Le ministre d’Etat Sylvain Maleko, chargé de l’Economie et du Plan, s’est mis en disponibilité. M. Abdou-Karim Meckassoua, ministre d’Etat chargé des Postes et Télécommunications a été désigné pour assurer son intérim. Le vide a été comblé sans trop de problème. Au déclenchement de l’affaire Sonatu, M.Michel Koyt en charge du Secrétariat général du gouvernement et des Relations avec le Parlement a été remercié et écroué. Dans la foulée, M.Firmin Findiro, ministre de la Justice et de la Moralisation devant assurer l’intérim. Au limogeage du ministre d’Etat aux Finances et au Budget, M. Sylvain Ndoutingaï, le président de la République n’a pas opté pour la solution de l’intérim et a aussi tôt nommé M. Albert Besse, ministre des Finances et du Budget. Au départ de M. Findiro du gouvernement, deux ministères se sont retrouvés sans Chef de gouvernement. Pour pallier à cette situation, M. Noel Ramadan a été désigné d’abord pour assure l’intérim du ministre de la Justice et de la Moralisation, Garde des Sceaux, ensuite celui du Chef de Département du Secrétariat général du gouvernement et des relations avec les Institutions. Pour les observateurs cette gymnastique traduit un certain malaise que seul le Président de la République, Chef de l’Etat peut clamer. Dans les textes, un intérim ne peut durer plus de tous mois. Mais on constate qu’en Centrafrique, les intérims peuvent durer de manière ‘’ sempternam’’ complètement désaxé dans son architecture avec une pléthore d’intérimaires, le gouvernement Touadera n’a pas beaucoup Brillé dans l’accomplissement de la mission première que le Chef de l’Etat lui avait confiée.
Des promesses jamais tenues
Le gouvernement a commencé à connaître dès ses débuts des faiblesses dans le règlement de certaines situations aigües. Les diplômés chômeurs auxquels le Premier Ministre, Chef du gouvernement avait fait brillé des lendemains enchanteurs attendant toujours d’être intégrés dans la Fonction. Ayant assez fait preuve de patience, ils reviennent de temps en temps rappeler au Chef du gouvernement les promesses qu’ils leur avaient faites. Ces promesses sont restées jusque-là sans lendemain, compte tenu de la tension de trésorerie que connaît l’Etat. Depuis 2011, rien ne va plus entre la SODIF et le monde des Affaires en Centrafrique. Au pifomètre, la SODIF crée des contentieux qui exaspèrent les organisations patronales à savoir le GICA et l’UMPC. A bout des nerfs, les patrons de société du secteur formel ont sollicité et obtenu une audience auprès du Premier ministre pour leur traduire de visu, les agissements de la SODIF qui assombrissent l’atmosphère des affaires. L’UMPC et le GICA pensaient que cette question de la SODIF qui est une épine dans les pieds du gouvernement allait assainir le paysage. Le gouvernement, jouant encore les prolongations, les centrales syndicales ont joint pour une première fois leurs voix à celles du patronat, car les agissements de la SODIF peuvent entraîner la fermeture des entreprises et menacer des emplois. Ainsi, les intérêts du patronat et des travailleurs convergent. Malgré ce signal fort, n’a pas osé lever le petit doigt et continue de briller par sa passivité.
De palliatifs en palliatifs
L’incapacité du gouvernement a été aussi constituée dans le règlement de la situation du personnel de la Société Centrafricaine de Transports Fluviaux (SOCATRAF). Le personnel totalise à ce jour, neuf mois d’arriérés de salaires et s’est installé dans la grève depuis près de deux mois. Des solutions ont été pourtant préconisées, mais le gouvernement affiche son incapacité à régler le problème. Cette absence de volonté politique donne l’impression au personnel d’être roulé dans la farine. La Société d’Etat de Gestion des Abattoirs (SEGA) est dans la même situation. Le personnel de la SEGA cumule lui aussi huit d’arriérés de salaires. La délocalisation du marché à bétail du PK13 au PK45 à Bouboui et la fermeture de l’abattoir de Ngola, n’ont pas eu les résultats escompté. Récemment, les bouchers se sont en grève et la capitale Bangui a connu des moments difficiles, voire une rupture de quelques jours dans la livraison de la viande de bœufs le gouvernement a cherché à trouver un palliatif qui est en train d’être expérimentée, mais la situation demeure fragile. A l’Université de Bangui, les professeurs de l’enseignement supérieur ont certes repris les cours, Mais la précarité de la situation ne convainc pas compte tenu des tensions au sein de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA). Les étudiants divisés pour le leadership de l’ANECA, cherchent à en découdre les uns avec les autres. Le gouvernement pris à la gorge, a tenté de trouver des expédients pour calmer la colère des enseignants du supérieur, qui en fin de compte ont suspendu leur grève.
Un gouvernement indifférent
Le gouvernement sur la corde raide, cherche désespérément un temps de répit. Mais les problèmes en suspens se sont tellement accumulés, qu’il ne sait plus à quel saint se vouer. Les fonctionnaires et agents de l’Etat attendent toujours le déblocage total de leurs salaires gelés depuis 1985, dont le gouvernement n’avait évacué qu’un déblocage partiel. Les centrales syndicales sont à l’affût, car depuis un certain temps, le gouvernement donne l’impression d’avoir gelé le dialogue, alors que les prix ont flambé. Avec cette inflation galopante, le panier de la ménagère est réduit à néant et les fonctionnaires peinent à joindre les deux bouts. Pour les syndicats, tout se passe comme si le gouvernement ne se contente que d’expédier les affaires courantes et de ne gérer que le quotidien, alors qu’il a pour mission de mettre en pratique la politique du Chef de l’Etat. Le laxisme du gouvernement constaté par tous, s’est également illustré par l’affaire Rayan pour laquelle les Centrafricains croupissent en prison sans qu’ils ne soient fixés sur leur sort et c’est la préoccupation de personne. Pire encore, treize jeunes ont été froidement abattus à Bakouma, le 28 mars 2012. Le gouvernement semble afficher son indifférence totale comme si les personnes assassinées à Bakouma n’étaient pas des Centrafricains. Là encore, la procédure traîne pour finalement échouer dans les oubliettes, alors que sous d’autres cieux, le gouvernement à travers la justice aurait prix l’affaire en main pour parvenir à la manifestation de la vérité. Le gouvernement, en plus de son impassibilité, à régler les problèmes qui se posent, traîne du plomb dans l’aile avec l’affaire des huit logements de l’ASECNA, acquis illégalement par certains dignitaires du régime. Au directeur général de l’ASECNA en visite à Bangui, les autorités centrafricaines avaient fait la promesse de respecter les exigences de cette institution, pour que les villas soient réhabilitées. Mais selon toute vraisemblance, les choses se sont passées autrement et ces villas ont fait l’objet d’un partage entre les dignitaires du régime dont certains, très boulimiques, veulent acheter toute la ville de Bangui. Parmi les dossiers difficiles auxquels le gouvernement était confronté, celui de la Société Centrafricaine de Transports Fluviaux (Socatraf), déclenché par la direction de cette société ressemblait à un casse-tête chinois. Seules des négociations ardues ont pu la sauver du naufrage. Mais après cette tempête, une grogne latente plane encore. Au rythme où le gouvernement parait incapable de résoudre les problèmes qui se posent au pays et au rythme où il brille par sa passivité et les dossiers s’accumulent en empoisonne l’atmosphère sociale, politique et économique, a-t-il encore sa raison d’être ? C’est vrai qu’on ne change pas une équipe qui gagne, mais que fait-on de celle qui échoue ?
Des promesses jamais tenues
Le gouvernement a commencé à connaître dès ses débuts des faiblesses dans le règlement de certaines situations aigües. Les diplômés chômeurs auxquels le Premier Ministre, Chef du gouvernement avait fait brillé des lendemains enchanteurs attendant toujours d’être intégrés dans la Fonction. Ayant assez fait preuve de patience, ils reviennent de temps en temps rappeler au Chef du gouvernement les promesses qu’ils leur avaient faites. Ces promesses sont restées jusque-là sans lendemain, compte tenu de la tension de trésorerie que connaît l’Etat. Depuis 2011, rien ne va plus entre la SODIF et le monde des Affaires en Centrafrique. Au pifomètre, la SODIF crée des contentieux qui exaspèrent les organisations patronales à savoir le GICA et l’UMPC. A bout des nerfs, les patrons de société du secteur formel ont sollicité et obtenu une audience auprès du Premier ministre pour leur traduire de visu, les agissements de la SODIF qui assombrissent l’atmosphère des affaires. L’UMPC et le GICA pensaient que cette question de la SODIF qui est une épine dans les pieds du gouvernement allait assainir le paysage. Le gouvernement, jouant encore les prolongations, les centrales syndicales ont joint pour une première fois leurs voix à celles du patronat, car les agissements de la SODIF peuvent entraîner la fermeture des entreprises et menacer des emplois. Ainsi, les intérêts du patronat et des travailleurs convergent. Malgré ce signal fort, n’a pas osé lever le petit doigt et continue de briller par sa passivité.
De palliatifs en palliatifs
L’incapacité du gouvernement a été aussi constituée dans le règlement de la situation du personnel de la Société Centrafricaine de Transports Fluviaux (SOCATRAF). Le personnel totalise à ce jour, neuf mois d’arriérés de salaires et s’est installé dans la grève depuis près de deux mois. Des solutions ont été pourtant préconisées, mais le gouvernement affiche son incapacité à régler le problème. Cette absence de volonté politique donne l’impression au personnel d’être roulé dans la farine. La Société d’Etat de Gestion des Abattoirs (SEGA) est dans la même situation. Le personnel de la SEGA cumule lui aussi huit d’arriérés de salaires. La délocalisation du marché à bétail du PK13 au PK45 à Bouboui et la fermeture de l’abattoir de Ngola, n’ont pas eu les résultats escompté. Récemment, les bouchers se sont en grève et la capitale Bangui a connu des moments difficiles, voire une rupture de quelques jours dans la livraison de la viande de bœufs le gouvernement a cherché à trouver un palliatif qui est en train d’être expérimentée, mais la situation demeure fragile. A l’Université de Bangui, les professeurs de l’enseignement supérieur ont certes repris les cours, Mais la précarité de la situation ne convainc pas compte tenu des tensions au sein de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA). Les étudiants divisés pour le leadership de l’ANECA, cherchent à en découdre les uns avec les autres. Le gouvernement pris à la gorge, a tenté de trouver des expédients pour calmer la colère des enseignants du supérieur, qui en fin de compte ont suspendu leur grève.
Un gouvernement indifférent
Le gouvernement sur la corde raide, cherche désespérément un temps de répit. Mais les problèmes en suspens se sont tellement accumulés, qu’il ne sait plus à quel saint se vouer. Les fonctionnaires et agents de l’Etat attendent toujours le déblocage total de leurs salaires gelés depuis 1985, dont le gouvernement n’avait évacué qu’un déblocage partiel. Les centrales syndicales sont à l’affût, car depuis un certain temps, le gouvernement donne l’impression d’avoir gelé le dialogue, alors que les prix ont flambé. Avec cette inflation galopante, le panier de la ménagère est réduit à néant et les fonctionnaires peinent à joindre les deux bouts. Pour les syndicats, tout se passe comme si le gouvernement ne se contente que d’expédier les affaires courantes et de ne gérer que le quotidien, alors qu’il a pour mission de mettre en pratique la politique du Chef de l’Etat. Le laxisme du gouvernement constaté par tous, s’est également illustré par l’affaire Rayan pour laquelle les Centrafricains croupissent en prison sans qu’ils ne soient fixés sur leur sort et c’est la préoccupation de personne. Pire encore, treize jeunes ont été froidement abattus à Bakouma, le 28 mars 2012. Le gouvernement semble afficher son indifférence totale comme si les personnes assassinées à Bakouma n’étaient pas des Centrafricains. Là encore, la procédure traîne pour finalement échouer dans les oubliettes, alors que sous d’autres cieux, le gouvernement à travers la justice aurait prix l’affaire en main pour parvenir à la manifestation de la vérité. Le gouvernement, en plus de son impassibilité, à régler les problèmes qui se posent, traîne du plomb dans l’aile avec l’affaire des huit logements de l’ASECNA, acquis illégalement par certains dignitaires du régime. Au directeur général de l’ASECNA en visite à Bangui, les autorités centrafricaines avaient fait la promesse de respecter les exigences de cette institution, pour que les villas soient réhabilitées. Mais selon toute vraisemblance, les choses se sont passées autrement et ces villas ont fait l’objet d’un partage entre les dignitaires du régime dont certains, très boulimiques, veulent acheter toute la ville de Bangui. Parmi les dossiers difficiles auxquels le gouvernement était confronté, celui de la Société Centrafricaine de Transports Fluviaux (Socatraf), déclenché par la direction de cette société ressemblait à un casse-tête chinois. Seules des négociations ardues ont pu la sauver du naufrage. Mais après cette tempête, une grogne latente plane encore. Au rythme où le gouvernement parait incapable de résoudre les problèmes qui se posent au pays et au rythme où il brille par sa passivité et les dossiers s’accumulent en empoisonne l’atmosphère sociale, politique et économique, a-t-il encore sa raison d’être ? C’est vrai qu’on ne change pas une équipe qui gagne, mais que fait-on de celle qui échoue ?













