QUE DE CRIMES BANGUI VIT


Rédigé le Vendredi 3 Février 2006 à 16:11 | Lu 13188 commentaire(s)


On n’en parlera jamais assez. La recrudescence des actes de banditisme et de braquage à mains armées continuent de faire des victimes dans la Capitale Centrafricaine.


QUE DE CRIMES BANGUI VIT
La nouvelle victime en date est M. Benjamin Kianga, un réfugié Burundais de 26 ans arrivé en Centrafrique depuis 2002 et qui habite le quartier Ben-zvi, derrière la clôture de l’Université de Bangui. Il a été visité dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 janvier par une bande armée qui lui a d’abord raflé une somme de 580.000 F CFA avant de l’enfermer dans sa maison de location à laquelle ils ont mis le feu après l’avoir en partie arrosée d’essence. M. Kianga doit la vie sauve grâce à son courage puisque, malgré qu’il était pris par les flammes, il a du fracasser la porte pour s’éjecter dehors et se rouler par terre pour arriver à éteindre le feu qui le consumait. Ce n’est que par la suite et alertés par ses cris que les voisins ont accouru pour lui porter secours. Présentement, M. Kianga se trouve au service de réanimation des brûlés à l’Hôpital de l’Amitié dans un état critique. Si ce récit paraît anodin, il y a cependant des aspects qui interpellent.
Tout d’abord l’existence de ces bandes armées qui sévissent impunément tant à Bangui qu’en province et qui ne sont jamais inquiétés alors qu’on ne cesse de clamer fort une sécurité et une paix recouvrées à 80 %. Ces hommes armées circulent à bord de véhicules ce qui signifient que ce ne sont pas n’importe quels bandits, mais des gens assez outillés avec tous les moyens d’agir.
Puis, lors de notre visite à M. Kianga dans son lit d’hôpital, ce que son frère Hassan Saleh nous a raconté dépasse tout entendement humain surtout que ces propos dénoncent avec la dernière énergie le comportement des responsables du Haut Commissariat aux Réfugiés sensé s’occuper de ces réfugiés, les abandonnent à leurs triste sort. Selon M. Saleh, la menace de violence pesait déjà fort longtemps sur lui et son frère. Ils ont alerté les forces de sécurité en l’occurrence l’OCRB qui leur aurait répondu d’aller recruter des aides de camp pour leur protection car le HCR leur donne beaucoup de sous.
Au bureau du HCR, ils ont ? à maintes reprises ? sollicité une position meilleure par rapport à leur logement mais les responsables n’ont pas fait cas de cela. Depuis cette violence dont est victime M. Kianga, aucun responsable du HCR n’est allé constater son état de santé. Conséquence, aucune assistance ne lui a été apportée par cette institution humanitaire des Nations Unies pourtant en charge des réfugiés. M. Saleh, frère de Kianga nous a confirmé que très touché par l’attitude des responsables du HCR, il était allé leur faire la remarque et ils l’ont traité de malade mental qui mérite d’être interné au cabanon. C’est grâce à une femme centrafricaine de bonne volonté prénommée Jacqueline, qu’une partie des médicaments prescrits a été payée et il ne sait que faire pour le reste.
L’état de brûlure de M. Kianga est sérieux. Le HCR, organisme sensé être en charge des réfugiés doit prendre ses responsabilité. Toutes les bonnes volontés sont également interpellées.






1.Posté par Ana le 06/02/2006 08:54
De grâce, informer honnêtement la population mais arrêter d'exposer ces photos morbides qui déferlent dans vos pages depuis plusieurs mois.

2.Posté par Desire MBATA-NGOMBE le 06/02/2006 15:39
Je pense tout simplement que la nomme Ana devrait plutot se taire que d'etaler des insanites de ce genre sur le net. Aucune personne dans ce monde n'est pas concue pour etre refugie,. Ce sont les faits de la vie qui poussent certaines personnes a devenir refugie. Et en tant que tel, le HCR est charge de s'occuper des refugies, mais egalement le pays d'asile de ces refugies est charge d'assurer leur protection. Et si un fait pareil s'est produit dans notre capitale ou l'homme du 15 mars targue sur toutes les antennes de dire que la securite est revenue a 80% dans le pays,on est en droit de s;interroger. En plus de cela, la reaction de l'OCRB denote a combien de fois les centrafricains n'ont encore rien compris de ce que sont les Droits de l'Homme et combien de fois nous agissons en veritables betes de somme dans notre pays. Chacun de nous doit savoir que les Droits de l'Homme sont les droits sacres que le Createur nous a donnes en tant qu'Homme et non en tant que Centrafricain. Partout ou nous allons dans ce monde, nous avons des droits fondamentaux qui nous sont reconnus et qui sont confines dans les textes Unusiens ou de l'Unionj Africaine. Faisons un effort de cultiver les Droits de l'Homme dans nos comportements et nous verrons que certaines erreurs seraient bannies de notre societe. Mais tant que nous serions la a applaudir les violations des Droits de l'Homme, je pense que nous sommes pas loin des betes sauvages de la foret.

3.Posté par mbi le 09/02/2006 19:04
Et selon le chef de l\'Etat, la sécurité est assurée à 90% dans la capitale et 80% sur le reste du territoire... On n\'a pas honte, vraiment ?! Quelle foutaise !!

4.Posté par Hubert TROLINDO le 26/03/2007 05:16
Prudence! Tant que l'on ne connait pas toutes les versions d'une histoire donnée, il ne faut pas accuser telle partie ou telle autre. Je suis un peu du point de vue de Ana; une fois encore, j'interpelle nos journalistes à doser leur dire car - et il ne faut guère l'oublier- le taux d'analphabétisme est relativement élevé chez nous donc au moins 40% de la population "éduquée" ne sait pas forcément lire entre les lignes, ce qui pousse inévitablement à des conclusions hâtives.Mais, toute réserve gardée, je conseillerai à Ana de ne pas rejeter en bloc les écrits du vécu que nos journalistes s'éfforcent de nous faire parvenir dans le confort de nos foyer au péril parfois de leurs propres vies. C'est leur boulot alors encourageons les même si nous souhaitons donner une autre orientation à la façon d'informer le peuple.
Je crois, comme Mr MBATA-GOMBE et mbi, que le problème de l'insécurité tant à Bangui que dans le nord de notre pays interpelle la conscience nationale à une action unifiée et collective, une implication de tous. Par là, je voudrai simplement proposer un plan qui , si mûri par les experts, pourraient être une porte de sortie. En voici l'exposé :
1- Considerez qu'on intègre dans l'éducation nationale le service militaire obligatoire à l'age de 18 ans (2 ans de service militaire après le bac, le jeune centrafricain aura acquis à 20 ans de la discipline, de la rigueur dans sa vision de la gestion de la chose commune, un patriotisme éprouvé). Aussi absurde que cela puisse paraître dans la RCA d'aujourd'hui, je pense que compte tenu des problèmes éducatifs globaux (années blanches repétées, les parents se préoccupant de moins en moins de l'éducation de base, la réligion n'ayant plus son effet d'autrefois sur les consciences), il pourrait être bénéfique de redonner un nouveau dynamisme à la dignité centrafricaine. Et le service militaire est une alternative (Je suis moi même ancien enfant de troupe du Prytanée Militaire de St Louis du Sénégal, je sais donc ce que je dis).
2- Considerez aussi qu'à chacune de nos frontières, une base militaire soit mise sur pied. Ensuite récrutons des jeunes dans le nord de la RCA et formons les dans une base se trouvant dans le sud (ils apprendront forcément quelque chose de la culture du sud) et réciproquement récrutons des jeunes du sud et formons les au nord (nous aurons le même impact sur leur conscience). A la fin de leur formation, mutons les un peu partout sur le térritoire, ils ont acquis suffisament chacun de la culture de l'autre pour devélopper une tolérance vis à vis de leurs différences et l'armée leur aura appris que ce qui compte c'est la défense nationale contre l'attaque extérieure et aussi contre tout violeur de la constitution.
Le point 1 amenera les actuels bandits ( des chômeurs surement ou des jeunes qui n'ont plus d'occupations fautes d'écoles et d'universités) à être des gendarmes, des policiers et l'insécurité à Bangui ne sera plus que souvenir.
Le point 2, si réalisé, dissuadera sûrement d'éventuels "coupeurs de route" car une puissance de feu extrêmement lourde (une base militaire) se trouve à une rapide portée d'intervention.
Pour le reste, je pense que les moyens financiers et les partenaires ne manqueront pas si nous avons de vrais hommes d'Etat en place (une nouvelle génération de leaders avec -peut être- comme conseillers nos dinosaures de père)

Deu bénisse La RCA, Dieu vous bénisse!


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