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MLPC: DONDON KONAMABAYE EST-IL PRIS DANS SON PIEGE ?



La zone de turbulence que traverse le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) actuellement est diversement analysée par la presse. Cette crise qui préoccupe les démocrates centrafricains et analystes politiques tire son origine dans une guerre de leadership ou mieux la course au pouvoir.
En effet, selon des sources concordantes, l’ancien parti au pouvoir a décidé après le coup d’Etat du 15 mars 2003 de reconquérir le pouvoir qui lui a été arraché par la force, par la voie démocratique. Pour atteindre cet objectif, il fallait organiser une Assemblée Générale le 11 décembre 2004 en vue d’organiser des primaires pour retenir le cadre qui devait défendre les couleurs du MLPC aux présidentielles de 2005.
L’Assemblée générale qui s’était réunie au Centre Protestant pour la Jeunesse (CPJ) a désigné la candidature de: Gabriel Jean Edouard Koyambonou, Jacquesson Mazette, Luc Apollinaire Konamabaye, Marcel Loudégué et Jean-Michel Mandaba…
M. Mario qui représente la jeunesse au Conseil Politique National a demandé la parole pour proposer la candidature de Martin Ziguélé. Dans le souci de gagner du temps, les cadres et militants réunis en assemblée générale ont invité le Bureau Politique de se réunir dans l’après-midi au domicile de M. Jean-Michel Mandaba pour procéder par vote, au choix du candidat du MLPC aux présidentielles de 2005.
Au cours de cette réunion du Bureau politique élargie au Conseil Politique National, les cadres du parti se sont rendus compte que le 1er Vice-président Luc Apollinaire Dondon Konamabaye était absent aux deux rencontres.
Séance tenante, Gabriel Jean Edouard Koyambonou, Jaquesson Mazette, Michel Loudégué et Jean-Michel Mandaba ont décliné l’offre. Il ne restait en lice que Dondon et Ziguélé. Sur 42 votants, Ziguélé a obtenu 36 voix contre 4 à Dondon et 1 bulletin nul.
A l’issue de ce vote à bulletin secret, le bureau politique et le CPN ont retenu Martin Ziguélé comme candidat de Précaution du MLPC. A écouter les mêmes sources, le soir, M. Marcel Loudégué s’était rendu chez le 1er Vice-président Luc Apollinaire Dondon Konabaye pour le situer sur les résultats du vote. Dondon qui caressait la folle envie d’être candidat du MLPC, faisait savoir à M. Marcel Loudégué qu’il était partant et qu’il bénéficie du soutien de la France, selon un militant du MLPC, le bureau politique a été contacté par les camarades de France qui préciseront que pendant que l’Assemblée générale procédait au vote du candidat du parti, M. Dondon Konamabaye prenait des contacts avec une chancellerie pour lui affirmer que sa formation politique l’avait choisi pour défendre ses couleurs aux consultations populaires. Le 1er Vice-président a même sollicité des contributions morales, financières et matérielles aux chefs d’Etat Denis Sassou Nguesso (Congo), Omar Bongo Ondimba (Gabon), Paul Biya (Cameroun), Obiang Nguema Mbazogo (Guinée Equatoriale).
Le choix de Martin Ziguélé comme candidat a étouffé ses élans et il n’a pas envoyé les correspondances aux destinataires. A Libreville où devait être résolu le contentieux lié à la disqualification des candidats aux présidentielles, le 1er Vice-président qui était mandaté pour défendre la candidature de Patassé, aurait plaidé pour que le Président de son parti ne soit pas autorisé à participer au scrutin présidentiel.
Aujourd’hui, les cadres et militants du MLPC, dans leur majorité, sont d’accord pour reconnaître que la crise interne qui mine le MlPC est entretenu par le 1er Vice-président qui n’a pas pu réaliser son rêve d’être candidat du MLPC aux présidentielles de mars et mai 2005.
Les militants ont même déploré le comportement de Ange Félix Patassé qui initialement a invité le bureau politique à ne pas présenter des candidats aux élections législatives et présidentielles organisées par des putschistes pour se légitimer.
Après que Demafouth l’ait contacté pour se faire parrainer par le MLPC, Patassé demandait à celui-ci de s’en référer au bureau politique.
Lorsque Demafouth a transmis son dossier au bureau politique, le même Patassé a changé de décision, en invitant le bureau politique à le plébisciter en organisant rapidement un congrès pour l’investir.
Jean-Jacques Demafouth et Ange Félix Patassé, bien que demeurant des cadres du parti, ont pêché par la naïveté et la précipitation. Les résultats sont là.


Mardi 7 Février 2006
Jean Siopassa
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