de Bangui, du soulagement de leurs souffrances, du perfectionnement de leurs niveaux de santé et leurs qualités de vie tout en donnant une grande impulsion au développement général socio-économique de la capitale. »