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LE CHAMPIONNAT DE POLITIQUE NATIONALE A LA PRIMATURE

La RCA a enregistré le passage de grands hommes à la Primature parmi ces hommes, on a relevé certains qui ont ébranlé le public, ont brillé par leur célébrité, mais qui se sont effondrés par leur pensée illusoire.



LE CHAMPIONNAT DE POLITIQUE  NATIONALE A LA PRIMATURE
Il y en avait un parmi ceux là : Jean Paul Ngoupandé de la doctrine du donnant-donnant. C’est l’esprit du beau émanant d’un idéal révolutionnaire lointain qui a vu ses actions sombrer sur une trajectoire réduite avec un départ sans formalités.

Après cet idéal révolutionnaire, vient le tour d’un mathématicien professeur de son état, l’opposé d’un penseur qui suicide à des médecins, des gestionnaires et des banquiers qui nous ont impressionnés par un départ peut-être politique.

Les mathématiques, faisant partie de la science, ont toujours accompagné la philosophie dans ses démarches de pensée et vice versa, complétant les notions de l’une ou de l’autre pour évoluer.
C’est ainsi que nous comprenons l’arrivée d’un mathématicien à la primature pouvant relayer les idées des penseurs abandonnés. C’est peut-être mettre en pratique les règles de a+b = c qui pourront satisfaire les populations qui vivent dans les désolations très avancées dues au pouvoir d’achat qui est descendu les vingt et sept années de misère au dessous de la balance normale de service. Les notions d’associativités serviront-elles au professeur Touadera pour rendre crédibles des actes qu’il entreprendra pendant son programme? Comment faudra-t-il faire accéder au rang des pays qui cherchent voies et moyens pour sortir le peuple de la crise, un marasme aigu portant toutes les casquettes et les chapeaux du désespoir? En effet, la République Centrafricaine est l’un des pays souvent cités au niveau international comme un exemple de gestion particulier de ses ressources naturelles incontrôlables. Les éléphants par exemple ont disparu pratiquement, décimés par des braconnages avec beaucoup de complicités. Au fil des ans, les défenses de ces éléphants sont saisies dans les aéroports à l’étranger, et aussi l’or et le diamant qui font l’objet des fraudes monstrueuses évaluées régulièrement à plus de deux cents milliards de francs CFA par an, bref.
Alors dans ce genre de choses, il est très nécessaire de rompre avec le passé catastrophe du pays et passer à la tristesse de la modernité tout en abandonnant les pratiques administratives routinières et mettre en place des réformes. Il ne faudrait pas se stationner sur la révolution mais penser plutôt à réformer.

Nous avons appris à comprendre les nuances entre réformes et révolution.

Les réformes sont plus difficiles que la révolution qui n’est qu’une simple bascule, un simple changement bien que les danses se ressemblent dans leurs formes. Et les difficultés que nous connaissons relèvent de cette confusion qui plane nous plongeant dans un abîme sans fin et ne nous amenant pas à une position crédible.

Presque tous les observateurs de toutes les tendances reconnaissent qu’il n’est pas possible de résoudre la crise centrafricaine sans procéder à des réformes, sans mettre fin à nos subjectivités présomptueuses et sans mettre fin à un solipsime berkeleyien.

La RCA a accédé à la souveraineté. Depuis lors, elle a connu des nombreuses vicissitudes tant sur le plan politique et économique, social et culturel. Ces vicissitudes ont été créées et entretenues comme bon semble par les différents pouvoirs qui se sont succédés.

Tous les gouvernements n’ont pas mis en œuvre une politique répondant aux aspirations du peuple. On a relevé vraiment des actes nuisibles qui ont empiré le désastre= le sabotage de l’agriculture et de l’Elevage.

Alors que ces deux facteurs moteurs sont capables de déclencher la relance économique du pays. Elles se sont seulement réduites à des productions de survie et loin d’être des productions industrielles.

Dans ce cas, il faut maintenant éviter de polariser les problèmes des cours mondiaux qui ne nous ont toujours pas procuré des ressources escomptées avec des éclaboussements des produits de rente comme le café, le coton, le tabac, le bois qui n’atteignent pas les seuils des productions pour nous placer dans les Etats ayant des ressources intermédiaires compte tenu des faibles intensivités.
Dans une crise mouvante, qui nous secoue, il serait préférable de changer de cap avec une nouvelle stratégie où le développement sera tributaire des facteurs endogènes. Créer véritablement un marché intérieur bien suivi qui pourra être capable de servir de support à une politique de croissance par la surrection des demandes solvables. Procéder à des investissements publics de tous les services. Un exemple parmi tant d’autres = le financement des programmes de logements sociaux. Ce sera un modèle type d’action qui convergerait vers une sortie.

Il faut donc façonner les secteurs de l’économie qui restent l’ossature d’une réforme souhaitée par le désenclavement intérieur tendre en marche donc les investissements publics une meilleure rémunération de produits de base aux producteurs il faudra assurer l’autosuffisance alimentaire et préserver le pouvoir d’achat en s’attaquant au développement de cultures vivrières, diversifier les sources nationaux par le développement de nouvelles cultures d’exportation et en même temps procéder à la concentration des cultures de rente dans les régions supposées rentables. La transformation de nos produits de base comme le café, le coton, le tabac et autres aussi pour les nationaux que pour l’extérieur constituerait un atout et puis éviter d’exploiter la totalité des produits bruts. Puis essayer les avantages à comparer en matière viande et de produits bruts vivriers dans toute l’Afrique Centrale.

D’autre part, essayer d’aménager le secteur industriel tel que la création de plusieurs PMI, revoir les transports et les communications, tenir les finances publiques à vue, changer les politiques classiques des banques et enfin soutenir le secteur privé. Tout cela constitue une démarche convenable qui rentre dans les démarches à entreprendre pour avancer dans les pratiques de réformes souhaitées par les uns et les autres.

Pas trop facile quand il n y a pas la volonté pour un réel développement qui demande la compétence intellectuelle de tout un chacun : chaque régime qui arrive a donc sa propre politique. En place et due forme gouvernementale, M. Touadera, professeur de mathématiques est arrivé au moment où la pluie tombe. uand il pleut, la mémoire devient fraîche pour revoir les notions de a+b=c, ne pas confondre cet ensemble de celui de b pour donner c.

Nous serons contents les uns et les autres de voir les notions de l’associativités s’appliquer et aboutir, n’est-ce pas pour le meilleur du pays ?



Mercredi 20 Août 2008
Patrice Nambozo Béoroféï
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