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Samedi 11 Février 2012
8:20
REGIONS

Les Impôts frappent les taxis-motos à Bambari

A Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, les conducteurs et propriétaires des taxis-motos se sont levés le mercredi 28 juillet 2010, avec une véritable Chappe de plomb sur la tête. Alors que depuis le début de l’année, les exploitants des taxis-motos, qui foisonnent dans la ville de Bambari, se la coutaient douce, le directeur régional des Impôts et des Domaines a décidé de faire respecter la loi.





De presque 200 taxis-motos que compte la ville de Bambari, aucun propriétaire n’a songé passer à la caisse du fisc pour régler les droits afférents à l’exercice de ce mode de transport. Pour les propriétaires des taxis-motos, on se croirait dans une jungle, où quelqu’un se lève un beau matin, commence à exercer une activité hautement lucrative, sans penser à verser un seul franc aux caisses de l’Etat. Comment l’Etat peut-il faire face à ses dépenses régaliennes, si tous les citoyens se mettent à exercer dans le domaine du commerce, des transports et autres, sans songer à s’acquitter des droits que leur impose la loi des Finances.

Les échéances données aux propriétaires et exploitants de taxis-motos étant largement dépassées, le directeur régional des Impôts et des Domaines de la Ouaka a décidé de frapper fort. Il a donc fait assaisonner 200 taxis-motos par les services compétents pour obliger ces dernièrs à être en règle. La taxe prévue annuellement pour l’exploitation des taxis-motos est de 53.270 frs. Connaissant les difficultés des uns et des autres, les Impôts ont facilité la tâche en scindant en trois tranches le paiement de cet impôt libératoire, qui n’est qu’un forfait fixé par l’Etat. Echelonnés, ces taxis devaient être payés pour le tiers, avant le 1er février 2010, la seconde tranche intervenant avant le 15 avril 201 et la dernière avant le 15 juin 2010. Mais malgré ces échéances raisonnables, aucun propriétaire de taxi-moto de Bambari n’a songé s’acquitter de ses droits. La blague amère n’ayant que trop durer, la direction régionale des Impôts et des Domaines de la Ouaka a mis les batteries en marche. La mesure parait certes impopulaire et draconienne, puisqu’elle pénalise la population et restreint certes les déplacements, la loi est dure, mais c’est la loi (dura lex, sed lex) Avec cette mesure hautement symbolique, l’incivisme fiscal pourra s’atténuer et permettre aux citoyens de savoir que l’Etat ne fait pas de miracle à faire fonctionner les services administratifs, les écoles ou encore les hôpitaux. Bambari est dorénavant un exemple à suivre.

U. Roy Lama
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Lundi 2 Août 2010

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