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Le Confident
 

Version web du quotidien privé et indépendant d'information. LE CONFIDENT, Surl - Directeur de Publication: Mathurin Momet - BP 427 Bangui - République Centrafricaine Tél.:+236 75 04 64 14 e-mail: leconfident2000@yahoo.fr

Samedi 11 Février 2012
10:01
DROITS DE L'HOMME

‘‘ NOUS NE SOMMES PAS DANS UNE JUNGLE ET NOUS NE VOULONS PAS DE LA JUNGLE DANS LE PAYS’’, SELON Me MOROUBA

Devant le Tribunal de grande instance de Bangui ce Lundi 14 juin 2010, les avocats centrafricains ont organisé un sit-in dans le but de protester contre les arrestations arbitraires du personnel du Cabinet de Me Balemby, Bâtonnier de l’Ordre activement recherché par le pouvoir et dénoncer publiquement, les interminables violations par l’Exécutif et ses comparses, des principes fondamentaux de la Constitution centrafricaine et notamment les dispositions qui régissent la profession d’avocats.



Me M.B. Morouba, porte parole du  Conseil de l’Ordre
Me M.B. Morouba, porte parole du Conseil de l’Ordre
Parmi les violations ciblées par les avocats, nous pouvons citer pêle-mêle la violation du principe de la présomption d’innocence, l’inobservation des règles de procédure pénale; la violation répétée par le parquet de la République du principe de l’inviolabilité des Cabinets et domiciles des avocats. Des principes fondamentaux dont la violation entraine inéluctablement des troubles dans la société centrafricaine.

La saga politico-judiciaire de l’affaire Rayan
Et l’affaire Rayan devenue par la force des choses une saga politico-judiciaire en est un puisque c’est l’autorité légale ici représentée par François Bozizé qui s’investit personnellement dans les recherches des voies et moyens pouvant lui permettre de régler à sa manière, cette affaire qui pollue l’atmosphère et pour laquelle, des compatriotes centrafricains pourtant bénéficiaires de la présomption d’innocence, croupissent actuellement à Bossembélé dans la tristement célèbre prison, connue sous l’appellation du « guantanamo centrafricain».

Pour Me Mathias Barthelemy Morouba, nous sommes en train de vivre une situation quasiment dramatique. Car « on ne peut pas comprendre qu’en soit en 2010 en train de vouloir célébrer le cinquantenaire de l’accession à l’Indépendance de notre pays et voir le parquet de Bangui se comporter comme si on était encore à l’époque de la colonisation », a par ailleurs ajouté Me Morouba car pour lui, depuis les indépendances jusqu’à nos jours, rien a changé.

Et l’arbitraire redevient le principe
Le Code de procédure pénale centrafricain qui vient à peine d’être promulgué prévoit clairement les conditions dans lesquelles, un citoyen peut-être arrêté. Ceci étant, mentionne Me Morouba, tout citoyen arrêté par la Gendarmerie, la Police (les ceci et cela disons-le ainsi), doit être assisté lors de son audition par un avocat de son choix, se faire examiner par un médecin de son choix et avoir accès à ses parents. Mais la méthode utilisée par le Parquet de Bangui d’ailleurs non pas prévue par la loi, constitue une violation flagrante des droits de la défense.

Comment pouvez-vous imaginer que des gens qui sont présumés coupables dans une affaire ne puissent pas avoir accès à leurs parents ? N’y-a-t-il pas d’Officiers de Police Judiciaire compétents à Bangui ? N’y-a-t-il pas de tribunaux compétents pour traiter de cette affaire ici à Bangui ? N’y-a-t-il pas de lieux de détention ici à Bangui ? Des questionnements de Me Mathias Barthelemy Morouba ici partagés par bon nombre de compatriotes qui n’arrivent pas à concevoir et à admettre cette manière d’agir des responsables politiques centrafricains visiblement aux abois et déterminés à utiliser la méthode forte pour intimider tous ceux qui ne s’alignent pas sur leur logique. A plus forte raison que ceux qui le font sont illégitimes. Une illégitimité qui fait de la République centrafricaine, un Etat de non droit, une « république bananière », une jungle où les plus forts comme ont le droit de dévorer les plus faibles sachant pertinemment que c’est désormais à la mode que pour un rien, on est toujours prêt à dépiécer les autres, faisant ainsi de notre pays, une république des dépeceurs comme le dirait l’autre.

L’affaire Rayan, la face immergée de l’iceberg
On en verra de toutes les couleurs avec cette affaire Rayan, du nom du propriétaire du supermarché incendié dans des conditions non encore élucidées à ce jour. Une affaire pour laquelle François Bozizé s’est engagé corps et âmes à tout mettre en œuvre pour trouver les « auteurs » de ce désastre et en faire ce qu’il veut. « On ne badine pas avec les bandits, les criminels », s’exclamait-il dans son discours de fin de mandat. Ce qui annonce déjà les couleurs du climat politique dans les jours à venir étant entendu que le terrorisme d’Etat pour ne pas dire le gangstérisme d’Etat est de retour et il n’y aura plus de carotte mais que des bâtons. Ce bâton, qui devrait visiblement « frappé à mort » le bâtonnier Me Symphorien Balemby si l’on s’en tient aux informations qui circulent sous manteau et en provenance de la présidence de la République et notamment de la garde présidentielle. Car, bien au-delà de l’affaire dite Rayan, les rumeurs font état de ce que les autorités centrafricaines auraient l’intention d’en finir avec Me Balemby qui, avec quelques confrères centrafricains ont été constitués pour assurer la défense de sieur Bemba qui croupit depuis plusieurs semaines dans les geôles de la Cour pénale internationale. On le sait d’ailleurs que le pouvoir de Bangui milite activement pour que le chef rebelle du MLC soit jugé et condamné pour les crimes internationaux commis en Centrafrique en 2002. Mais comme le couteau de la CPI est à double tranchant, on ne sait jamais si elle peut un jour se retourner contre l’autre. Raison pour laquelle il n’arrive pas à concevoir que ce soit un avocat centrafricain qui puisse accepter défendre Bemba qui, visiblement apparait pour lui comme un véritable cauchemar.

Et comme la République est devenue ce qu’elle est avec cette volonté affichée pour la « dorokoture », comme le dirait l’autre, la justice ne devait-elle pas être le dernier rempart du citoyen ? Nous ne sommes pas dans une jungle et nous ne voulons pas de la jungle en Centrafrique, conclut Me Morouba.




Clarence Shiwawa
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Samedi 19 Juin 2010

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1.Posté par dorokolonga le 24/06/2010 21:10
Et si on mettait fin à la dorkature en appliquant la dorkature à bozizé avant qu'il ne l'applique aux avocats.

2.Posté par yarazoom le 24/06/2010 22:06
Dans quel pays du monde on peux accepter des choses comme ça? Les avocats ont ils droit de brouiller des maisons sans se déranger, on ne peux que voir ça en centrafrique c'est vraiment dommage. Dans tout les pays du monde un chef d'etat est le premier juge donc il a le droit d'aller au tribunal donner des instructions. Pour que ce problème soit réglé, il faut tuer ces deux criminels et puis c'est tout. Vive le président Boz.
http://hoaoo.fr

3.Posté par M.Michel le 25/06/2010 14:18
'' Il faut tuer, il faut tuer'', voilà la seule devise du centrafricain criminel. Mon cher compatriote, où sont ceux qui ont tué hier ? Si vous êtes un criminel ne scandez pas le nom de Boz. Un jour il aura la justice dans ce pays. A chacun son tour. Vous passerez, vous et vos amis, mais la centrafrique restera.

4.Posté par VLASSOV le 03/07/2010 16:08
Bonjour à tous! Je crois que c'est le monde à l'envers en Centrafrique. Il faut rappeler à nos compatriotes qui pensent que l'Etat centrafricain se résume à la personne du Chef de l'Etat qu'ils se trompent lourdement. Quand on écoute le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui, dans son discours du 1er juillet, on se demande si ce Procureur use de sa faculté d'analyse pour affirmer haut et fort sur les ondes de radio-centrafrique qu'il n'y a pas eu immixtion de l'exécutif, dans les affaires judiciaires. Nous continuons, nous Juristes centrafricains, à être la risée du monde avec de telle affirmation. Ces mêmes Magistrats qui avaient initié une procédure hardeuse d'extradition et qui a valu les foudres d'un chef de bureau de la Chancelerie française.
Monsieur le Procureur vous ne pouvez pas affirmer qu'il n'existe aucun principe d'inviolabilté du cabinet d'avocat: première boulette. Vous affirmez également que c'est une procédure de flagrance que vous avez engagée dans cette affaire et vous vous contredites immédiatement en soulignant que l'enquête est en cours. Je comprends bien que vous aspirez au grade de Docteur en droit, mais malheureusement la rigueur intellectuelle du juriste dont l'un des noeuds réside dans la taxinomie montre vos limites! deuxième boulette. Les faits matériels ont été commis à Bangui, pour la nécessité de l'enquête vous procédez à l'arrestations des suspects, le bon sens aurait voulu que les suspects soient maintenus à proximité du lieu de commission de l'infraction, vous les déportez et prétendez que ce terme de déportation est réservé au droit pénal international. Vous voyez bien que ces arguments de petites vertues ne sauraient convaincre: troisième bourde.
Voyez-vous même, si le Chef de l'Etat est garant de la liberté individuelle et de la protection des biens et des personnes, il n'a aucun droit constitutionnel de venir au Parquet et d'exiger l'arrestation d'un simple avocat comme vous l'affirmez, fut-il Bâtonnier de l'ordre. Vous glorifiez que la Justice continue de fonctionner régulièrement dans les villes de l'intérieur. Nous ne commettons aucun crime de lèse-majesté en affirmant qu'un bon juge ne le serait que s'il y a de bons avocats. Or, c'est un secret de polichinelle d'affirmer que le rapport Doing Business nous donne presque le bonnet d'âne ,en raison des pratique d'un autre âge. En lancant des critiques à Joseph BINDOUMI , vous venez de corroborer ce que nous n'avons cessé de souligner que la Magistrature centrafricaine est une Magistrature aux ordres. Dès lors où l'on a choisi d'être Magistrat cette dura lex, sed lex, sous votre plume devient la soumission, l'arrestation arbitraire et le parjure. Votre serment n'a plus sa raison d'être, dès lors où vous pensez intimement que le Président avait raison, on voit comme le dénonçait M.NDENGOU le maanquement des autorités centrafricaines à leur mission. Je revois à travers l'insolence de vos propos, les propos d'un Magistrat qui était également au Parquet aujourd'hui décédé qui avait ménacé un avocat à Bouar avec son pistolet mitralleur, tout simplement parceque la présence de cet avocat avait empêché un détournement de procédure. Sans la présence d'un avocat, combien d'innocents croupiront encore dans les géôles de notre pays ou verront leur propriété confisquée? A chaun son tour chez le coiffeur

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FERDINAND SAMBA CONDAMNE A 10 MOIS D’EMPRISONNEMENT FERME

Dans son verdict, le Tribunal de Grande Instance de Bangui, en audience correctionnelle du 26 janvier 2012, le magistrat Dubai, Président dudit tribunal, assisté de M. Alain Tolmo, représentant du ministère public et des assesseurs, a requis 10 mois d’emprisonnement ferme à l’encontre de M. Ferdinand Samba, Directeur de Publication du quotidien Le Démocrate, accusé de diffamation, d’injures et d’incitation à la haine.


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PLAIDOYER POUR UNE ORGANISATION JURIDIQUE ET POLITIQUE ENTRE LA REPUBLIQUE ET LES RELIGIONS EN CENTRAFRIQUE

Par Arrêté ministériel N° 038/MATD/DIR.CAB, Josué BINOUA, ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, avait invité les populations centrafricaines à observer trois journées de jeûne et de prières, le mardi 27 décembre 2011.

Clotaire SAULET SURUNGBA
30/01/2012


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