Il a annoncé la tenue à Bangui, du 25 au 27 janvier prochain, d’un Atelier national du Conseil national de la jeunesse (CNJ).
De quoi s’agit-il ? Le ministre Zingas nous en précise le contenu, en insistant sur l’historique, le but, les objectifs et les missions. Ces données sont contenues dans le propos liminaire du membre du gouvernement. « A l’instar de certains pays d’Afrique, notamment le Cameroun, le Gabon, la Côte d’Ivoire pour ne citer que ceux-là, notre pays la République Centrafricaine compte mettre en place un Conseil National de la Jeunesse. En effet, au sein d’une population estimée à 4 360 000 habitants en 2008 (cf. recensement général de la population en 2003), les jeunes représentent la plus importante frange, puisqu’ils constituent au moins 78% de l’effectif global (on compte 1 505 826 jeunes d’âge situé entre 15 à 35 ans, soit 35% ; les plus jeunes de 15 à 24 ans se chiffrent à 903.495 soit 21%). Pourtant, les perspectives d’insertion sociale et économique de cette catégorie sont plutôt sombres, faisant d’elle des groupes de vulnérables. Le diagnostic posé à travers plusieurs fora notamment les assises des Etats Généraux de l’Enfance et de la Jeunesse en 1995 et celles du Dialogue National de la Réconciliation et de la Relance Economique en 2003 est suffisamment éloquent. Les travaux du forum national de validation de la politique de la promotion de la jeunesse centrafricaine tenus à Bangui du 18 au 22 décembre 2006 ont dégagé les principaux axes stratégiques nécessaires à l’encadrement socio-éducatifs et à l’insertion socio-économiques des jeunes en Centrafrique. Il est intéressant de se rendre compte que le renforcement des capacités institutionnelles des organisations de jeunesse figure en bonne place dans ce document politique. L’encadrement des jeunes dans le contexte actuel de pauvreté généralisée et de crises multiformes suppose que les jeunes eux-mêmes soient des partenaires et acteurs de leur propre développement. Dans cette optique, les organisations de jeunesse représentatives constituent un cadre adéquat pour l’apprentissage et l’exercice de la responsabilité, une école pour les valeurs démocratiques, un moyen pour l’implication effectif de ceux-ci au processus de développement. On peut noter aujourd’hui un réel élan des jeunes de Centrafrique pour les actions communes au sein de différents types d’organisation de jeunesse tels que : Associations, Mouvements, Clubs, Fédérations, Réseaux, Collectifs, etc. L’on compte 544 organisations de jeunesse enregistrées au Ministère en charge de la jeunesse dont 214 évoluent à Bangui et Bimbo et mènent des actions dans des domaines variés et diversifiés. D’ailleurs, il s’agit d’un chiffre provisoire étant donné que le processus d’identification et d’établissement du répertoire des organisations de jeunesse n’est qu’à mi-chemin. A ce jour, chaque chef-lieu de préfecture en province est doté d’un bureau du conseil préfectoral de jeunesse (CPJ) et chaque arrondissement de Bangui d’un comité local de jeunesse (CLJ). Ces organes permettront de coordonner les activités de jeunesse dans ces localités. Pour parachever ce processus dans la perspective de la mise en œuvre de la politique nationale de la jeunesse, la tenue d’un atelier national de mise en place du bureau exécutif national du CNJ, constitue une urgente nécessité, d’où le sens de mon intervention ce jour.
Buts, objectifs, missions du CNJCA
Buts. Le CNJCA aura pour but de promouvoir l’épanouissement et le développement de la jeunesse, de mobiliser et coordonne les actions des organisations de jeunesse de défendre leurs intérêts au niveau national et international.
Les objectifs. Le CNJCA a pour objectifs de promouvoir une politique nationale de la jeunesse ; impliquer la jeunesse dans le processus de prise de décision sur le plan national et international ; encadrer et former la jeunesse dans les domaines multidisciplinaires ; mobiliser la jeunesse pour la consolidation de la démocratie participative ; former la jeunesse sur les valeurs sociales de la culture de la paix.
Des missions. Le CNJCA a pour mission de : animer la vie socio-éducative ; former et éduquer au civisme ; engager le partenariat avec les organisations nationales et internationales ; promouvoir l’auto-emploi jeunes ; lutter contre la pauvreté ; promouvoir le sport, les arts et la culture ; promouvoir les droits de l’homme ; veiller sur l’application de la politique d’insertion de la jeunesse et des adolescents ; promouvoir la santé de reproduction et la lutte contre les IST/VIH SIDA ; promouvoir le concept du genre et développement ; contribuer à la protection de l’environnement et à la promotion du monde rural ; veiller à la gestion des projets en direction de la jeunesse ; désigner ou représenter la jeunesse centrafricaine dans les rencontres nationales et internationales ; veiller à la mise en place des recommandations en faveur de la jeunesse. » Après avoir répondu à quelques questions d’éclaircissement, le ministre Zingas a également annoncé, en dehors de la tenue de l’Atelier du CNJCA, deux événements proches où l’opportunité lui sera offerte de rencontrer la presse. Le 18 janvier, une grande cérémonie sera organisée ; les Fauves (football) seront décorés et récompensés par le président de la République. Le 23 janvier, une finale permettra l’élection de Miss – Centrafrique 2010.