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POLITIQUE
LES ORGANISATIONS HUMANITAIRES TIRENT LA SONNETTE D’ALARME SUR LA SITUATION DANS LE NORD
Enfant mal nourri dans le nord du pays (photo OCHA)
Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés M. Antonio Guterres, a dit le 12 janvier à Genève, au cours d’une rencontre pour lancer le programme de plaidoyer avec les bailleurs de fonds du Processus d’Appels Humanitaires Consolidés connus comme le « CAP », que la situation humanitaire en Centrafrique pourra devenir une grave tragédie humanitaire des plus désastreuse, parce que négligée par les bailleurs de fonds internationaux. Il a signifié de même que c’est à cause d’un manque d’intérêt des médias, qui ne font pas écho de la tragédie humanitaire dans le nord. Le Haut Commissaire a exhorté la communauté internationale à réagir pour éviter le pire, et a déploré le fait qu’il manque de financement des grands bailleurs de fonds pour prévenir ce désastre pour le pays.
La situation humanitaire du nord du pays est en train de s’aggraver, d’après la porte-parole de OCHA à Genève, Elisabeth Byrs. En fait, OCHA se dit préoccupée par la dégradation des conditions de vie au niveau de la sous préfecture de la zone de Markounda dans l’Ouham, où une instabilité persistante résulte en que l’économie soit systématiquement détruite. Selon les informations disponibles chez le porte-parole Maurizio Giuliano, autour de 4.000 personnes auraient étés déplacés dans la préfecture de Ouham depuis les derniers jours de décembre, dont 2.000 auraient fui vers le Tchad voisin (le HCR dénombre déjà plus de 40.000 personnes qui ont trouvé refuge au Tchad voisin), et 2.000 autres seraient dispersées dans la brousse. Nations Unies a reçu des messages du terrain, selon lesquels les populations dispersées dans la brousse manqueraient cruellement de nourritures, de médicaments, et d’abris convenables. La Croix Rouge centrafricaine a tiré aussi la sonnette d’alarme sur une autre situation dans la Mambéré Kadéï. Il y aurait plus de 700 personnes déplacées, dont les acteurs humanitaires tels que la même Croix Rouge et la cellule humanitaire des Nations Unies, se disent très inquiets pour leur situation en médicament et nourriture, dans un pays où les conditions alimentaires et sanitaires de la population sont déjà très précaires. L’accès dans ces zones est difficile, du fait que même certaines ONGs humanitaires auraient déjà quitté la zone de Markounda, où ils craignent pour leur sécurité. On dit parfois que la crise humanitaire centrafricaine est invisible ou silencieuse. Mais en fait, quand un enfant meure par suite d’une maladie soignable telles que la diarrhée ou le paludisme, la crise est claire pour tous, car si les gens mangent et dorment normalement, et s’ils avaient des simples médicaments, cela leur éviterait des maladies et leur permettrait de résister à certaines situations de maladies telles que la diarrhée et le paludisme, dont sont souvent victimes les enfants. Dans son plaidoyer pour la RCA, les agences de Nations Unies et les autres acteurs humanitaires participants dans le CAP ont mis l’accent sur les secteurs alimentaire, nutritionnel, et éducationnel, entre autres. En effet, ces maladies combinées avec l’insuffisance de nourriture, constituent déjà une catastrophe pour le pays. Nations Unies craint aussi pour manque de financement. Les bailleurs de fonds ne se mobilisent pas tellement pour financer le volet humanitaire en République Centrafricaine. Selon M. Giuliano, beaucoup de pays ont contribués dans le contexte du CAP dans les derniers années: Suède, Danemark, Allemagne, Finlande, Irlande, Italie, Pays-Bas, Norvège, Etats-Unis, ainsi que la Banque Mondiale. Au dehors du CAP, même Israël, Libye, Japon, et évidemment la France et la Chine, ainsi que l'Union Européenne, ont donné de l'aide humanitaire. Mais les fonctionnaires qui s'occupent du CAP insistent que les besoins sont beaucoup plus hauts, et il faudra 100% du financement du CAP, et non le 30% ou 40% comme dans les dernières années, pour que la crise humanitaire puisse commencer a être renversée. Modeste J. Poubalandji
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Mercredi 1 Février 2006
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