LA TOURMENTE DANS LE NORDAvec les bruits de bottes incessants qui perturbent les populations dans le Nord du pays, le gouvernement français a doté l’armée centrafricaine de deux hélicoptères afin de lutter contre les bandes armées et coupeurs de route. Une mission qui a presque duré deux semaines et qui n’a pas permis d’éradiquer ce phénomène dans le Nord du pays. l’échec de cette mission continue de mettre mal à l’aise les populations rurales qui ne font que se terrer dans la brousse pour sécuriser leur vie. A ces phénomènes susmentionnés, vient se greffer le problème du cumul des salaires qui donne véritablement du fil à retordre au gouvernement Doté pour faire face à ses dépenses de souveraineté. La règle du jeu consiste à informer la population sur le déroulement de la mission des éléments des Forces Armées Centrafricaines dans le Nord du pays et sur les dépenses de l’État pour que toutes les couches de la population soient informées sur la vie économique, politique et sociale du pays. La population est tourmentée. Elle se nourrit de folles rumeurs. Le pouvoir de Bangui semble minimiser la portée de ces évènements qui risqueraient de mettre le pays à nouveau dans une déconfiture totale. Il convient de rappeler que bon nombre de structures administratives scolaires et sanitaires ont été pillées ainsi que certains bâtiments des sociétés publiques et privées qui sont dans un état de délabrement total. Le retour à l’ordre constitutionnel a sonné le glas de la bonne gouvernance pour la cohésion sociale et devait permettre à tous de vivre du fruit de leur labeur. Les interrogations fusent de tout côté pour savoir si les soi-disant bandits de grands chemins ne sont-ils pas entretenus par des personnalités qui se trouveraient au niveau de la capitale. Selon certaines indiscrétions proches du pouvoir, ces éléments sont équipés de moyens de communication sophistiqués et puissamment armés. Somme toute, le climat politique et social ne semblent pas être au beau fixe surtout pour les compatriotes de l’arrière pays qui se voient déposséder de leurs biens subissant parfois des enlèvements contre rançons surtout, pour ce qui est des éleveurs Peuhls. Cette situation a contraint certains de ces éleveurs à se réfugier au Cameroun occasionnant ainsi des pertes pour l’économie du pays. Mercredi 1 Février 2006
MT
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