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CULTURE
Mme MAGA BOYMANDJA PRESENTE L’ASSOCIATION CENTRAFRIQUE SANS FRONTIERES « MABOKO NA MABOKO »
Le Confident: Mme, voulez-vous vous présenter et nous expliquer dans quelles circonstances l’association Centrafrique Sans Frontières a été créée?
Mme Marie Thérèse Maga Boymandja: Je suis Mme Marie Thérèse Maga Boymandja Responsable de l’Association CSF à Bangui. L’association Centrafrique Sans Frontières est née le 9 mai 2001 sous l’initiative de notre sœur Yvonne Mete-Nguemeu qui vit à Besançon en France. L’objectif est de voler au secours de nos sœurs victimes du VIH et les orphelins du sida afin d’améliorer leurs conditions de vie par la production agricole, l’élevage et le petit commerce. Au niveau de Bangui, cette antenne a vu le jour le 1er mai 2003 lors d’un atelier culinaire regroupant les membres de CSF en présence des ministres Léa Koyassoum-Doumta des affaires sociales, de la famille et de laz solidarité nationale et Joseph Kiticki Kouamba, du développement durable d’alors. Je tiens à souligner que parmi les 23 membres que compte l’association, il y a 3 hommes qui oeuvrent efficacement pour son développement. C’est pour dire que notre association ne néglige pas le concept genre. Depuis la mise en place de l’antenne de Bangui en mai 2001, une séance d’atelier culinaire est organisée par mois pour soutenir le régime alimentaire de nos membres. L’association CSF a aussi acheté les comprimés de Bactrim pour les membres séropositifs qui sont sous protocole Bactrim et qui n’ont pas les moyens de s’en procurer. Elle a initié la mise en place d’un micro-crédit qui n’a malheureusement pas donné le résultat escompté compte tenu de la misère qui s’est installée dans le pays. Nous organisons aussi une fois par mois, des causeries débats autour du VIH Sida. Des expériences sont échangées entre les malades autour des thèmes tels que: comment vivre sa séropositivité? Comment aider son pays etc. Nous avons réfléchi sur beaucoup de projets ensemble. Ce qui a retardé nos activités est l’absence d’une autorisation administrative qui devrait être signée par le ministre de l’Intérieur. Aujourd’hui, ma joie est grande car depuis le 7 décembre 2005 nous avons ce document tant attendu. L.C.: Vous avez donc eu des financements. Peut-on connaître leurs sources? Mme M-T. M.B: Merci, nos financements proviennent essentiellement de l’extérieur grâce à nos partenaires de Besançon. L.C. : En dehors de ces partenaires de Besançon, ne vous serez pas tentée d’en trouver d’autres sources? Mme M-T. M.B: Oui, par rapport à l’immensité de nos activités, nous sommes obligés de tendre la main à des partenaires qui sont au niveau de Bangui. Nos membres adhérents sont des gens démunis et ont besoin de secours, donc on doit tendre la main à ceux ou celles qui veulent bien nous aider. L.C.: Vous avez dit que l’association a financé les activités de quelques membres. Quelle a été la méthodologie? Est-ce vous les avez regroupés ou ils sont financés individuellement et quel a été le résultat? Mme M-T. M.B: On a débattu de ce problème, nous sommes avec les membres et comme ils vivent dans des différents quartiers, on a essayé dans un premier temps de donner individuellement un montant de 12000 F cfa sous forme de prêt remboursable par personne. Cette somme devrait leur permettre de réaliser des activités génératrices de revenus comme la vente du bois de chauffe, les galettes ou autres produits. Le quota de remboursement a été fixé à 1000 F cfa par mois. Malheureusement sur les 23 membres qui ont bénéficié de ce crédit, seulement 5 ont essayé de payer leurs dettes. Alors, on a été obligé de suspendre cette activité et réfléchir sur une nouvelle approche. Il est, toutefois, nécessaire de former nos membres à la gestion avant d’envisager quoi que ce soit. L.C.: On a remarqué que l’association n’est opérationnelle qu’à Bangui. Pourquoi pas dans les autres villes du pays? Mme M-T. M.B: C’est vrai que pour l’instant, nos activités se limitent seulement à Bangui. Mais, avec le temps, nous allons élargir notre champs d’action et nous étendre sur tout le territoire national. Le projet du Centre pilote qui sera implanté dans la ville de Sibut, constituera déjà un pas vers l’arrière-pays. Nous avons prévu la création d’une ferme pilote (Agro- Pastorale) avec l’aide de nos partenaires. Cette ferme pilote nous aidera à couvrir les besoins alimentaires de nos membres et la vente des produits permettra à l’association de renflouer sa caisse pour soutenir d’autres activités. LC: Quelles sont les principales activités de l’association? Mme M-T M.B.: Pour le moment, la plupart de nos activités sont encore en projet. Nous comptons faire l’élevage des porcs, poulets, faire de l’agriculture, de l’artisanat, de la couture et des petits commerces de proximité. Nous apportons aussi un soutien psycho-social aux personnes vivant avec le VIH ou malades du Sida. Propos recueillis par Marcel Dexter Gazikolguet
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Vendredi 16 Décembre 2005
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