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Le Confident

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PATASSE NE CHANGERA PAS

Ange Félix Patassé, l’un des dinosaures de la politique centrafricaine, a été plusieurs fois ministre et premier-ministre sous l’ancien empereur de Centrafrique, Bokassa.



PATASSE NE CHANGERA PAS
Il a été par la suite désigné pour diriger le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC). En 1981, il a tenté un coup d’Etat avec le président actuel et a dû se retrouver en exil au Togo. Il n’est revenu au pays qu’à l’instauration du multipartisme et aux élections qui s’en ont suivi. Il a, à l’occasion, battu au second tour le candidat de CFD, le Pr. Abel Goumba.

Mais sa gestion de la chose publique a été des plus scabreuses : accumulation des arriérés de salaires (24 mois à la fin de son règne), gestion clanique et régionale du pays, atteinte répétée aux droits humains, mutineries et rébellions, etc. Ce sont toutes ces raisons qui ont entrainé sa chute au grand soulagement des Centrafricains. Même la CEMAC et les pays occidentaux n’ont pas tardé à reconnaître le régime issu du putsch du 15 mars 2003. En principe, après ce cuisant échec, tout homme raisonnable devrait se retirer définitivement de la politique. Or, Patassé clame haut et fort qu’il n’y a pas de retraite en politique. Il a été l’un des premiers à annoncer sa candidature à la prochaine élection présidentielle sans se soucier de l’émiettement de l’électorat du MLPC qui l’avait propulsé au pouvoir. On peut encore tolérer que Patassé puisse tenter sa chance, car seul le peuple peut arbitrer en l’élisant ou pas. On peut accepter qu’il se fasse des illusions, car chaque être humain a le droit de rêver. Mais quand Patassé se met à se prononcer sur tout, quand il se permet de faire des leçons de morale, cela devient agaçant. Le comble, c’est quand il ose remuer le couteau dans la plaie du peuple, quand il se permet de faire l’avocat de son bienfaiteur, le bourreau des Centrafricains ! Que Patassé demande que Bemba bénéficie d’une remise en liberté provisoire est une insulte grave à la mémoire des victimes de ce criminel. C’est une façon de prouver qu’il ne reconnaît pas la gravité des actes posés par ses alliés, autrement dit, il recommencerait s’il pouvait encore revenir au pouvoir. Il va falloir que Patassé cesse de se prononcer sur tout ; qu’il respecte ce peuple qui a malheureusement eu le tort de lui confier sa destiné voilà quelques années. Il le lui a déjà fait suffisamment payer. Trop c’est trop !

Dimanche 7 Février 2010
Maurice SAYO
Lu 1105 fois



1.Posté par Djoiniouango Frédéric le 07/02/2010 12:09
Bonjour à tous

Je pense que si aujourd'hui Patassé se permet le luxe de gesticuler, de faire des déclarations stupides, c'est à cause du pouvoir de Bangui qui, dans ses calculs politiciens a ramené Patassé à Bangui pour diviser l'électorat du MLPC qui avait fait subir les plus pires attrocités aux centrafricains.

A vrai dire, Bozizé et Patassé sont tous des oiseaux de même acabit, puisque le premier a été au service du second et a bien assimilé la leçon de tribalisme, de clanisme et d'assassinat ciblé.
Les centrafricains n'ont aucune valeur pour Patassé et Bozizé qui pensent avoir le droit de vie et de mort sur eux, après avoir tous deux truqué les élections qui devaient être l'expression de la souveraineté du peuple centrafricain.

Pour Bozizé, Patassé est le moyen le plus sûr de faire taire définitivement Ziguélé aux prochaines élections, donc le pacte avec le diable Patassé, Bozizé l'a déjà signé. Et je mets quiconque au défi de me prouver le contraire que Patassé n'appelera pas à voter pour Bozizé au deuxième tour des élections.

C'est dire que l'intérêt général est le cadet de soucis des ces barbares de Bozizé et de Patassé, assoiffés du pouvoir, et près à vendre leur âme pour conserver le pouvoir ou avoir part à la table de la mangeaille.
Comme disait Juliette: "l'arme puissante entre les mains des dictateurs sanguinaires, c'est la mentalité des gouvernés". Les centrafricains qui étaient courageux du temps de Bokassa, bravant la mort et les ménaces, par leur descente dans la rue; ont perdu ce courage pour se laisser effrayer par les armes que Bozizé et Patassé ont accumulé par les ressources des centrafricains et dont ils retournent contre ces mêmes centrafricains pour leur faire peur ou les éliminer lorsqu'ils veulent dire "NON".

Avec la politique d'amnistie qui est devenue la règle du jeu en Centrafrique, il ne faut pas que nous soyons surpris que des maniaques dépressifs comme Patassé viennent se moquer de la mort de nombreux compatriotes qui ont été victimes de l' ange de démons de Patassé qui non seulement les a humiliés , mais encore les a tués comme des mouches auxquelles on bat sans le moindre regret.
Et croyez moi, tant qu'il n'aura pas un soulèvement général dans le pays contre ces barbares, la fin de notre calvaire ne pointera pas d'ici peu, le bout de son nez.
Patriotiquement
Frédéric

2.Posté par Arthur Fanambi le 10/02/2010 15:53
Le pays se porte très mal avec des assassinats d'opposants, et un ancien Haut dirigeant du pays vient de s'éteindre, mais vous voilà encore et toujours entrain de vous attarder sur Patassé. Ce n'est-il pas suffisant que de l'avoir chassé du pouvoir? Vous voilà avec une barbarie du type "fondamentaliste islamiste où l'on tue sans scrupule; Bokassa même a fait juger la famille Obrou après leur coup manqué de 1976. Depuis lors (2003) la centrafrique est gravement malade et est à la traïne dans le concert des nations et sur tous les plans même sportif. Sur le plan intellectuel n'en parlons pas, les jeunes compatriotes ne croient qu'au langage des armes pour de l'argent, les ressources du pays sont bradées à tour de mains, la société centrafricaine n'appartient plus qu'aux seuls soldatesques qui vivent de l'argent du sang. Voilà ce qui doit nous interpeller chers compatriotes, comme vous le dites laisser "l'homme gesticuler" si tel est le cas et grattons un peu soit -il la tête pour une solution salvatrice de la RCA meurtrie par une gestion cahotiques d'aventuriers et n'ayant aucune culture soit de la chose publique et absolument pas d'habea corpus. Exigeons la vérité sur les sorts Goungaye et Massi et cessons de tergiverser, trop c'est trop!
http://globalnet

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