Un jeu politicien poussé à l’extrême
Le sujet ne pouvait être plus d’actualité que le Dialogue Politique Inclusif qui avait mobilisé beaucoup de moyens et d’énergie. Et pourtant juste au sortir de ce forum qui était présenté comme le forum de la dernière chance, les armes ont commencé à crépiter. Bossembélé, Batangafo, Ndélé sont autant de sujets d’inquiétude quant au respect des engagements pris par les uns et le respect des recommandations et la mal gouvernance qui créent les frustrations par les autres. M. Martin Ziguélé estime que le Chef de l’Etat n’a de souci que la sauvegarde de son régime au lieu de penser à l’intérêt général du peuple centrafricain qui est dans un état calamiteux. Le jeu politicien est poussé à l’extrême par le régime, pour quel intérêt ? Seul le régime du président Bozizé peut donner des réponses à cette interrogation, car des hommes et des femmes meurent dans l’indifférence totale des tenants du pouvoir. Dans les zones du nord affectées par les conflits, des déplacés internes, craignant d’être pris pour cibles par les rebelles et les forces gouvernementales, ont choisi de se retirer en brousse, désertant les villages. Ces populations vivent dans des conditions exsangues. Elles ne doivent leur salut qu’aux humanitaires qui ont de plus en plus de difficultés à accéder à ces zones compte tenu de l’intransigeance de certains groupes armés qui ont décidé de reprendre les armes.
Ziguelé contre la démission du Chef de l’Etat
Martin Ziguelé a choisi le plateau de TV5 pour revenir sur la question de la démission du président François Bozizé que l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) avant exigé dans son message à la tribune du Dialogue Politique Inclusif. A l’époque, peu après le message délivré par Me Henri Pouzère, Coordonnateur de l’UFVN, le président du MLPC, dans une déclaration, s’était désolidarisé de cette position, mettant ses amis politiques dans l’embarras. L’UFVN n’avait pas digéré cette rétractation qui a failli amener certaines incompréhensions au sein du Groupe. A une question de TV5, M. Martin Ziguelé n’a pas varié de position.
Pour M. Martin Ziguelé, interrompre le mandat de quelqu’un qui est au pouvoir n’est peut-être pas très pédagogique, très didactique dans un pays qui cherche à construire une démocratie. Le président du MLPC pense que, même si l’opposition avait maintenu l’exigence de la démission du président Français Bozizé, il n’aurait jamais démissionné. Mais par contre ‘‘Bozizé, il aurait volontairement lâché les chiens’’ pour créer une situation sécuritaire ingérable. M. Martin Ziguelé s’est dit très amusé de voir avec quelle vigueur les membres du gouvernement défendaient la thèse de la non- démission. Pour l’opposant centrafricain, c’est un hommage du vice à la vertu, c’est-à-dire ceux qui ont soutenu le président Bozizé pour faire un coup d’état contre le président Patassé et qui bénéficient des avantages de leur action, sont maintenant les premiers à s’insurger contre la prise du pouvoir par la force. Ces actes, selon M. Martin Ziguelé, sont des actes graves, contraires à la démocratie, contraires à l’intérêt de notre pays.
Des interrogations sur les 8 milliards de la CEMAC
Le processus de Démobilisation, Désarmement et Réinsertion est en marche et soutenu par la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) à hauteur de huit milliards de francs CFA. La gestion de ces fonds pose-t-elle des problèmes ? Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) estime que les fonds alloués au DDR servent effectivement à ce processus. Ce n’est qu’ainsi que le DDR pourra réussir, car c’est une contribution de la CEMAC au retour de la paix en Centrafrique. M. Martin Ziguelé pense que cette question ressort du domaine de la souveraineté et si l’Etat Centrafricain avait l’argent, c’était à lui de financer sur ses propres fonds cette opération dont le financement incombe à la Communauté Internationale. A bien écouter le président du MLPC, l’argent du DDR aurait déjà servi à des utilisations autres que leur destination finale. Sur ce plan, M. Martin Ziguelé n’a pas voulu crever l’abcès, mais, parlant sous forme énigmatique, on sent qu’il y a anguille sous- roche.
Pour M. Ziguelé, l’Etat a élaboré un budget et si la CEMAC n’avait pas donné cet argent pour le DDR, l’Etat n’aurait pas fait face aux effets de la dette financière internationale. En conclusion sur ce point, le président du MLPC fait le constat qu’il y a un manque de volonté politique d’avancer. Combien l’Etat a prélevé sur les huit milliards de la CEMAC? M. Martin Ziguelé ne donne pas plus de précisions. Et si cette information est avérée, avec quels moyens procédera-t-on au processus de désarmement, démobilisation et reconversion?
l'intégralité de l'interview sur le site du MLPC
Le sujet ne pouvait être plus d’actualité que le Dialogue Politique Inclusif qui avait mobilisé beaucoup de moyens et d’énergie. Et pourtant juste au sortir de ce forum qui était présenté comme le forum de la dernière chance, les armes ont commencé à crépiter. Bossembélé, Batangafo, Ndélé sont autant de sujets d’inquiétude quant au respect des engagements pris par les uns et le respect des recommandations et la mal gouvernance qui créent les frustrations par les autres. M. Martin Ziguélé estime que le Chef de l’Etat n’a de souci que la sauvegarde de son régime au lieu de penser à l’intérêt général du peuple centrafricain qui est dans un état calamiteux. Le jeu politicien est poussé à l’extrême par le régime, pour quel intérêt ? Seul le régime du président Bozizé peut donner des réponses à cette interrogation, car des hommes et des femmes meurent dans l’indifférence totale des tenants du pouvoir. Dans les zones du nord affectées par les conflits, des déplacés internes, craignant d’être pris pour cibles par les rebelles et les forces gouvernementales, ont choisi de se retirer en brousse, désertant les villages. Ces populations vivent dans des conditions exsangues. Elles ne doivent leur salut qu’aux humanitaires qui ont de plus en plus de difficultés à accéder à ces zones compte tenu de l’intransigeance de certains groupes armés qui ont décidé de reprendre les armes.
Ziguelé contre la démission du Chef de l’Etat
Martin Ziguelé a choisi le plateau de TV5 pour revenir sur la question de la démission du président François Bozizé que l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) avant exigé dans son message à la tribune du Dialogue Politique Inclusif. A l’époque, peu après le message délivré par Me Henri Pouzère, Coordonnateur de l’UFVN, le président du MLPC, dans une déclaration, s’était désolidarisé de cette position, mettant ses amis politiques dans l’embarras. L’UFVN n’avait pas digéré cette rétractation qui a failli amener certaines incompréhensions au sein du Groupe. A une question de TV5, M. Martin Ziguelé n’a pas varié de position.
Pour M. Martin Ziguelé, interrompre le mandat de quelqu’un qui est au pouvoir n’est peut-être pas très pédagogique, très didactique dans un pays qui cherche à construire une démocratie. Le président du MLPC pense que, même si l’opposition avait maintenu l’exigence de la démission du président Français Bozizé, il n’aurait jamais démissionné. Mais par contre ‘‘Bozizé, il aurait volontairement lâché les chiens’’ pour créer une situation sécuritaire ingérable. M. Martin Ziguelé s’est dit très amusé de voir avec quelle vigueur les membres du gouvernement défendaient la thèse de la non- démission. Pour l’opposant centrafricain, c’est un hommage du vice à la vertu, c’est-à-dire ceux qui ont soutenu le président Bozizé pour faire un coup d’état contre le président Patassé et qui bénéficient des avantages de leur action, sont maintenant les premiers à s’insurger contre la prise du pouvoir par la force. Ces actes, selon M. Martin Ziguelé, sont des actes graves, contraires à la démocratie, contraires à l’intérêt de notre pays.
Des interrogations sur les 8 milliards de la CEMAC
Le processus de Démobilisation, Désarmement et Réinsertion est en marche et soutenu par la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) à hauteur de huit milliards de francs CFA. La gestion de ces fonds pose-t-elle des problèmes ? Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) estime que les fonds alloués au DDR servent effectivement à ce processus. Ce n’est qu’ainsi que le DDR pourra réussir, car c’est une contribution de la CEMAC au retour de la paix en Centrafrique. M. Martin Ziguelé pense que cette question ressort du domaine de la souveraineté et si l’Etat Centrafricain avait l’argent, c’était à lui de financer sur ses propres fonds cette opération dont le financement incombe à la Communauté Internationale. A bien écouter le président du MLPC, l’argent du DDR aurait déjà servi à des utilisations autres que leur destination finale. Sur ce plan, M. Martin Ziguelé n’a pas voulu crever l’abcès, mais, parlant sous forme énigmatique, on sent qu’il y a anguille sous- roche.
Pour M. Ziguelé, l’Etat a élaboré un budget et si la CEMAC n’avait pas donné cet argent pour le DDR, l’Etat n’aurait pas fait face aux effets de la dette financière internationale. En conclusion sur ce point, le président du MLPC fait le constat qu’il y a un manque de volonté politique d’avancer. Combien l’Etat a prélevé sur les huit milliards de la CEMAC? M. Martin Ziguelé ne donne pas plus de précisions. Et si cette information est avérée, avec quels moyens procédera-t-on au processus de désarmement, démobilisation et reconversion?
l'intégralité de l'interview sur le site du MLPC













