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SOCIETE
LES EX-LIBERATEURS: CES ASSOIFFES DE SANG
Le débat sur l’insécurité tant dans l’arrière pays que dans la Capitale centrafricaine refait surface puisque le comportement antisocial tant décrié des libérateurs fait désormais partie du lot quotidien de la population. Il ne se passe pas un seul jour, sans que l’on soit mis au parfum de leurs agissements ataviques.
Le 26 janvier dernier à 20 heures, derrière l’école Gobongo, le libérateur Bango Célestin, connu sous le sobriquet de « célé » a une fois de plus démontré ses pulsions schizophréniques. Il s’en est pris à M. Sana Daniel, tailleur de son état qu’il a accusé d’être le voleur de la roue de son BJ75. Le lieutenant Bango a déclaré que : «c’est vous les mandja de Gobongo qui avez organisé le vol de la roue de secours de mon véhicule ; en l’occurrence toi Sana ». Sur ces mots, le lieutenant a dégaine son pistolet et a tiré trois coups de feu en direction de Sana qui n’ont pas détonné. Furieux, il a tiré un quatrième coup contre le mûr d’une maison qui encore une fois de plus, n’a pas produit d’effet Voyant que son pistolet n’a pas honoré ses vœux, il a rétorqué à Sana en ces termes : « remercie ton Dieu. Tu as de la chance sinon, j’allais te tuer comme un poulet ». Le samedi dernier, aux environs de 22 heures sur l’avenue Koudoukou et à proximité de l’hôpital Malimaka, c’est au tour de deux auxiliaires de la FICU de semer la panique en provoquant les morts d’hommes. En effet, ces deux auxiliaires ont arrêté le conducteur du taxi 7252 en la personne de Danzouma Mahamat. Il semblerait que ces auxiliaires ont voulu l’emmener à un lieu pas très sûr. Mahamat ayant compris leur jeu, a refusé de s’obtempérer. Devant son refus, l’un des deux auxiliaires qui se trouvait dans la cabine arrière du taxi, s’est levé pour bloquer les mains du conducteur afin que son collègue qui se trouve aux côtés du chauffeur puisse le menotter. Ces actes de brutalité, ont fait perdre à Mahamat, le contrôle du volant. C’est ainsi que la voiture, abandonnée à elle-même, s’est butée contre un poteau électrique faisant ainsi deux victimes sur le champ. Quant à Mahamat, il sera manu militari conduit dans les geôles de la FICU. Au regard de tout ce qui précède, l’on se pose la question de savoir si la vie humaine a- telle encore un sens dans ce pays ? face aux comportements inhumains de ces libérateurs qui trouvent du plaisir à faire couler le sang des centrafricains ou à mettre brutalement fin à leur vie, cette vie n’a aucun sens. Et comme dans ce pays, l’impunité est érigé en système de gouvernement, que les violations délibérées des libertés fondamentales sont institutionnalisées par les autorités politiques, la vie humaine, pourtant sacrée et consacrée par l’article 1er de la Constitution centrafricaine, n’est plus que vain mot. En attendant que le ciel s’ouvre pour insuffler au Président de la République, Chef suprême de l’Armée et Ministre en charge de la Défense, de mettre ses brebis égarées dans la cage, c’est la paisible population centrafricaine qui paie les frais de ces agissements. Fleury - K
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Mercredi 1 Février 2006
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