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Le Confident

Version web du quotidien privé et indépendant d'information. LE CONFIDENT, Surl - Directeur de Publication: Mathurin Momet - BP 427 Bangui - République Centrafricaine Tél.:+236 75 04 64 14 e-mail: leconfident2000@yahoo.fr

LE DEPART DES REBELLES DU FPR SERAIT-IL IMMINENT ?

Il y a un peu plus de deux ans, le mouvement rebelle tchadien, Front Patriotique pour le Redressement (FPR), dirigé par le général Baba Laddé, débarquait en République Centrafricaine avec hommes et un arsenal impressionnant.



Le groupe, dans un premier temps, s’est installé dans la zone de Goudawa (Kaga-Bandoro). C’est lors de la tournée de sensibilisation à propos du lancement du programme DDR que le ministre d’Etat Cyriaque Gonda, de la Communication, a été informé de la présence de ce groupe rebelle dans la région de Kaga-Bandoro. Après certaines formalités, le général Baba Laddé, leader du FPR, a été invité à rencontrer le ministre d’Etat à la Communication en charge du Suivi du Dialogue à Bangui. Mais entre-temps, les hommes de Baba Laddé, qui entretenaient de très bons rapports avec les combattants de l’APRD installés dans la région, ont eu des démêlés avec les éléments commandés par Maradas Lakoué. L’APRD a donc exigé le départ des troupes de Baba Laddé qui, pour les chefs de l’ex-rébellion, se livreraient à des opérations de coupeurs de route. Le Mouvement de M. Jean Jacques Demafouth quand, le 30 octobre 2009, les hommes du FPR de Baba Laddé ont été accusés d’avoir perpétré une attaque contre la garnison des Forces Armées tchadiennes à Sido.

Une présence qui indispose les autorités centrafricaines
A partir de là, les choses sont allées très vite. Le général Baba Laddé a été convoqué au camp Béal et porté disparu. Par un Arrêté en date du 10 octobre 2009, du Ministre de la Sécurité, de l’Immigration et de l’Ordre Public, on apprendra que le général Baba Laddé a été expulsé du territoire centrafricain et se trouverait dans les locaux des Services de Renseignements à N’djamena. La page Baba Laddé tournée, le Front Populaire pour le Redressement (FPR) s’est scindée en trois factions dont une basée à Grevai, une seconde à Ketere et la troisième à Gondawa dans la Nana-Gribizi. Dans la foulée des remous à la tête du FPR en l’absence du leader Bab Laddé, le général Ramadan prend la tête du mouvement rebelle tchadien installé en Centrafrique. Mais les autorités centrafricaines ne sont pas du tout à l’aise compte tenu de la particularité des relations de notre pays avec le Tchad. Le gouvernement ne peut plus supporter des hôtes devenus encombrants et qui peuvent à tout moment être source de conflits entre les deux pays voisins. C’est ainsi que le ministre de l’Administration du Territoire, M. Elie Ouéfio, s’est rendu dans la préfecture de la Nana Gribizi en vue de négociations avec les responsables du FPR.

Des négociations difficiles

Après les dispositions prises par le Préfet de la Nana Gribizi, la première rencontre le ministre de l’Administration du Territoire M. Elie Ouefio et le Chef rebelle, le général Ramadan, a eu lieu le 4 Janvier 2010 au village Kabo à 23 K de Kaga-Bandoro. le Tchad était représenté à cette rencontre par l’Attaché à la Défense, le Colonel Mila. Dans un premier temps, le général Ramadan, au nom du FPR, était décédé à regagner le Tchad avec ses éléments. Mais, après avoir rencontré sa base, le Chef rebelle a commencé à donner des signes de fébrilité et d’atermoiements. Lors d’une seconde rencontre avec le général Ramadan du FPR, ce dernier a ressorti un élément nouveau, la présence du général Baba Laddé. A cette exigence, le gouvernement a opposé un refus catégorique, car le général Baba Laddé a été expulsé en conformité des textes règlementant la sécurité en République Centrafricaine. Les 22 et 23 janvier 2010, alors que des dispositions ont été prises par les autorités centrafricaines avec l’assistance de l’Ambassadeur du Tchad et des Nations Unies, le général Ramadan opère un revirement spectaculaire et déclare, comme par un aveu d’impuissance, n’avoir pas réussi à convaincre sa base, notamment les vieux du groupe, habitués à manier l’argent facile et dont certains sont des professionnels de la rébellion ayant débuté leur carrière avec Hissen Habré ou Goukouni Wedeye.

Pour le ministre Elie Ouéfio, le délai sollicité par les éléments du FPR ne doit pas excéder deux semaines.

Il n’y a pas blocage, a affirmé le ministre de l’Administration du Territoire, mais le gouvernement est déterminé à s’ôter cette grosse épine du pied, car le FPR était rentré sans être bousculé et il faut qu’il parte sans être bousculé. Mais le sujet qui porte à réflexion est le statut de ces troupes hétéroclites constituées pour la plupart de coupeurs de route. Ces rebelles tchadiens vont-ils accepter au bout des deux semaines de partir ? Sous quelles conditions ? Et le ministre Ouéfio de conclure que les négociations sont difficiles mais tout espoir n’est pas perdu.


Vendredi 29 Janvier 2010
Madimba -Nimba
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