Les deux personnalités étaient venues rendre compte au gouvernement centrafricain, et principalement au ministre d’Etat Sylvain NDOUTINGAI, de l’avancement des travaux du procès en question.
A titre de rappel, en 1992, une société américaine, connue sous le nom de RSM, avait confectionné un contrat en Anglais, fabriqué de toutes pièces pour soumettre au gouvernement centrafricain. Ce contrat a été signé lorsque le défunt André LATOU était encore en charge du ministère des Mines.
Depuis le changement du 15 mars 2003, des efforts sont en train d’être menés pour rendre sain le secteur minier. C’est ainsi que des réformes ont été engagées par le département des mines. Même si des réactions négatives ne cessent d’être relevées, des efforts inlassables sont faits pour redonner à ce secteur, depuis des années ruiné, pillé par les ennemis de développement. L’arrivée du Colonel Sylvain NDOUTINGAI a la tête du département des mines a été interprétée d’une manière ou d’une autre. Toutefois, le combat du gouvernement est de permettre à la République Centrafricaine de bénéficier et de tirer profit de ses ressources naturelles. Le contrat dont il est question est entièrement signé en Anglais. Ce qui pose un problème de lecture. Ce que le commun des mortels centrafricains n’a pas du tout compris concernant la signature d’un tel document, et qui engage la vie d’une nation tout entière, est que, même si on est illettré ou ne comprend rien dans une langue quelconque, il serait souhaitable de faire appel à des compétences pour faire la traduction. Ce contrat, que personne n’a compris, donne entièrement la zone A pétrolière de la République Centrafricaine à la société américaine RSM. Ce qui apparaît encore plus surprenant, la République Centrafricaine n’a aucun droit sur cette zone pétrolière, et de surcroît, elle n’a aucun pourcentage. C’est dire que le pétrole centrafricain n’appartient pas à la République malgré que le site se trouve en République Centrafricaine.
Cette société américaine a assigné en justice la République Centrafricaine. Me Jacques VERGES et Me BIZON ont plaidé la semaine dernière devant la juridiction compétente pour défendre les intérêts de la République Centrafricaine. Personne ne pourra comprendre ces contrats léonins qui désavantagent les pays africains qui ne sont pas le plus souvent en position de force.
Financièrement, les sociétés européennes, américaines, disposant des moyens financiers importants, veulent imposer aux uns et aux autres leur propre vision de la chose. Le combat du responsable numéro un des Mines est de permettre à notre pays de sortir de cette situation. Ce qui donnera à d’autres pays amis intéressés par le pétrole centrafricain l’occasion de passer à l’exploitation. Me BIZON a remercié tous ceux qui ont jeûné pour la cause de la République Centrafricaine. Le dernier espoir pour Me Jacques VERGES et Me BIZON, c’est de voir la République Centrafricaine gagner ce procès. Les deux Maîtres sont sereins et confiants quant à l’issue de ce procès. A suivre !