D’entrée de jeu, le Ministre de la Sécurité Publique présente ses excuses aux médias et aux invités pour la spontanéité de cette rencontre et entre dans le vif du sujet.
Il déclare ne pas avoir de grief ni de rancœur contre qui que ce soit mais il est écœuré de constater une recrudescence de banditisme et en sa qualité de Ministre en Charge de la Sécurité Publique, il ne peut se contenter de croiser les bras et de livrer le peuple centrafricain à la bestialité des malfrats. Après avoir résumé un fait poignant qui a ému l’assistance jusqu’aux larmes, le Ministre Ouandé se déclare résolu à prendre toutes les dispositions pour mener à terme les enquêtes diligentées pour que justice soit rendue et que le peuple centrafricain vive dans la quiétude.
De quoi s’agit-il ?
Le Ministre Ouandé raconte la mésaventure d’un couple abattu par trois braqueurs armés qui réclamaient de l’argent au maître de céans après avoir investi la maison. Devant la réponse négative de ce dernier, l’un des malfrats l’abat et fait le même geste pour sa femme et eux de ses cinq enfants. Les bandits se retirent avec un poste téléviseur devant les trois enfants impuissants restés en vie.
Alertée, la police se rend sur des lieux du drame et trouve les trois enfants vivants en transes sur le corps inerte de leur mère et dans un fleuve de larmes. La police a mené des enquêtes et les malfrats vivent sous les verrous en attendant d’être jugés. Le récit de cet acte crapuleux a révolté l’assistance et a provoqué une réaction de colère dans la foule contre les bandits.
Ensuite le ministre Ouandé fait exposer deux pistolets automatiques vendus par Bossongo Yvon et Djdder Innocent à des éléments de la FOMAC nommés respectivement Moustadine et Saded ya ya.
Le général ministre scande avec force « La FOMAC est-elle venue en Centrafrique pour combattre la RCA ou l’aider à instaurer la paix ? » Les mis en cause ont été présentés et mis en prévention.
Un faussaire dont les multiples œuvres ont été exposées, nommé Batnik Patrick, a été présenté devant les médias et toute l’assistance.
Ensuite suivra Alexandre John, faux monnayeur, sujet libérien. Le Ministre annonce qu’il le fera expulser à la prochaine occasion.
Nganafio Moussa a été quant à lui, présenté à l’assistance pour détention illicite de multiples munitions de guerre. Ces munitions en grand nombre ont été étalées par terre pour la curiosité du public.
Enfin Kitiligo Bomme année arrêté pour falsification de documents officiels l’autorisant à acheter et à vendre des munitions de chasse sur toute l’étendue du territoire centrafricain a été présenté au public ainsi que les cartons de munitions saisies lors de leur embarcation dans un véhicule.
Après avoir passé les incriminés devant les médias et les autres invités , ceci accompagné des preuves à conviction, le Ministre Ouandé pose la question au peuple centrafricain, selon ses propres dires, de savoir ce qu’il doit faire des bandits arrêtés.
Il se dit mortifié par les actes de barbarie et de banditisme perpétrés chaque jour sur le territoire centrafricain et sur le peuple centrafricain pauvre qui n’aspire qu’à la paix et à gagner honnêtement sa vie.
Il promet pour finir qu’il fera toujours appel aux médias pour les prendre à témoin car il ne faut pas que l’on lui prête des intentions funestes.
Le banditisme est un fléau qui entrave la quiétude de la population et l’empêche de vaquer librement à ses activités quotidiennes.
Il est nécessaire que l’Office Centrafricain de la Répression du Banditisme (OCRB) soit doté de moyens humains et logistiques pour mener à bien la mission à lui confiée par le peuple Centrafricain qui veut vivre en paix.
Bonne lutte contre l’illégalité!