LE MDI/PS S’EVALUE AVANT LES ELECTIONS DE 2005


Rédigé le Lundi 5 Juillet 2004 à 00:00 | Lu 936 fois | 0 commentaire(s)





L’enjeu des élections générales de 2005 commence à faire bouger les partis politiques. C’est en cela que le Mouvement pour la Démocratie, l’Indépendance et le Progrès Social (MDI/PS) ne veut pas être du reste. Il a organisé le samedi 3 et dimanche 4 juillet 2004 la 3e session de Comité Central au centre Jean XIII. La dite session a regroupé tous les membres du Bureau Politique et les représentants du MDI/PS dans certaines villes de provinces, notamment la Mobaye, la Haute-Kotto, la Lobaye, la Mambéré Kadeï, le Mbomou, la Ouaka, l’Ombella- Mpoko, l’Ouham, l’Ouham-Péndé et la Sangha-Mbaéré.
Les camarades du MDI/PS ont mis à profit ces deux jours non seulement pour former les militants mais également pour examiner les quatre points inscrits à l’ordre du jour, à savoir l’introduction du bureau politique, l’état de la mobilisation avec les rapports du bureau politique, des délégués de province, des organisations de masse comme celle des femmes et celle de la jeunesse. Ils ont réaménagé également le comité central et débattus certains points en divers. L’esprit qui a guidé cette formation politique, c’est la contradiction explosive qui va marquer le contexte social et politique dans la période après transition : « d’un côté, un pouvoir qui dispose d’une majorité à l’Assemblée Nationale et avec un gouvernement sans représentant du MDI/PS et qui mène une politique sans rupture avec le passé, de l’autre la majorité de Centrafricains maintenue dans la misère et qui exige avec raison de vrais changements ».
Ce défi à relever a toute son importance, quand le MDI/PS sait que les conditions d’existence des partis politiques après la transition ne sont pas une messe affaire. Selon le projet de la loi relative aux partis- politiques, on préconise que dorénavant la création d’un parti politique obéira à l’obtention d’au moins 200 signatures des militants dans chaque préfecture et ceci dans les 9 préfectures sur les 16 que compte la République Centrafricaine.
Par contre pour les partis existant déjà, il leur faudrait obtenir 5% des suffrages valablement exprimés lors des élections groupées (présidentielle et législative) pour espérer survivre, sinon, ils vont disparaître de droit. C’est au regard de ce pari d’existence après la transition que le secrétaire général du parti, le ministre Nditifeï monte au créneau. Il exige la redéfinition d’une politique de mobilisation qui doit conduire à la création d’autres cellules et la mise en place des sous fédérations et au besoin des fédérations. Car il n’a pas du tout apprécié que depuis l’existence du parti MDI/PS, il n’y ait pas de sous fédérations et de fédérations. Les débats ont permis de relever que cette démobilisation des militants est due à la crise politico-militaire qui a secoué notre pays et qui a fait perdre à tous les citoyens la confiance aux hommes politiques et aux partis politiques. Les membres du comité central ont aussi estimé que cette démobilisation est imputable également au manque de moyens matériels et financiers pouvant permettre la vulgarisation des idéaux du parti parmi la population.
D’ores et déjà, le comité central qui n’a pas encore arrêté le nom de leur candidat aux prochaines élections présidentielles a tout de même coopté ça et là les noms des candidats susceptibles de les représenter aux législatives.





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