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Le Confident
 

Version web du quotidien privé et indépendant d'information. LE CONFIDENT, Surl - Directeur de Publication: Mathurin Momet - BP 427 Bangui - République Centrafricaine Tél.:+236 75 04 64 14 e-mail: leconfident2000@yahoo.fr

Samedi 11 Février 2012
9:32
OPINIONS

Mme BITOUANGA DU FONDS ROUTIER REMONTE LES BRETELLES AU JOURNAL ''LE CONFIDENT''



A
Monsieur le Directeur Général
du Journal « Le Confident »
BANGUI
Objet : Droit de Réponse
Monsieur le Directeur Général,
En lisant votre article « SASSARA–PALAIS DE LA RENAISSANCE : 45 MINUTES POUR PARVENIR EN VILLE » paru dans Le Confident n°1134 du 03 décembre 2005 page 7 où j’ai été prise à partie nommément, j’avais le choix entre ne pas répondre et répondre. Non pas répondre pour me lancer dans une polémique stérile, puérile et inutile, mais afin d’informer l’usager de la route qui est le premier actionnaire du Fonds d’Entretien Routier par le fait qu’il alimente notre caisse en payant :
55 F par litre de super ou de gazole ; Les frais de péage ; Les frais de pesage.
1. Tout d’abord, le Fonds Routier est une institution financière qui n’exécute pas les travaux, mais qui finance des travaux programmés et exécutés :
Soit par le Ministère des Travaux Publics pour les routes internationales, nationales qui relient les villes entre elles (75 % de nos ressources)
Soit par le Ministère de l’Urbanisme qui a la mission d’entretenir les routes à l’intérieur des villes (5% de nos ressources).
2. Deuxièmement, la RCA est un vaste pays de 617.000 km2, elle ne se résume pas qu’en la ville de Bangui. Elle compte 26.000 km de réseau routier dont 4.500 km dit réseau prioritaire (desserte de grandes villes et voies de communication vers l’extérieur Cameroun, Tchad,…), répartit en 3.800 km de route en terre et 700 km de réseau bitumé.
3. La déliquescence des institutions et de l’État depuis ces vingt dernières années, ne s’est pas seulement traduite par l’accumulation des arriérés de salaires mais aussi par une forte dégradation du réseau routier centrafricain y compris l’avenue de l’Indépendance construite avant les années 60.
4. Pour réhabiliter ce réseau prioritaire, il faudra mobiliser 10 milliards de FCFA par an. Le Fonds d’Entretien Routier ne collecte aujourd’hui que 2,5 milliards de FCFA soit 25 % des besoins globaux. Dans certains pays qui n’ont pas de problèmes de trésorerie, le Gouvernement contribue sous forme de subventions supplémentaires d’environ 30% des besoins annuels (ce qui serait chez nous 3 milliards) et les bailleurs de fonds interviennent pour le gap restant.
5. C’est ainsi que, faisant suite aux événements du 15 mars 2003, le Fonds d’Entretien Routier a mis à la disposition du Ministère de l’Équipement 419 millions pour la réhabilitation de certaines rues de la ville de Bangui : Avenues KOUDOUKOU, BOGANDA, de France, des Martyrs, de l’Indépendance…
Pour avoir une idée de ce que peut coûter l’entretien d’une route bitumée, en 2006 il est prévu la réhabilitation de certaines rues de Bangui pour un coût global de 5 milliards financé par l’Union Européenne uniquement pour la route PK 0-Km5–Cattin !!! Soit deux années de ressources collectées du Fonds d’Entretien Routier.
En dehors de cela, depuis l’événement du 15 mars 2003, le Fonds d’Entretien Routier a financé la réhabilitation des routes M’baiki-Boda (JMA 2005), Sibut-Bambari-Bangassou (fête des mères 2004 et 1er décembre 2005), Dékoa-Kaga Bandoro (JMA2004), Baoro-Bouar axe lourd pour 350 millions de FCFA. En 2004-2005, nous avons remis sur pied environ 75 engins lourds pour un montant de 1,5 milliard, afin de permettre au Ministère des Travaux Publics de procéder à l’exécution des travaux d’entretien routier.
Tout ceci n’est pas du commérage. Ce sont des faits.
6. Mme Bitouanga Marie-Claire et non Geneviève (comme j’ai été citée nommément) ne fait qu’apporter sa contribution à l’œuvre de reconstruction nationale par le travail dans l’intérêt général et non par le clientélisme, clanisme, tribalisme, incivisme, népotisme sectarisme, ou autres substantifs en « isme » dont a souffert pendant longtemps notre pays.
7. Je vous renvoie à un extrait du discours du Chef de l’État pour la présentation des vœux de l’année 2006. « … il y a donc que le travail, le travail et le travail qui puisse nous affranchir de notre état de dépendance en tout. Telle est la philosophie de Kwa na Kwa que je défends fermement pour le développement de la République Centrafricaine.
Mais j’observe dans l’attitude des adeptes de la politique du pire une même volonté de saper les bases sociales et sécuritaires de l’œuvre de la reconstruction que nous avons entreprise pourtant ensemble dans la mise en route de la transition consensuelle… »
Le Confident fait–il donc parti de ces adeptes ?
Face à toute ces contrevérités, racontées dans vos lignes, l’éthique vous aurait poussé à venir vers nous pour de plus amples informations, compte tenu de nos relations entretenues par notre institution à travers l’abonnement souscrit depuis 3 ans et les régulières insertions dans vos colonnes.
Meilleures salutations.
M.C. Bitouanga

Mathurin Nestor Constant Momet
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Mardi 10 Janvier 2006

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Dans son verdict, le Tribunal de Grande Instance de Bangui, en audience correctionnelle du 26 janvier 2012, le magistrat Dubai, Président dudit tribunal, assisté de M. Alain Tolmo, représentant du ministère public et des assesseurs, a requis 10 mois d’emprisonnement ferme à l’encontre de M. Ferdinand Samba, Directeur de Publication du quotidien Le Démocrate, accusé de diffamation, d’injures et d’incitation à la haine.


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Clotaire SAULET SURUNGBA
30/01/2012


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