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INTERNATIONAL
LE RECENSEMENT–PAIEMENT FAIT ECOLE AU CAMEROUN
Le gouvernement camerounais a entrepris de faire la guerre aux fonctionnaires et agents de l’État indélicats. Il vient de déclencher un contrôle pour une lessive du fichier de la Fonction Publique. Les résultats communiqués donnent le vertige. Plus de 5 milliards de détournement sont enregistrés mensuellement. On parle d’un véritable réseau mafieux qui se sucrait mensuellement sur le dos de l’Etat. Certains fonctionnaires ont doublé, triplé, voire quadruplé leurs salaires. Il a été facile aux autorités de déceler ces artifices. Au grand dam des contrôleurs, même des enfants de 16 ans et nourrissons étaient inscrits sur les fichiers et l’Etat leur versait mensuellement de salaire alors qu’il fallait avoir l’âge de la maturité (21 ans) pour être recruté dans la fonction publique camerounaise.
La publication du rapport de contrôle fait avec minutie risque de provoquer l’indignation de l’opinion publique camerounaise. Le gouvernement quant à lui s’est saisi de la question et a promis de ne pas lésiner sur les moyens. La fonction publique dans nos pays est–elle devenue une vache à lait, une journalière où chacun y trouve son beurre ? L’exemple du Cameroun où l’enquête menée avec sérénité et le plus grand sérieux a donné des résultats probants doit servir de leçon aux autres Etats qui seraient tentés de s’inspirer de l’initiative centrafricaine. En République centrafricaine, le recensement–paiement a posé beaucoup plus de problèmes qu’il en a résolus. La grogne dans la fonction publique est visible. Les agents suspendus attendent toujours d’être traduits en conseil de discipline de la fonction publique. La liste de certains départements ministériels déclarés par les autorités de névralgiques n’ont pas été rendus publics. Au finish, juste 71 millions ont été dégagés par mois alors que les Institutions de Bretton Woods exigeaient 6oo millions de francs CFA. La situation réelle de la masse salariale n’a pas été communiquée alors que le gouvernement parle de transparence. Si l’exemple de la méthode de travail du Cameroun pouvait être suivi, peut-être qu’on en serait pas là à se mordre les doigts et pourtant le gouvernement centrafricain est le premier à avoir initié cette méthode qui fait aujourd’hui école. La Rédaction
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Jeudi 22 Décembre 2005
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