Tout le monde pensait que le seul objet de la visite du Président Idriss Deby était de prêcher un dialogue au sein de la classe politique centrafricaine. Alors que d’autres points étaient au menu entre autres la question de la sécurisation des frontières communes RCA-TCHAD. S’il est vrai que la question qui préoccupe pour l’heure reste celle de la crise postélectorale que connaît le pays, il n’en demeure pas moins que d’autres points restent en suspens. D’ailleurs, cette visite du numéro un tchadien a permis aux deux homologues de faire un état des lieux. D’abord la question de la crise postélectorale qui constitue la véritable pomme de discorde se pose avec acuité. La situation politique et socio-économique en République Centrafricaine ne peut normalement laisser indifférent personne.
Telle a été la raison pour laquelle l’envoyé spécial de l’Organisation Internationale de la Francophonie M. Pierre Buyoya, outillé pour les problèmes centrafricains a pris la peine de rejoindre et de mettre à contribution le Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). Ainsi les deux personnalités une fois à Bangui, ont déployé leurs efforts pour résoudre cette crise en rencontrant les deux parties (opposition et pouvoir). Selon les sources concordantes, le Président Idriss Deby aurait demandé explicitement à son homologue centrafricain de s’ouvrir à l’opposition qui jusque-là, n’est pas en odeur de sainteté avec le pouvoir. Il s’agit en fait de proposer à François Bozize l’expérience de la cohabitation qui a payé chez lui au Tchad, car depuis ces derniers temps, le pouvoir tchadien s’est résolu de conjuguer avec son opposition armée et politique. Et la quiétude semble gagner de plus en plus le Tchad contrairement à la République Centrafricaine qui se trouve au bord du gouffre. Aujourd’hui, cette crise a eu une conséquence fâcheuse sur la vie de la nation. Les résultats des agissements égoïstes du pouvoir ne se sont pas faits attendre. Depuis 2011, il y a multiplication des groupes armées non identifiées sur le territoire, accroissement de la pauvreté sous toutes ses formes (malnutrition, famine, maladie), tarissement, voire sécheresse des aides financières des institutions de Bretton-Woods ou des pays riches tous minés par la crise financière, décision unilatérale du pouvoir sur la gestion du pays. Outre, avec l’annonce du départ des Forces Multinationales de l’Afrique Centrale à l’horizon 2013, le Chef d’Etat tchadien craint que le tissu sécuritaire entre leurs deux pays puisse être menacé surtout que le pétrole tchadien est en exploitation. Cependant ce conseil d’ami ne semble pas rencontrer l’agrément du Président François Bozize. Il y va de la démarche entreprise par ce dernier pour rencontrer l’opposition centrafricaine qui pense que ce dernier manque de volonté politique réelle d’aller à un dialogue. Mais une chose est sûre est qu’il n’y a pas que le climat qui se dérègle.
Tout le système donne l’impression de marcher à travers. Ce qui pourrait dépasser l’entendement de plus d’un, ni l’opposition, ni la majorité présidentielle n’a levé un seul petit doigt de la main pour décrier, voire dénoncer cette léthargie qui plane sur le pouvoir. C’est comme si la raison était devenue folie, le bon sens une absurdité. Ceux dont c’est le métier qui ont bradé leur cerveau à passer des concours difficiles restent, regardent le train de leur carrière passer sans bouger. Au demeurant, le pouvoir de Bangui doit savoir que ces méthodes peu orthodoxes obscurcissent l’avenir de la nation. Et la seule victime de ce désordre organisé par le pouvoir sensé œuvrer pour le développement du pays reste le peuple.
Telle a été la raison pour laquelle l’envoyé spécial de l’Organisation Internationale de la Francophonie M. Pierre Buyoya, outillé pour les problèmes centrafricains a pris la peine de rejoindre et de mettre à contribution le Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). Ainsi les deux personnalités une fois à Bangui, ont déployé leurs efforts pour résoudre cette crise en rencontrant les deux parties (opposition et pouvoir). Selon les sources concordantes, le Président Idriss Deby aurait demandé explicitement à son homologue centrafricain de s’ouvrir à l’opposition qui jusque-là, n’est pas en odeur de sainteté avec le pouvoir. Il s’agit en fait de proposer à François Bozize l’expérience de la cohabitation qui a payé chez lui au Tchad, car depuis ces derniers temps, le pouvoir tchadien s’est résolu de conjuguer avec son opposition armée et politique. Et la quiétude semble gagner de plus en plus le Tchad contrairement à la République Centrafricaine qui se trouve au bord du gouffre. Aujourd’hui, cette crise a eu une conséquence fâcheuse sur la vie de la nation. Les résultats des agissements égoïstes du pouvoir ne se sont pas faits attendre. Depuis 2011, il y a multiplication des groupes armées non identifiées sur le territoire, accroissement de la pauvreté sous toutes ses formes (malnutrition, famine, maladie), tarissement, voire sécheresse des aides financières des institutions de Bretton-Woods ou des pays riches tous minés par la crise financière, décision unilatérale du pouvoir sur la gestion du pays. Outre, avec l’annonce du départ des Forces Multinationales de l’Afrique Centrale à l’horizon 2013, le Chef d’Etat tchadien craint que le tissu sécuritaire entre leurs deux pays puisse être menacé surtout que le pétrole tchadien est en exploitation. Cependant ce conseil d’ami ne semble pas rencontrer l’agrément du Président François Bozize. Il y va de la démarche entreprise par ce dernier pour rencontrer l’opposition centrafricaine qui pense que ce dernier manque de volonté politique réelle d’aller à un dialogue. Mais une chose est sûre est qu’il n’y a pas que le climat qui se dérègle.
Tout le système donne l’impression de marcher à travers. Ce qui pourrait dépasser l’entendement de plus d’un, ni l’opposition, ni la majorité présidentielle n’a levé un seul petit doigt de la main pour décrier, voire dénoncer cette léthargie qui plane sur le pouvoir. C’est comme si la raison était devenue folie, le bon sens une absurdité. Ceux dont c’est le métier qui ont bradé leur cerveau à passer des concours difficiles restent, regardent le train de leur carrière passer sans bouger. Au demeurant, le pouvoir de Bangui doit savoir que ces méthodes peu orthodoxes obscurcissent l’avenir de la nation. Et la seule victime de ce désordre organisé par le pouvoir sensé œuvrer pour le développement du pays reste le peuple.













