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Le Confident
 

Version web du quotidien privé et indépendant d'information. LE CONFIDENT, Surl - Directeur de Publication: Mathurin Momet - BP 427 Bangui - République Centrafricaine Tél.:+236 75 04 64 14 e-mail: leconfident2000@yahoo.fr

Samedi 11 Février 2012
8:35
DROITS DE L'HOMME

QUAND LE GOUVERNEMENT FAIT ABATTRE SES CADRES SUPERIEURS




Du Dr Blagué en passant par Séhoulia, Dr Nguembi, Dr Latou, Delphine Zouta… et la liste n’est pas limitative, tous des respectables cadres supérieurs du pays qui ont connu la mort à cause du laxisme du gouvernement à assurer leur évacuation sanitaire d’urgence afin que leurs cas soient traités dans des hôpitaux de référence, on est tenté de dire qu’être cadre supérieur dans ce pays n’enchante pas les gouvernants qui se succèdent.
Le cas Zouta mérite d’être décrié. Cette illustre dame qui, dès sa jeunesse, bien que pouvant profiter de ses brillantes études à l’étranger, notamment en France, à un moment où les cadres féminins étaient recherchées pour se trouver un emploi bien payant, avait opté revenir au pays. Elle a servi son pays corps et âme jusqu’à ses derniers souffles.
Son dernier poste au Haut Conseil de la Communication en tant que Vice Présidente, ne lui valait pas ce que le gouvernement a fait car étant dans la haute sphère de l’administration centrafricaine, c’est-à-dire, appartenant à la quatrième institution du pays venant après le législatif, l’exécutif et le judiciaire. Lorsque Delphine Zouta ressentait ses malaises qui finalement vont devenir une maladie mortelle, elle était en fonction en qualité de Vice Présidente du HCC. Ayant vainement tenté de faire traiter sa maladie localement, elle a exprimé au gouvernement centrafricain le souhait d’aller se faire soigner en France. La procédure d’évacuation a tellement traîné qu’elle a pris sur elle même avec l’appui de certains de ses parents, d’assurer tous les frais liés à cette évacuation sanitaire ( frais d’avion, frais d’hospitalisation et des soins, assurance vie etc.). Ces conditions réunies sans le concours du gouvernement, Delphine était allée en France pour se soigner. Fait normal puisqu’il s’agissait de sa santé à elle, nous dira-t-on.
Ce qui est gênant, c’est l’attitude du ministre Gouandjika ce jour à l’aéroport Bangi-M’Mpoko qui, sachant que Zouta était souffrante, a osé lui lancer ce mot acerbe en sango : « Mbi tomba ala azo ti Haut Conseil ni na kwa awè, a lingbi ala… » ce qui veut dire, j’ai mis fin à votre fonction au Haut Conseil de la communication, cela vous apprendra... Comment tolérer de tels propos en vers une vaillante cadre du pays qui a tant rendu service à sa nation ? Quelle intention cachait les allégations du ministre Gouandjika ? Nous ne le dirons jamais assez, mais les parents de la défunte présents ce jour ont témoigné de l’état de Delphine face à ce propos. Elle l’a accueilli comme un morceau de fer rougi qui allait droit fondre son cœur. Et, de fait, ce cœur noble a finalement fondu et Delphine n’est plus.
Cette histoire presque anodine a sérieusement mécontenté les parents et proches de Zouta qui n’avaient pas voulu de la présence des membres du gouvernement aux obsèques. Mais la sagesse a prévalu. D’ailleurs les témoignages du président de l’UJCA, M. Maka-Gbossokoto qui disait que « Zouta était victime des coupeurs de tête » faisait allusion à cette épisode.
Faire la politique n’est pas être ennemi à tout le monde et surtout le monde des médias. L’on ne cesse de dire qu’en politique, il n’y a pas d’ennemis mais des adversaires. Etre adversaires c’est accepter le fair-play, la tolérance, la recherche de la concorde et de la cohésion pour une paix durable. Juste parce que Gouandjika s’était vu retirer l’antenne pendant les campagnes électorales, il a gardé des dents pourries contre tout professionnel des médias en général et particulièrement les anciens membres du HCC qu’il a réussi à transformer comme un organe gouvernemental à son gré. La vie finit toujours et toute chose a une fin comme Delphine a connu sa fin.



Grand . Petit-Jean
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Mercredi 1 Février 2006

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1.Posté par AYANDE Rigobert le 01/02/2006 22:39
C'est triste d'apprendre tout ça d'un ministre de la République. L'attitude NGOUANDJIKA n'est que la partie visible de l'iceberg. C'est la parfaite incarnation de Bozizé et de son gouvernement. Le cadre supérieur n'a pas de valeur dans ce régime totalitaire, dictatorial sans état d'âmes. Bozizé l'a clamé haut et fort en disant qu'il n'a jamais été à l'Université mais il est quand même devenu chef d'état. Il disait aussi "Gui a mounzou vouko là a fa kodoro so" n'est-ce pas aussi une autre manière de dire qu'il ne veut de cadres durant son règne ? Preuve, les salaires des cadres à Bangui ont connu un rabattement de 30%. Mais aucun cadre n'a bronché pour dénoncer. La sitaution perdure jusque là. Quand Ngouandjika dit de pareilles énormités, il ne faut pas s'étonner. C'est expres que Bozizé l'a nommé à ce poste.
Je dis simplement à tous ces intellectuels qui avaient applaudi le coup d'état de Bozizé qu' ils se sont trompés. N'est ce pas que un dicton africain dit que "Quand la lune apparaît nouvellement, elle ne brille pas"?
En tout cas, il appartient aux cadres de réagir, leur silence est complice!!!!!!
Rigobert AYANDE

2.Posté par mbila le 04/02/2006 00:21
Si nous devons déplorer ce cas triste pour l'ensemble des cadres centrafricains, je m'en vais faire deux observations. L'une, relative au comportement ignoble et minable de Monsieur NGOUANDJIKA, l'autre en rapport à l'intervention du compatriote AYANDE.
Ce triste Monsieur, Ministre de son Etat, n'est pas à sa première fresque. Il se prénomme Fidel, mais ce prenom n'a aucune influence sur le vécu de cet homme qui s'est revelé plus volage, leger que fidèle. Ama connaissance, ce Monsieur qui a fait ses débuts en politique au niveau du MLPC, aujourd'hui, il est chez Bozizé, et demain ? C'est triste que des personnes de cette envergure funeste puissent être des représentants de l'Etat centrafricain. Un jour, le peuple aura le loisir de demander des comptes à des personnes médiocres de sa catégorie...
Quant à mon frère AYANDE, il est temps qu'il se rend compte que BOZIZE a été fabriqué de toutes pièces par le MLPC, c'est un produit standard du MLPC. Qu'il soit honnête de citer le nombre des cadres qui ont trouvé la mort pendant le régime de PATASSE. En plus, la mort des cadres centrafrcains sous le régime cauchemardesque de PATASSE n'est pas due par faute d'évacuation sanitaire, mais par des assassinats atroces, hideux et qui traumatisent encore la population centrafricaine qui était paisible avant l'arrivée au pouvoir de PATASSE. Des Colonels GRELOMBE, KONZI, KONGOLO, ou du député TOUBA, en passant par le Dr BLAGUE ( par faute d'évacuation sanitaire justement) en passant par la mort du Pr MANDABA ( par empoisonnement), la liste est longue. Que les partisans du MLPC arrêtent de rêver pour un retour au pouvoir, car ce pays va amorcer inéluctablement la phase de sa conscientisation. La médiocrité en Centrafrique a atteint son paroxisme avec ce parti de la honte, comment encore concevoir un pouvoir du MLPC en RCA ? Et il m'arrive de me demander comment des personnes sensées se révendiquent ou essaient encore de défendre ce parti rempli de minables. Mais quand je vois des personnes se reclamant encore du nazisme, j'ai vite compris dans quelle catégorie il faut classer ces nostalgiques à " deux belles".
La Centrafrique appartient à tout centrafricain, arrêtons les critiques partisans pour penser au bien-être des centrafricains qui ne saurait se juxtaposer au bien-être d'une région donnée. Ressaisissez-vous frère car le pays a besoin de vous aussi, et le pays n'est point le nord, le sud, l'ouest ou l'est. C'est l'ensemble de toutes les régions qui fait la Centrafrique.
Singuila mingui

3.Posté par Rigobert AYANDE le 13/02/2006 21:50

Mon cher Mbila,

Je ne voudrais pas que la tribune offerte par le Confident aux internautes soit une tribune de lancement d'invectives entre toi et moi. Mais je voudrais revenir un détail important. C'est tes reproches par rapport à la mort des personnalités citées dans tes commentaires. Je respecte leur mémoire et je ne voudrais pas à travers mes commentaires remuer le couteau dans la plaie.
Si tu ne le savais pas encore, mais je te le dis que tout ce qui arrive en Centrafrique a pour auteur prinicpal Bozizé. C'est un homma au parcours sinueux, douteux jalonné de trahison. Des meurtres cités ici, je le répète incombent entièrement à lui.
Pourquoi Bozizé a refusé la confrontation entre lui et ZIGUELE lors des campagnes électorales? C'était l'occasion de faire la lumière sur tous les cas que tu viens de citer, mais il n'a daigné bouger d'un seul centimètre?
Pour revenir à tes reproches par rapport au tutoyement, c'est un débat puéril inféodé de complexe et donc je ne me reconnais pas dans ton jeu. Je te tutoyerais jusque à ce que tu reviennes à la raison.
A bon entendeur salut !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Rigobert AYANDE

4.Posté par aguingo le 16/02/2006 19:15
Bonsoir,

Vous n'allez pas imputer la mort de cette dame à Mr NGOUADIKA ! s'il y a eu des problèmes entre elle et Ngouadika, je trouve cela normal.
Le problème de fond n'est pas systématiquement l'évacuation des cadres en france pour se faire soigner ! et ceux qui ne sont pas des cadres, qu'est ce que vous compter en faire ? je pense qu'il faut faire des investissements au niveau local car nous avons des bons medecins. je connaissais un haut cadre centrafricain , ancien magistrat qui lors d'une causerie à Paris, disait fierement que lui, il est important pour lui de venir tous les trois mois en france pour faire son bilan de santé et il n'a rien avoir avec la médecine centrafricaine, à l'époque je lui ai dit qu'il avait interêt à équiper les hopitaux centrafricains que de continuer à faire des trajets Bangui-Paris car en cas de problème, ce sont les hopitaux locaux qui interviendront pour le soigner avant que ces medecins francais prennent le relais, à l'époque j'étais mis en minorité. Quelque temps pmus tard, ce monsieur a eu une grise d'appenicite une nuit , il n'y avait pas d'avion et quand on l'a amené à l'hopital communautaire, il n y avait rien pour le traiter et le temps de faire les formalités, il est décédé.
Donc je pense qu'il faut réfléchir serieusement à se problème, IL FAUT INVESTIR DANS NOS HOPITAUX LOCAUX.

5.Posté par Hubert TROLINDO le 26/03/2007 21:43
"En politique, il n'y a pas d'ennemis mais des adversaires. Etre adversaires c'est accepter le fair-play, la tolérance, la recherche de la concorde et de la cohésion pour une paix durable", je citerai simplement cette partie de l'article sur lequel nous débattons. Tout y est. J'apprécie beaucoup la première intervention de Mr AYANDE, elle est très pertinente. Et bravo Mr MBILA pour votre analyse!
Hey les gars, rangeons nos armes et calmons nos démons, ne justifions pas ce que nous décrions chez nos "dinosaures" de père! Restons fair-play comme l'a dit le frère Mr Grand Petit Jean. Je vous remercie!

Dieu bénisse La RCA, Dieu vous bénisse!
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FERDINAND SAMBA CONDAMNE A 10 MOIS D’EMPRISONNEMENT FERME

Dans son verdict, le Tribunal de Grande Instance de Bangui, en audience correctionnelle du 26 janvier 2012, le magistrat Dubai, Président dudit tribunal, assisté de M. Alain Tolmo, représentant du ministère public et des assesseurs, a requis 10 mois d’emprisonnement ferme à l’encontre de M. Ferdinand Samba, Directeur de Publication du quotidien Le Démocrate, accusé de diffamation, d’injures et d’incitation à la haine.


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PLAIDOYER POUR UNE ORGANISATION JURIDIQUE ET POLITIQUE ENTRE LA REPUBLIQUE ET LES RELIGIONS EN CENTRAFRIQUE

Par Arrêté ministériel N° 038/MATD/DIR.CAB, Josué BINOUA, ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, avait invité les populations centrafricaines à observer trois journées de jeûne et de prières, le mardi 27 décembre 2011.

Clotaire SAULET SURUNGBA
30/01/2012


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