Damane Zacharia
COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’UFDR
L’union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) surprise par les interprétations tendancieuses et erronées des récents événements de Birao, se voit dans l’obligation de rétablir la vérité à l’attention de la communauté nationale et internationale pour une meilleure lecture des faits.
En effet, nul n’ignore que (l’UFDR) est née dans une partie de la RCA que tous les gouvernants ont et continuent de négliger sur tous les plans, en l’occurrence la Vakaga dont elle est devenue la porte voix. L’UFRD a alors pris la tête de la révolte populaire pour la revendication des droits de la population de cette région et des autres régions délaissées de la même manière, et a dirigé le mouvement de protestation contre les institutions de l’Etat qui, par mauvaise foi n’ont pas fonctionné comme le peuple s’y attendait.
Le mouvement était rejoint par des patriotes de toutes les ethnies de la Vakaga, et au delà par d’autres centrafricains de toutes origines régionales et ethniques déçus par les autorités de notre pays ou par le système lui-même. Mais au plus fort de la répression combinée des FACA et de l’armée française, presque tout le monde s’est disculpé pour n’exposer que la seule ethnie Goula comme responsable de la situation.
Devant l’ampleur de l’injustice à leur endroit, les patriotes demeurés au sein de l’UFDR ont accepté d’assumer leur responsabilité et de braver le gouvernement jusqu’à la reconnaissance de leurs droits et le rétablissement de l’équité entre tous les fils du pays et entre les régions. La cause ayant triomphé, l’UFDR a signé avec le gouvernement l’Accord de paix de Biao du 13 avril 2007 et tous les autres accords subséquents, puis elle a participé activement au Dialogue Politique Inclusif de Décembre 2008. L’UFDR s’est engagée à préserver la paix contre sa participation à la gestion des affaires de l’Etat et à la réparation des torts dénoncés.
En attendant l’aboutissement du processus de règlement du problème, le gouvernement a confié à l’UFDR la surveillance de la zone sous son contrôle avec le concours de FACA et autres partenaires intéressés dans la sécurisation de nos frontières et des populations résidentes. L’UFDR a tenu parole se mettant prête à appuyer les FACA dès que le besoin se fait sentir.
Ces derniers temps, des groupes armés se sont formés et commentent régulièrement des actes de banditisme dans la région. les citoyens de toutes origines ont été tués ou blessés. Les humanitaires venus au secours de la population ont été attaqués et leurs véhicules criblés de balles causant de grave blessures et la mort. Des véhicules de la croix rouge, du comité d’Aide Médicale (CAM) et des particuliers ont été arrachés par ces bandits respectivement le 06 mai 2009, et le 22 mai 2009. De même, l’ONG ACTED qui essaie de faire de petits ouvrages dans les endroits marécageux pour faciliter la circulation des véhicules en saison pluvieuse a été obligée d’abandonner ses travaux sur l’axe Birao-Boromata après que sa moto et moyens de communication satellitaire aient été arrachés de force et le personnel molesté.
Les bandits ont installé des bases dans les villages Délémbé, Boura, Madja, Terfélé, Tici, Poukoutou et Dahal. De nombreux raids sur des villages ainsi que des attaques contre des personnalités ont été diligentés et autres en préparation. Après le recoupement des informations, l’UFDR et le comité des sages de la commune de Ouandja ont à plusieurs reprises prévenu les autorités administratives et militaires de Birao en vue d’enrayer le danger. Mais il n’ y a aucune action dans ce sens. Ces bandits ont entre autres, programmé de couper les deux sorties de la Vakaga, vers Bria et Ndélé en attaquant simultanément Séregobo et Gordil le 1er 2009. Sérégobo plus proche de Délémbé devant être réduit en cendre par les éléments basés à Délémbé et Gordil sur l’axe Ndélé par leurs alliées arabes soudanais prés positionnés dans le parc autour de cette ville.
Comme l’UFDR est en alerte maximale et effectue régulièrement des patrouilles autour des villes et villages, les éléments basés à Délémbé qui se sont positionnés à cinq km de Sérégobo pour entrer en action dès que le signal sera donné à 16 h, ont été dissuadés par le dispositif de l’UFDR et ont rebroussé le chemin. Le lendemain, les éléments de l’UFDR après avoir découvert leurs traces ont décidé de les pister pour les identifier. Cela les a conduits jusqu’à Délembé ou à leur arrivée ils ont été accueillis par des tirs nourris. La riposte a été immédiate. Ces gens sont animés sur le terrain par Ahamat Moustapha et financés par deux soudanais : il s’agit de Abdelkarim Djemena, un conseiller à Am Dafock et Ahamt Souar, un autre dignitaire de Amdafock.
Abdelkarim Djemena est un contrebandier très connu dans la Vakaga et le Bamingui-Bangoran où il venait chercher des pointes d’ivoire, des peaux et surtout les cornes de Rhinocéros entre 1983 et 1989. Il n’a cessé que lorsque le dernier Rhinocéros a été tué en Centrafrique. Mais ses hommes continuent de décimer notre faune à son profit. D’ailleurs, tous ou presque les éleveurs armés sont ses hommes, car avec les produits de son braconnage, il a acheté des troupeaux qu’il fait paître dans les parcs au mépris des textes règlementaires en vigueur. En juillet 2000, c’est lui qui a poussé une partie d’ethnies Karas de Ahamat Moustapha dans les combats à arme lourde dans la ville de Birao contre les Haoussa de Sidick Younouss. En 2002, c’est encore cet Abdelkarim Djenena, qui a envoyé les arabes attaquer la commune de Ouandja pendant deux ans, y semant la mort et la désolation.
Les conseillers militaires du mouvement d’Ahamat Moustapha sont ;
1) le Colonel Préfet Mobilignawa, qui a fait des tournées dans les bases de la rébellion, en compagnie d’Ahamat Oustapha, où il a encouragé ses hommes à ne pas reculer et il a installé les dispositifs ainsi qu’à arrêté le chronogramme des attaques contre l’UFDR, les FACA, les ONG ainsi que les particuliers.
2) Le commandant de compagnie de Birao, qui leur livre des munitions pour attaquer l’UFDR, leur fait les plans d’attaque et les protège contre les investigations judiciaires, et libère tous les suspects arrêtés sur le terrain contre des enveloppes offertes par Abdelkarim et Ahamat.
3) Le commandant de brigade de la gendarmerie de Biaro. Celui-ci innocente et lisse partir de son propre chef, tous les rebelles de Ahamat Moustapha , arrêtés sur le terrain après des accrochages avec les forces de défense et de l’UFDR. La corruption est à la base de ses actions.
Quant à Kobanda, pharmacien et infirmier secouriste à l’hôpital de Birao et Nahordi Joseph, leurs intellectuels, ils utilisent leurs fonctions pour appuyer la rébellion.
Le prétexte utilisé par ces gens pour déclencher leurs hostilités est la mort violente d’un jeune Kara à Délémbé nommé Issène à 5 km de ce village, route de Bria. Ahamat et leurs siens trouvent moyen d’accuser les Goula de l’avoir assassiné et décident de le venger en réduisant des villages Goula en cendre en commençant par Sérégobo, le plus proche (25 km) jusqu’à Ouandja, soit quatre villages.
E, clair, ce n’est qu’un alibi pour masquer leurs intentions réelles, car Issène a plutôt été tué par ses propres frères de Délémbé pour avoir confisqué les butins prélevés sur trois jeunes gens de Tiringoulou, froidement assassinés à Délémbé entre 02 et 03 Novembre 2006, lors que surpris à l’entrée de la ville de Birao , par les combats lors de la prise de cette ville par l’UFDR , le 30 novembre 2006.
Devant l’impossibilité d’entrer dans la ville assiégée, ils avaient rebroussé chemin avec des bidons de miel et la cire qu’ils voulaient vendre. Ces jeunes gens s’appellent Toukour Thor, Assafi Abdramane et Moussa Mahamat. C’est Issène qui avait récupéré les biens et menait les démarches pour les vendre. Au lieu de présenter l’argent obtenu pour un partage entre les auteurs du triple assassinat, Issène a tout gardé pour lui et déclarait qu’il n’avait de compte à rendre à personne, car les propriétaires des biens n’étaient plus de ce mode. Les autres avaient alors juré d’avoir sa peau.
Ce qui se réalisera le 12 février 2009, aux portes de leur village, occasion rêvée pour accuser des voisins.
Le 03 avril 2009, une importante délégation du comité des sages de la commune de Ouandja, s’est rendue à Birao, pour évoquer avec les autorités militaires et administratives de la montée de l’insécurité en vue de solution. Le général en a profité pour déposer ses conclusions par rapport à l’enquête qu’il diligentait sur l’assassinat de Issène. Les accusations étaient infondées, car le principal suspect n’avait mis pieds dans le secteur que deux semaines plus tard. Trois semaines durant, il se trouvait à Tiringoulou où il attendait comme tous les autres éléments de l’UFDR, la mission de DDR arrivée à Tiringoulou , le 14 février 2009.
Malgré l’absence de preuves, le colonel Mobilignawa , qui s’était entendu avec les Karas insistait pendant la réunion pour que les Goula acceptent de payer la famille de la victime la Dia, ou réparation funéraire. Ce que la délégation a catégoriquement rejeté. N’ayant pas eu gain de cause, au retour de la délégation, le colonel a aussitôt organisé et disposé ses hommes pour déclencher une guerre ethnique contre les Goula en vue des les obliger à leur verser l’argent escompté. la premier mesure est l’interdiction pour les personnes d’ethnie Goula d’aller à Biaro ou d’en sortir sous peine d’exécution sommaire. Il s’est dit prêt à les renforcer avec les moyens de l’Etat pour une victoire certaine.
Après les événements de Délémbé, en présence de son excellence M. le Ministre de l’Administration du Territoire, Eli Ouéfio, venu régler l’affaire, M. Ahamat Moustapha, qui avait été arrêté et relâché après l’attaque de Sam-Ouandja, par ses hommes ; a déclaré avoir définitivement renoncé à son projet de rébellion et d’attaque contre les Goula. Mais le soir, même, il a écrit s/c d’Abdelkarim Djemena à Abdelkarim Bichara, maire de Rehed (Soudan) de demander au Gouverneur de Nyala de lui envoyer 300 armes, une cinquantaine de lance-rockets et des munitions dans le but de combattre les Tora Bora alliés du Tchad et basés en RCA. Or, au fond, il a demandé ces armes pour équiper sa rébellion pour aller contre le gouvernement centrafricain. Ces informations sont vérifiables dans les milieux avisés à Birao, car ce sont les amis de notre pays au Soudan même qui ont l’information.
Après avoir assassiné des gens qui leur déconseillait leur rébellion tels que Fodoul Haroune, le chef Issa Soumaïne, deux hommes d’ethnie Sara et blessés de nombreux innocents, Ahamat et les siens projettent d’assassiner Abdramane Toukouche, Acheck Garba, Alias Gountou et bien d’autres personnalités.
Aujourd’hui, l’UFDR, mouvement patriotique et responsable travaille en étroite collaboration avec les FACA et la MINURCAT pour éradiquer la violence dans la Vakaga et la Haute kotto, et surtout rétablir la sécurité en prélude aux échéances électorales à venir afin de donner la chance à tous les candidats de circuler librement pendant la campagne.
Cependant, l’UFDR voudrait faire comprendre, à l’opinion nationale et internationale est que si la rébellion qui s’active dans la Vakaga, concentre ses efforts sur l’UFDR, c’est parce que pour eux l’UFDR est le verrou fort qui les empêche de descendre sur Bangui à la recherche du pouvoir. Une fois l’UFDR anéantie, le boulevard leur est ouvert pour la réalisation de leurs ambitions.
L’UFDR depuis le Sam-Ouandja jusqu’à Birao paie et continue de payer le prix fort pour la sauvegarde des institutions républicaines ; morts et des blessés graves sont enregistrés dans ses rangs alors que les éléments ne font pas l’objet d’attention sérieuse par gouvernement.
L’UFDR se félicite cependant de voir, le gouvernement comprendre que toutes les informations et préoccupations exprimées par le mouvement sont fondées et réelles. Toutes les tergiversations du gouvernement à faire participer l’UFDR dans le maintien de l’ordre aux côtés des forces nationales n’avaient pas leur raison d’être et ont permis aux bandits de s’organiser et passer à l’action. Si l’UFDR avait été écoutée plus tôt et les moyens mis à disposition de nos éléments seraient déployés plus massivement et les bandits n’auraient aucune possibilité d’agir. L’UFDR souhaite que la bonne collaboration actuelle entre les FACA et ses éléments s’élargissent avec la prise en charge des hommes et leur dotation en moyens de travail militaire dans l’intérêt supérieur de notre pays.
Au mois de juin en cours, l’UFDR a successivement été attaquée à Birao les 06 et 21 juin par des éléments de Ahamat Moustapha et de Abdelkarim Djenena, face à la contre offensive fulgurante de l’UFDR dont ses éléments sont doués dans la tactique de combat corps à corps ; les assaillants ont été mis en déroute de manière spectaculaire dont plusieurs morts et plusieurs blessés du côté ennemi. Par contre l’UFDR a enregistré seulement trois blessés légers. Un prisonnier fait dans les combats du 21 juin a déclaré devant les éléments de FACA que Ahamat a reçu de Abdelkarim une première tranche de 60 armes sur les 3000 demandées au gouverneur de Nyala à travers Abdelkarim Bichara, maire de Rehed.
Dès lors que Abdelkarim Djenena est un conseiller du Soudan et que depuis l’an 2002, il s’active à fournir des armes et autres moyens militaires à des groupes pour s’attaquer aux populations centrafricaines et déstabiliser la RCA, sans moindre réaction du gouvernement soudanais, l’UFDR estime que le gouvernement soudanais qui a tous les moyens d’information à sa disposition en est l’artisan, mais ne fait qu’utiliser Abdelkarim Djenena.
Puisque de son côté le gouvernement centrafricain ne fait rien pour arrêter cet état de fait, alors que la vie des populations est en jeu, l’UFDR se réserve le droit d’arrêter l’entrée et la circulation des soudanais sur le sol centrafricain en fermant la route depuis Ouadda jusqu’à Amdafock.
Fait à Tiringoulou, le 21 juin 2009
Damane Zakaria
L’union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) surprise par les interprétations tendancieuses et erronées des récents événements de Birao, se voit dans l’obligation de rétablir la vérité à l’attention de la communauté nationale et internationale pour une meilleure lecture des faits.
En effet, nul n’ignore que (l’UFDR) est née dans une partie de la RCA que tous les gouvernants ont et continuent de négliger sur tous les plans, en l’occurrence la Vakaga dont elle est devenue la porte voix. L’UFRD a alors pris la tête de la révolte populaire pour la revendication des droits de la population de cette région et des autres régions délaissées de la même manière, et a dirigé le mouvement de protestation contre les institutions de l’Etat qui, par mauvaise foi n’ont pas fonctionné comme le peuple s’y attendait.
Le mouvement était rejoint par des patriotes de toutes les ethnies de la Vakaga, et au delà par d’autres centrafricains de toutes origines régionales et ethniques déçus par les autorités de notre pays ou par le système lui-même. Mais au plus fort de la répression combinée des FACA et de l’armée française, presque tout le monde s’est disculpé pour n’exposer que la seule ethnie Goula comme responsable de la situation.
Devant l’ampleur de l’injustice à leur endroit, les patriotes demeurés au sein de l’UFDR ont accepté d’assumer leur responsabilité et de braver le gouvernement jusqu’à la reconnaissance de leurs droits et le rétablissement de l’équité entre tous les fils du pays et entre les régions. La cause ayant triomphé, l’UFDR a signé avec le gouvernement l’Accord de paix de Biao du 13 avril 2007 et tous les autres accords subséquents, puis elle a participé activement au Dialogue Politique Inclusif de Décembre 2008. L’UFDR s’est engagée à préserver la paix contre sa participation à la gestion des affaires de l’Etat et à la réparation des torts dénoncés.
En attendant l’aboutissement du processus de règlement du problème, le gouvernement a confié à l’UFDR la surveillance de la zone sous son contrôle avec le concours de FACA et autres partenaires intéressés dans la sécurisation de nos frontières et des populations résidentes. L’UFDR a tenu parole se mettant prête à appuyer les FACA dès que le besoin se fait sentir.
Ces derniers temps, des groupes armés se sont formés et commentent régulièrement des actes de banditisme dans la région. les citoyens de toutes origines ont été tués ou blessés. Les humanitaires venus au secours de la population ont été attaqués et leurs véhicules criblés de balles causant de grave blessures et la mort. Des véhicules de la croix rouge, du comité d’Aide Médicale (CAM) et des particuliers ont été arrachés par ces bandits respectivement le 06 mai 2009, et le 22 mai 2009. De même, l’ONG ACTED qui essaie de faire de petits ouvrages dans les endroits marécageux pour faciliter la circulation des véhicules en saison pluvieuse a été obligée d’abandonner ses travaux sur l’axe Birao-Boromata après que sa moto et moyens de communication satellitaire aient été arrachés de force et le personnel molesté.
Les bandits ont installé des bases dans les villages Délémbé, Boura, Madja, Terfélé, Tici, Poukoutou et Dahal. De nombreux raids sur des villages ainsi que des attaques contre des personnalités ont été diligentés et autres en préparation. Après le recoupement des informations, l’UFDR et le comité des sages de la commune de Ouandja ont à plusieurs reprises prévenu les autorités administratives et militaires de Birao en vue d’enrayer le danger. Mais il n’ y a aucune action dans ce sens. Ces bandits ont entre autres, programmé de couper les deux sorties de la Vakaga, vers Bria et Ndélé en attaquant simultanément Séregobo et Gordil le 1er 2009. Sérégobo plus proche de Délémbé devant être réduit en cendre par les éléments basés à Délémbé et Gordil sur l’axe Ndélé par leurs alliées arabes soudanais prés positionnés dans le parc autour de cette ville.
Comme l’UFDR est en alerte maximale et effectue régulièrement des patrouilles autour des villes et villages, les éléments basés à Délémbé qui se sont positionnés à cinq km de Sérégobo pour entrer en action dès que le signal sera donné à 16 h, ont été dissuadés par le dispositif de l’UFDR et ont rebroussé le chemin. Le lendemain, les éléments de l’UFDR après avoir découvert leurs traces ont décidé de les pister pour les identifier. Cela les a conduits jusqu’à Délembé ou à leur arrivée ils ont été accueillis par des tirs nourris. La riposte a été immédiate. Ces gens sont animés sur le terrain par Ahamat Moustapha et financés par deux soudanais : il s’agit de Abdelkarim Djemena, un conseiller à Am Dafock et Ahamt Souar, un autre dignitaire de Amdafock.
Abdelkarim Djemena est un contrebandier très connu dans la Vakaga et le Bamingui-Bangoran où il venait chercher des pointes d’ivoire, des peaux et surtout les cornes de Rhinocéros entre 1983 et 1989. Il n’a cessé que lorsque le dernier Rhinocéros a été tué en Centrafrique. Mais ses hommes continuent de décimer notre faune à son profit. D’ailleurs, tous ou presque les éleveurs armés sont ses hommes, car avec les produits de son braconnage, il a acheté des troupeaux qu’il fait paître dans les parcs au mépris des textes règlementaires en vigueur. En juillet 2000, c’est lui qui a poussé une partie d’ethnies Karas de Ahamat Moustapha dans les combats à arme lourde dans la ville de Birao contre les Haoussa de Sidick Younouss. En 2002, c’est encore cet Abdelkarim Djenena, qui a envoyé les arabes attaquer la commune de Ouandja pendant deux ans, y semant la mort et la désolation.
Les conseillers militaires du mouvement d’Ahamat Moustapha sont ;
1) le Colonel Préfet Mobilignawa, qui a fait des tournées dans les bases de la rébellion, en compagnie d’Ahamat Oustapha, où il a encouragé ses hommes à ne pas reculer et il a installé les dispositifs ainsi qu’à arrêté le chronogramme des attaques contre l’UFDR, les FACA, les ONG ainsi que les particuliers.
2) Le commandant de compagnie de Birao, qui leur livre des munitions pour attaquer l’UFDR, leur fait les plans d’attaque et les protège contre les investigations judiciaires, et libère tous les suspects arrêtés sur le terrain contre des enveloppes offertes par Abdelkarim et Ahamat.
3) Le commandant de brigade de la gendarmerie de Biaro. Celui-ci innocente et lisse partir de son propre chef, tous les rebelles de Ahamat Moustapha , arrêtés sur le terrain après des accrochages avec les forces de défense et de l’UFDR. La corruption est à la base de ses actions.
Quant à Kobanda, pharmacien et infirmier secouriste à l’hôpital de Birao et Nahordi Joseph, leurs intellectuels, ils utilisent leurs fonctions pour appuyer la rébellion.
Le prétexte utilisé par ces gens pour déclencher leurs hostilités est la mort violente d’un jeune Kara à Délémbé nommé Issène à 5 km de ce village, route de Bria. Ahamat et leurs siens trouvent moyen d’accuser les Goula de l’avoir assassiné et décident de le venger en réduisant des villages Goula en cendre en commençant par Sérégobo, le plus proche (25 km) jusqu’à Ouandja, soit quatre villages.
E, clair, ce n’est qu’un alibi pour masquer leurs intentions réelles, car Issène a plutôt été tué par ses propres frères de Délémbé pour avoir confisqué les butins prélevés sur trois jeunes gens de Tiringoulou, froidement assassinés à Délémbé entre 02 et 03 Novembre 2006, lors que surpris à l’entrée de la ville de Birao , par les combats lors de la prise de cette ville par l’UFDR , le 30 novembre 2006.
Devant l’impossibilité d’entrer dans la ville assiégée, ils avaient rebroussé chemin avec des bidons de miel et la cire qu’ils voulaient vendre. Ces jeunes gens s’appellent Toukour Thor, Assafi Abdramane et Moussa Mahamat. C’est Issène qui avait récupéré les biens et menait les démarches pour les vendre. Au lieu de présenter l’argent obtenu pour un partage entre les auteurs du triple assassinat, Issène a tout gardé pour lui et déclarait qu’il n’avait de compte à rendre à personne, car les propriétaires des biens n’étaient plus de ce mode. Les autres avaient alors juré d’avoir sa peau.
Ce qui se réalisera le 12 février 2009, aux portes de leur village, occasion rêvée pour accuser des voisins.
Le 03 avril 2009, une importante délégation du comité des sages de la commune de Ouandja, s’est rendue à Birao, pour évoquer avec les autorités militaires et administratives de la montée de l’insécurité en vue de solution. Le général en a profité pour déposer ses conclusions par rapport à l’enquête qu’il diligentait sur l’assassinat de Issène. Les accusations étaient infondées, car le principal suspect n’avait mis pieds dans le secteur que deux semaines plus tard. Trois semaines durant, il se trouvait à Tiringoulou où il attendait comme tous les autres éléments de l’UFDR, la mission de DDR arrivée à Tiringoulou , le 14 février 2009.
Malgré l’absence de preuves, le colonel Mobilignawa , qui s’était entendu avec les Karas insistait pendant la réunion pour que les Goula acceptent de payer la famille de la victime la Dia, ou réparation funéraire. Ce que la délégation a catégoriquement rejeté. N’ayant pas eu gain de cause, au retour de la délégation, le colonel a aussitôt organisé et disposé ses hommes pour déclencher une guerre ethnique contre les Goula en vue des les obliger à leur verser l’argent escompté. la premier mesure est l’interdiction pour les personnes d’ethnie Goula d’aller à Biaro ou d’en sortir sous peine d’exécution sommaire. Il s’est dit prêt à les renforcer avec les moyens de l’Etat pour une victoire certaine.
Après les événements de Délémbé, en présence de son excellence M. le Ministre de l’Administration du Territoire, Eli Ouéfio, venu régler l’affaire, M. Ahamat Moustapha, qui avait été arrêté et relâché après l’attaque de Sam-Ouandja, par ses hommes ; a déclaré avoir définitivement renoncé à son projet de rébellion et d’attaque contre les Goula. Mais le soir, même, il a écrit s/c d’Abdelkarim Djemena à Abdelkarim Bichara, maire de Rehed (Soudan) de demander au Gouverneur de Nyala de lui envoyer 300 armes, une cinquantaine de lance-rockets et des munitions dans le but de combattre les Tora Bora alliés du Tchad et basés en RCA. Or, au fond, il a demandé ces armes pour équiper sa rébellion pour aller contre le gouvernement centrafricain. Ces informations sont vérifiables dans les milieux avisés à Birao, car ce sont les amis de notre pays au Soudan même qui ont l’information.
Après avoir assassiné des gens qui leur déconseillait leur rébellion tels que Fodoul Haroune, le chef Issa Soumaïne, deux hommes d’ethnie Sara et blessés de nombreux innocents, Ahamat et les siens projettent d’assassiner Abdramane Toukouche, Acheck Garba, Alias Gountou et bien d’autres personnalités.
Aujourd’hui, l’UFDR, mouvement patriotique et responsable travaille en étroite collaboration avec les FACA et la MINURCAT pour éradiquer la violence dans la Vakaga et la Haute kotto, et surtout rétablir la sécurité en prélude aux échéances électorales à venir afin de donner la chance à tous les candidats de circuler librement pendant la campagne.
Cependant, l’UFDR voudrait faire comprendre, à l’opinion nationale et internationale est que si la rébellion qui s’active dans la Vakaga, concentre ses efforts sur l’UFDR, c’est parce que pour eux l’UFDR est le verrou fort qui les empêche de descendre sur Bangui à la recherche du pouvoir. Une fois l’UFDR anéantie, le boulevard leur est ouvert pour la réalisation de leurs ambitions.
L’UFDR depuis le Sam-Ouandja jusqu’à Birao paie et continue de payer le prix fort pour la sauvegarde des institutions républicaines ; morts et des blessés graves sont enregistrés dans ses rangs alors que les éléments ne font pas l’objet d’attention sérieuse par gouvernement.
L’UFDR se félicite cependant de voir, le gouvernement comprendre que toutes les informations et préoccupations exprimées par le mouvement sont fondées et réelles. Toutes les tergiversations du gouvernement à faire participer l’UFDR dans le maintien de l’ordre aux côtés des forces nationales n’avaient pas leur raison d’être et ont permis aux bandits de s’organiser et passer à l’action. Si l’UFDR avait été écoutée plus tôt et les moyens mis à disposition de nos éléments seraient déployés plus massivement et les bandits n’auraient aucune possibilité d’agir. L’UFDR souhaite que la bonne collaboration actuelle entre les FACA et ses éléments s’élargissent avec la prise en charge des hommes et leur dotation en moyens de travail militaire dans l’intérêt supérieur de notre pays.
Au mois de juin en cours, l’UFDR a successivement été attaquée à Birao les 06 et 21 juin par des éléments de Ahamat Moustapha et de Abdelkarim Djenena, face à la contre offensive fulgurante de l’UFDR dont ses éléments sont doués dans la tactique de combat corps à corps ; les assaillants ont été mis en déroute de manière spectaculaire dont plusieurs morts et plusieurs blessés du côté ennemi. Par contre l’UFDR a enregistré seulement trois blessés légers. Un prisonnier fait dans les combats du 21 juin a déclaré devant les éléments de FACA que Ahamat a reçu de Abdelkarim une première tranche de 60 armes sur les 3000 demandées au gouverneur de Nyala à travers Abdelkarim Bichara, maire de Rehed.
Dès lors que Abdelkarim Djenena est un conseiller du Soudan et que depuis l’an 2002, il s’active à fournir des armes et autres moyens militaires à des groupes pour s’attaquer aux populations centrafricaines et déstabiliser la RCA, sans moindre réaction du gouvernement soudanais, l’UFDR estime que le gouvernement soudanais qui a tous les moyens d’information à sa disposition en est l’artisan, mais ne fait qu’utiliser Abdelkarim Djenena.
Puisque de son côté le gouvernement centrafricain ne fait rien pour arrêter cet état de fait, alors que la vie des populations est en jeu, l’UFDR se réserve le droit d’arrêter l’entrée et la circulation des soudanais sur le sol centrafricain en fermant la route depuis Ouadda jusqu’à Amdafock.
Fait à Tiringoulou, le 21 juin 2009
Damane Zakaria













