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Le Confident
 

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Samedi 11 Février 2012
8:20
SOCIETE

QU’EN EST-IL AUJOURD’HUI DU SERVICE MILITAIRE ?

La Constitution du 27 novembre 2004 dispose à son article 16 que le « service militaire est obligatoire », En principe, toutes les dispositions énoncées dans la loi fondamentale doivent être obligatoirement traduites en acte, car elle a déjà acquis sa force probante dès sa promulgation par le président de la République, Chef de l’Etat.



Les délégués au Dialogue National avaient exprimé le vœu à travers une recommandation que le service militaire soit réinstauré en République Centrafricaine. Ce qui a justement été pris en compte dans la Constitution pour donner droit à cette préoccupation nationale. Au départ, les autorités politiques avaient évoqué l’insuffisance des infrastructures militaires d’accueil et des problèmes financiers pour lancer cette activité. Les raisons étaient fondées en son temps, car notre pays sortait à peine des turbulences militaro-politiques qui avaient détruit pratiquement tous les casernes militaires.

Depuis lors, des efforts ont été faits dans le cadre de la restructuration de l’armée, et des casernes militaires ont été réhabilitées. Il n’y a pratiquement pas d’obstacles majeurs à l’expérimentation de ce service militaire. En effet, le service militaire a son importance dans la prise de la conscience citoyenne et la moralisation de notre société, et surtout notre administration. Nous avons encore des vieux souvenirs du temps où nos pères, désignés « appelés sous le drapeau », nous racontaient leurs premiers ballotages. Il y avait une teinte de fierté dans leur langage car, pour eux, ils venaient d’être circoncis pour la seconde fois en découvrant la vie militaire où la discipline, l’honneur et la défense de la patrie étaient des vertus cartésiennes.

Si, à un moment donné, l’armée était carrément tombée dans la déconfiture, il y a tout de même aujourd’hui une reprise en main de la destinée des FACA. Les jeunes fonctionnaires, qui n’ont pas des notions de commandement ou du respect de la hiérarchie, pourraient les apprendre dans le cadre du service militaire. Certains dirigeants aujourd’hui manquent de rigueur et d’autorité dans l’exercice de leurs fonctions, tout simplement parce qu’ils n’ont pas été façonnés auparavant pour assurer cette responsabilité. Par contre, les ressortissants de l’ENAM, qui subissent un volet militaire, sont plus outillés que leurs collègues civils.

L’institution du service militaire obligatoire permet également à l’Etat de disposer des réservistes qui peuvent intervenir en cas de besoin, parce que la Constitution de notre pays dit également que « la défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen ».
Les nouvelles autorités qui seront issues des prochaines élections pourront certainement remettre sur la table de leurs priorités cette obligation constitutionnelle qu’est le service militaire obligatoire.




A. Bakiki
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Jeudi 12 Août 2010

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