LE BAC SUR FOND DE FRAUDE ?


Rédigé le Lundi 25 Juin 2012 à 15:23 | Lu 861 fois | 0 commentaire(s)


Le baccalauréat ou en abrégé "BAC" est le parchemin, la passerelle qui donne accès aux élèves à l’enseignement supérieur.


En effet après environ sept ans d’études dans les collèges et les lycées, les élèves sont soumis à un examen pour évaluer leur niveau de connaissances aux fins de leur ouvrir ou non les portes de l’enseignement supérieur où ils pourront approfondir leurs connaissances dans les filières adaptées à leurs aptitudes intellectuelles.

Un service d’orientation mis à la disposition des impétrants aide les élèves à choisir la filière adaptée à leur profil à la base des notes acquises pendant leur scolarité.

Le déroulement de cet examen

De par son caractère déterminant le bac revêt une importante capitale pour les candidats. Un échec les soumet à un redoublement qui démotive certains mais galvanise d’autres.

L’obtention de ce document ouvre des perspectives à leurs détenteurs qui se spécialisent dans leur filière avec au bout une carrière professionnelle.

La Direction des Examens et Concours (DEC) reçoit les dossiers des candidats, les exploitent et affectent des numéros aux candidats dont les dossiers ne souffrent pas d’irrégularités.
Elle reçoit des propositions de sujets d’examen, en retient certains dans les disciplines ciblées, multiplie les épreuves, les répartit dans les centres selon le nombre de candidats et les séries et dresse la liste des centres et des présidents des centres.

Le jour fixé, les candidats retenus composent les épreuves de leur filière et les présidents des centres ramènent les copies à Bangui où une équipe d’enseignement qualifiés dans chaque discipline, triés sur le volet , sur des critères de compétence, d’objectivité et d’éthique, s’attellent à corriger après les avoir anonymées.
L’examen
Du fait de son importance, certains candidats peu sûrs d’eux tentent de frauder pour obtenir le bac, aidés en cela parfois par certains enseignants qui leur « refilent » les corrigés des épreuves moyennant espèces sonnantes et trébuchantes.
La rigueur qui anime les présidents des centres surprend certains fraudeurs qui sont "ipso facto" exclus de la salle et ne peuvent poursuivre la composition des étapes suivantes.

Pour l’année académique 2011-2012 en cours, on a signalé des cas de fraude dans certains centres tels que M’Baïki, Berberati. Il arrive parfois que des cas d’omission surviennent mais trouvent parfois des solutions si ces cas sont justifiés.
Pour la correction, on a récemment adopté le principe du "code-barre" pour anonymer les copies et barrer la route aux correcteurs complaisants qui contre compensation se réfèrent à des codes connus d’eux-mêmes et de leurs "clients" pour majorer les notes.
Cette mesure vise à éradiquer la fraude et à délivrer le bac aux méritants.

Conclusion
Le bac 2012 a démarré depuis le 18 juin avec le bac technique et le 19 juin pour toutes les autres séries. Selon les nouvelles qui parviennent des centres, les examens se déroulent dans la sérénité avec un taux assez réduit de fraude.

Les scolaires doivent comprendre que le bac se prépare depuis la classe de 6e et ne s’achète pas. On doit pouvoir compter sur la somme de connaissances acquises pendant sa scolarité et non sur l’épaisseur du portefeuille de ses parents pour obtenir le bac.
L’enseignement supérieur requiert des aptitudes intellectuelles et les notes se monnayent pas ni les recherches. Le bac obtenu à coup d’argent n’honore ni ne grandit son auteur.

Bien de scolaires abandonnent les études à l’Université dès les premiers mois de leur scolarité au regard de leur niveau.
Que vaut-il de se prévaloir du bac et traîner dans les quartiers puisque ce diplôme n’a d’autre but que d’autoriser la poursuite des études dans l’enseignement supérieur ?

Il reste encore quelques heures pour boucler le premier tour di BAC 2012. Au point où les choses se passent, il y a lieu d’espérer un bon déroulement de cet examen hautement capital pour garantir l’avenir du pays représenté par la jeunesse.

L’heure est au mérite pour relever le niveau des scolaires en chute libre depuis des décennies à cause des années blanches et de la conjoncture économique défavorable qui a ouvert les vannes au monnayage de notes.

Vivement que tous les acteurs impliqués dans le système scolaire conjuguent leurs efforts pour juguler voire éradiquer le phénomène de la baisse de niveau des scolaires aux fins de créer une intelligentsia capable de défendre valablement les couleurs de la RCA.
L’avenir du pays est à ce prix.





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