Le Confident : Les routes occupent une place importante dans l’économie d’un pays, parce qu’elles permettent la circulation des personnes et des biens, et elles développent les échanges. Pouvez-vous situer l’opinion sur la politique du gouvernement en matière de construction d’infrastructures routières ?
Jean Prosper Wodobode : La mission dévolue au Ministère de l’Equipement, des Travaux Publics et du Désenclavement est d’assurer le désenclavement intérieur et extérieur du pays à travers la construction, la réhabilitation et l’entretien des infrastructures de transports afin de favoriser la croissance économique de la République Centrafricaine. Il planifie, coordonne, exécute et suit les actions du Gouvernement en matière de gestion des infrastructures de transports. Pour atteindre les objectifs fixés par le Chef de l’Etat, chaque année, le Ministère de l’Equipement, des Travaux Publics et du Désenclavement arrêt un programme prévisionnel des actions à mener ceci en lien étroit avec le Programme d’Actions Prioritaires (PAP) du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP 2). Le financement du réseau routier provient de diverses ressources (Etat, Fonds d’Entretien Routier et les Partenaires Techniques et Financiers tels que la Banque Mondiale, l’Union Européenne, la Banque Africaine de Développement et autres). Il est important de signaler que les fonds mobilisés par le Trésor Public émanent des instructions fermes du Chef de l’Etat pour désenclaver en urgence certaines zones où la population n’a pas accès aux infrastructures sociales telles que les centres de santé, les marchés communautaires, les écoles… en appui à l’insuffisance de la capacité financière du Fonds d’Entretien Routier de répondre à tous les besoins de la population. Le budget annuel alloué à l’entretien routier avoisine péniblement les deux milliards six cent millions (2.600.000.000) francs CFA.
Actuellement, les routes et les ouvrages d’arts de Bangui et des provinces sont délabrés. Quelles sont les dispositions prises par votre département pour réfectionner les ponts et les routes à Bangui et dans l’intérieur du pays ?
Pendant la réalisation de ces ouvrages après l’indépendance, toutes les mesures techniques étaient prises pour les dimensionner. La population de la ville de Bangui s’est accrue, la verdure au flanc des Collines des Bas Oubangui qui protégeait le sol est aujourd’hui détruite à cause des habitations depuis le centre ville jusqu’au PK 12 dans la sortie Nord. La vitesse d’écoulement des eaux pluviales à temps T dans ces ouvrages est devenue plus forte de sorte qu’ils ne peuvent pas les contenir avec parfois des ordures ménagères, conséquences, ils commencent à se détériorer petit à petit et finir par s’écrouler. En ce qui concerne les mesures d’interventions, le financement de certains ouvrages sont acquis, la procédure de passation des marchés est en cours, pour les autres les études techniques sont élaborés en commun accord avec le Ministère de l’Urbanisme et de la Reconstruction des Edifices Publiques, Maître d’Ouvrage, la Municipalité de Bangui, Bénéficiaire et nous sommes à la recherche de financement auprès de nos partenaires car les coûts des travaux sont très élevés pour être supporter par le Trésor Public. En ce qui concerne les actions à l’intérieur du pays, des travaux de réhabilitation de certains axes prioritaires et des ponts sont en cours à savoir Mbaïki-Boda, Berberati-Gamboula, Baoro-Bouar, Dékoa-Sibut et la construction du pont Batouri à Berberati. Nous disposons en ce moment le Programme d’Actions Prioritaires (PAP) du DSRP2 à mettre en œuvre de 2011 à 2015. C’est ainsi que dans le cadre de la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre de PAP du DSRP2, le Ministre de l’Equipement, des Travaux Publics et Désenclavement a signé les protocoles d’entente avec deux Sociétés Chinoises à savoir : China Gezhouba International Engineering et China First Highway Engineering Compagny Ltd (FHEC) relatif aux études de faisabilité technique, économique, environnementale et sociale pour les travaux (i) d’aménagement et de bitumage du réseau de désenclavement extérieur et intérieur (ii) de réhabilitation des routes régionales et pistes rurales (iii) de construction de chemin de fer Bangui-Bélabo et Bangui-Nyala et Bangui-Ouesso (iv) de construction du pont Bangui Zongo et des ponts en remplacement des bacs (v) de bitumage de la voirie de la ville de Bangui. Nous rencontrerons très prochainement d’autres partenaires pour en discuter avec eux.
Une société chinoise devait réhabiliter l’avenue des Martyrs. A quelle date démarrera la réalisation de ce projet ?
Il est indispensable de rappeler qu’en date du 6 décembre 2010, Son Excellence Monsieur le président de la République, Chef de l’Etat, a reçu en audience une délégation chinoise de l’entreprise China International Fund (CIF) qui est venue annoncer au Président de la République la décision de son Président Directeur Général d’entamer les études techniques en vue de la réhabilitation de la voie expresse entre PK 0 (Centre ville) et l’Aéroport International Bangui M’Poko en prélude à son investiture prévue en janvier 2011. Cette société a entamé la mobilisation de son matériel en signant un contrat de prestation le 14 juin 2011 avec la société de transit dénommée Approvisionnement International Service (AIS). Jusqu’au 13 septembre 2011, cette société n’a pu faire acheminer sur Bangui que 7 conteneurs sur 16 parqués au port de Douala. Le site devant recevoir leurs concasseurs a été aménagé au PK 55 sur la route de Damara. Les travaux vont démarrer dès que tout le matériel de l’entreprise sera mobilisé.
A quelle étape se situe la réhabilitation du tronçon Bouar-Garoua-Boulaï ?
La situation des chantiers routiers de Bouar à Garoua Boulaï se présente comme suit : Du Pk 0 à Pk 33,8, Entreprise SOGEA SATOM ; démarrage : 7 mars 2011. Achèvement : 6 mars 2013. Du PK 33,8 à PK 73,8, Entreprise SOGEA SATOM ; démarrage : 25 janvier 2010. Achèvement : 24 décembre 2011. Du PK 73,8 à Pk 107,8, Entreprise SINOHYDRO ; démarrage : 14 novembre 2009. Achèvement : 13 novembre 2011. Du PK 107,8 à PK 155,5 ; démarrage : 29 octobre 2009. Achèvement : 28 mars 2012.
La situation des travaux au 31 décembre est la suivante. Lot 1 A : Entreprise SOGEA SATOM (Fambélé-Pk 33, 771 (40 Km). Imprégnation achevée à 100% ; couche de base en GRH, achevée à 75% ; le béton bitumineux achevé à 75% ; les ouvrages sont achevés. Il reste la pose des panneaux de signalisation verticale et le marquage sur la chaussée. Lot 1 B : Entreprise SOGEA SATOM (Bouar- 33,777 Km). Débroussement, découpage, plateforme sont achevés à 79% ; imprégnation achevée à 29% ; couche de base en GRH, achevée à 25% ; le béton bitumineux achevé à 20%. Lot 2 : Entreprise SINOHYDRO (Fambélé-Baboua 34 Km). Imprégnation achevée à 100% ; couche de fondation en GRH, achevée à 100% ; le béton bitumineux achevé à 100%, les ouvrages sont achevés. L’Entreprise envisage finir l’ensemble des travaux fin janvier. Lot 2 : Entreprise CCCC (Baboua-Garoua-Boulaï 47 Km). Imprégnation achevée à 53% ; couche de fondation en GRH, achevée à 53% ; le béton bitumineux achevé à 21%, les ouvrages sont achevés. L’Entreprise envisage de finir l’ensemble des travaux d’ici fin juin 2012.
Les entreprises centrafricaines œuvrant dans le domaine des BTP sont souvent critiquées parce qu’elles n’exécutent pas dans les normes les marchés qu’elles gagnent. Comment peut-on expliquer l’inefficacité de ces entreprises ?
Les difficultés auxquelles les Entreprises centrafricaines se sont confrontées sont de quatre ordres d’après mes constats : L’insuffisance du matériel exigée par l’Administration dans les clauses de marché en vue d’exécuter les travaux dans le délai ; L’insuffisance de main-d’œuvre qualifiée ; La mauvaise organisation du chantier ; La mauvaise gestion des ressources.
Avez-vous un message particulier à l’endroit de la population et des partenaires au développement ?
La République Centrafricaine est un pays enclavé, il est constitué d’un réseau routier vaste couvrant 24.307 Km de routes nationales (22%), 3761 Km de routes régionales (15%), 15.000 Km de routes nationales, (soit 3 %) sont bitumés. A cela s’ajoutent les 155 Km de routes en train d’être bitumées entre Bouar et Garoua-Boulaï. L’un des défis auxquels le Gouvernement tente de relever porte sur l’éloignement des ports maritimes, l’enclavement intérieur caractérisé par (i) l’insuffisance et la dégradation très avancée des infrastructures routières, inégalement réparties sur le territoire national vaste de 623.000 Km2 (ii) l’inexistence d’infrastructures ferroviaires de transports constitue un levier incontournable au soutien à la croissance en RCA. Donc, à la population nous disons que le Gouvernement n’est pas insensible à leur préoccupation de tous les jours qui consiste à avoir des routes praticables. A nos Partenaires Techniques et Financiers, nous lançons un vibrant appel pour leur soutien dans la réalisation de nombreux projets contenus dans le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP2).
Jean Prosper Wodobode : La mission dévolue au Ministère de l’Equipement, des Travaux Publics et du Désenclavement est d’assurer le désenclavement intérieur et extérieur du pays à travers la construction, la réhabilitation et l’entretien des infrastructures de transports afin de favoriser la croissance économique de la République Centrafricaine. Il planifie, coordonne, exécute et suit les actions du Gouvernement en matière de gestion des infrastructures de transports. Pour atteindre les objectifs fixés par le Chef de l’Etat, chaque année, le Ministère de l’Equipement, des Travaux Publics et du Désenclavement arrêt un programme prévisionnel des actions à mener ceci en lien étroit avec le Programme d’Actions Prioritaires (PAP) du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP 2). Le financement du réseau routier provient de diverses ressources (Etat, Fonds d’Entretien Routier et les Partenaires Techniques et Financiers tels que la Banque Mondiale, l’Union Européenne, la Banque Africaine de Développement et autres). Il est important de signaler que les fonds mobilisés par le Trésor Public émanent des instructions fermes du Chef de l’Etat pour désenclaver en urgence certaines zones où la population n’a pas accès aux infrastructures sociales telles que les centres de santé, les marchés communautaires, les écoles… en appui à l’insuffisance de la capacité financière du Fonds d’Entretien Routier de répondre à tous les besoins de la population. Le budget annuel alloué à l’entretien routier avoisine péniblement les deux milliards six cent millions (2.600.000.000) francs CFA.
Actuellement, les routes et les ouvrages d’arts de Bangui et des provinces sont délabrés. Quelles sont les dispositions prises par votre département pour réfectionner les ponts et les routes à Bangui et dans l’intérieur du pays ?
Pendant la réalisation de ces ouvrages après l’indépendance, toutes les mesures techniques étaient prises pour les dimensionner. La population de la ville de Bangui s’est accrue, la verdure au flanc des Collines des Bas Oubangui qui protégeait le sol est aujourd’hui détruite à cause des habitations depuis le centre ville jusqu’au PK 12 dans la sortie Nord. La vitesse d’écoulement des eaux pluviales à temps T dans ces ouvrages est devenue plus forte de sorte qu’ils ne peuvent pas les contenir avec parfois des ordures ménagères, conséquences, ils commencent à se détériorer petit à petit et finir par s’écrouler. En ce qui concerne les mesures d’interventions, le financement de certains ouvrages sont acquis, la procédure de passation des marchés est en cours, pour les autres les études techniques sont élaborés en commun accord avec le Ministère de l’Urbanisme et de la Reconstruction des Edifices Publiques, Maître d’Ouvrage, la Municipalité de Bangui, Bénéficiaire et nous sommes à la recherche de financement auprès de nos partenaires car les coûts des travaux sont très élevés pour être supporter par le Trésor Public. En ce qui concerne les actions à l’intérieur du pays, des travaux de réhabilitation de certains axes prioritaires et des ponts sont en cours à savoir Mbaïki-Boda, Berberati-Gamboula, Baoro-Bouar, Dékoa-Sibut et la construction du pont Batouri à Berberati. Nous disposons en ce moment le Programme d’Actions Prioritaires (PAP) du DSRP2 à mettre en œuvre de 2011 à 2015. C’est ainsi que dans le cadre de la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre de PAP du DSRP2, le Ministre de l’Equipement, des Travaux Publics et Désenclavement a signé les protocoles d’entente avec deux Sociétés Chinoises à savoir : China Gezhouba International Engineering et China First Highway Engineering Compagny Ltd (FHEC) relatif aux études de faisabilité technique, économique, environnementale et sociale pour les travaux (i) d’aménagement et de bitumage du réseau de désenclavement extérieur et intérieur (ii) de réhabilitation des routes régionales et pistes rurales (iii) de construction de chemin de fer Bangui-Bélabo et Bangui-Nyala et Bangui-Ouesso (iv) de construction du pont Bangui Zongo et des ponts en remplacement des bacs (v) de bitumage de la voirie de la ville de Bangui. Nous rencontrerons très prochainement d’autres partenaires pour en discuter avec eux.
Une société chinoise devait réhabiliter l’avenue des Martyrs. A quelle date démarrera la réalisation de ce projet ?
Il est indispensable de rappeler qu’en date du 6 décembre 2010, Son Excellence Monsieur le président de la République, Chef de l’Etat, a reçu en audience une délégation chinoise de l’entreprise China International Fund (CIF) qui est venue annoncer au Président de la République la décision de son Président Directeur Général d’entamer les études techniques en vue de la réhabilitation de la voie expresse entre PK 0 (Centre ville) et l’Aéroport International Bangui M’Poko en prélude à son investiture prévue en janvier 2011. Cette société a entamé la mobilisation de son matériel en signant un contrat de prestation le 14 juin 2011 avec la société de transit dénommée Approvisionnement International Service (AIS). Jusqu’au 13 septembre 2011, cette société n’a pu faire acheminer sur Bangui que 7 conteneurs sur 16 parqués au port de Douala. Le site devant recevoir leurs concasseurs a été aménagé au PK 55 sur la route de Damara. Les travaux vont démarrer dès que tout le matériel de l’entreprise sera mobilisé.
A quelle étape se situe la réhabilitation du tronçon Bouar-Garoua-Boulaï ?
La situation des chantiers routiers de Bouar à Garoua Boulaï se présente comme suit : Du Pk 0 à Pk 33,8, Entreprise SOGEA SATOM ; démarrage : 7 mars 2011. Achèvement : 6 mars 2013. Du PK 33,8 à PK 73,8, Entreprise SOGEA SATOM ; démarrage : 25 janvier 2010. Achèvement : 24 décembre 2011. Du PK 73,8 à Pk 107,8, Entreprise SINOHYDRO ; démarrage : 14 novembre 2009. Achèvement : 13 novembre 2011. Du PK 107,8 à PK 155,5 ; démarrage : 29 octobre 2009. Achèvement : 28 mars 2012.
La situation des travaux au 31 décembre est la suivante. Lot 1 A : Entreprise SOGEA SATOM (Fambélé-Pk 33, 771 (40 Km). Imprégnation achevée à 100% ; couche de base en GRH, achevée à 75% ; le béton bitumineux achevé à 75% ; les ouvrages sont achevés. Il reste la pose des panneaux de signalisation verticale et le marquage sur la chaussée. Lot 1 B : Entreprise SOGEA SATOM (Bouar- 33,777 Km). Débroussement, découpage, plateforme sont achevés à 79% ; imprégnation achevée à 29% ; couche de base en GRH, achevée à 25% ; le béton bitumineux achevé à 20%. Lot 2 : Entreprise SINOHYDRO (Fambélé-Baboua 34 Km). Imprégnation achevée à 100% ; couche de fondation en GRH, achevée à 100% ; le béton bitumineux achevé à 100%, les ouvrages sont achevés. L’Entreprise envisage finir l’ensemble des travaux fin janvier. Lot 2 : Entreprise CCCC (Baboua-Garoua-Boulaï 47 Km). Imprégnation achevée à 53% ; couche de fondation en GRH, achevée à 53% ; le béton bitumineux achevé à 21%, les ouvrages sont achevés. L’Entreprise envisage de finir l’ensemble des travaux d’ici fin juin 2012.
Les entreprises centrafricaines œuvrant dans le domaine des BTP sont souvent critiquées parce qu’elles n’exécutent pas dans les normes les marchés qu’elles gagnent. Comment peut-on expliquer l’inefficacité de ces entreprises ?
Les difficultés auxquelles les Entreprises centrafricaines se sont confrontées sont de quatre ordres d’après mes constats : L’insuffisance du matériel exigée par l’Administration dans les clauses de marché en vue d’exécuter les travaux dans le délai ; L’insuffisance de main-d’œuvre qualifiée ; La mauvaise organisation du chantier ; La mauvaise gestion des ressources.
Avez-vous un message particulier à l’endroit de la population et des partenaires au développement ?
La République Centrafricaine est un pays enclavé, il est constitué d’un réseau routier vaste couvrant 24.307 Km de routes nationales (22%), 3761 Km de routes régionales (15%), 15.000 Km de routes nationales, (soit 3 %) sont bitumés. A cela s’ajoutent les 155 Km de routes en train d’être bitumées entre Bouar et Garoua-Boulaï. L’un des défis auxquels le Gouvernement tente de relever porte sur l’éloignement des ports maritimes, l’enclavement intérieur caractérisé par (i) l’insuffisance et la dégradation très avancée des infrastructures routières, inégalement réparties sur le territoire national vaste de 623.000 Km2 (ii) l’inexistence d’infrastructures ferroviaires de transports constitue un levier incontournable au soutien à la croissance en RCA. Donc, à la population nous disons que le Gouvernement n’est pas insensible à leur préoccupation de tous les jours qui consiste à avoir des routes praticables. A nos Partenaires Techniques et Financiers, nous lançons un vibrant appel pour leur soutien dans la réalisation de nombreux projets contenus dans le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP2).














