Connectez-vous S'inscrire
Le Confident
 

Version web du quotidien privé et indépendant d'information. LE CONFIDENT, Surl - Directeur de Publication: Mathurin Momet - BP 427 Bangui - République Centrafricaine Tél.:+236 75 04 64 14 e-mail: leconfident2000@yahoo.fr

Lundi 6 Février 2012
6:19
POLITIQUE

QUEL VISAGE NOUS OFFRE LE GOUVERNEMENT DOTE BIS ?





Alors que l’Ambassadeur de France Jean Pierre Destouesse émettait avant l’investiture du Général Président démocratiquement élu que ‘‘pas de Ministres nuls dans le prochain gouvernement’’; alors que le Général Lamine Cissé, avait lors du séminaire sur le leadership II tenu à Oubangui Hôtel demandé solennellement au Président de la République de remanier le gouvernement Doté qui a montré ses limites ; alors que la presse privée a fait large écho d’un probable remaniement ministériel, le Président François Bozizé acculé, est contraint de passer à la vitesse supérieure en signant le Décret n°06 modifiant et complétant certaines dispositions du Décret n°5/153 du 19 juin 2005 portant nomination des membres du gouvernement.
Ce remaniement qui ressemble à un véritable jeu d’enfant, confirme l’attitude indifférente du Président de la République à l’endroit de ceux qui l’on pourtant porté au pouvoir. A titre d’illustration, certains convergenciers malheureux qui croyaient profiter de ce remaniement ministériel pour se tailler une place aux côtés du soleil et bénéficier de leur part du gâteau, ont encore une fois de plus été roulés dans la farine par le Général Président.
Le gouvernement Doté Bis qui obéit au maxime ‘‘Déshabiller St Pierre pour habiller St Paul’’ offre un visage hideux dans la mesure ou ce sont les mêmes dinosaures qui ont mis à genou l’économie de ce pays qui s’inter changent à volonté les ministères sous la houlette du Général Président qui fait face depuis son élection aux dures et complexes réalités politiques.
Avec cette nouvelle équipe, peut-on s’attendre à une dynamique dans les actions gouvernementales ? Pratiquement pas car, le gouvernement Doté a déjà montré les limites de ses capacités de bon gestionnaire. Toutes les reformes entreprises par le premier Ministre sont voués à l’échec.
Le contrôle paiement annoncé en grande pompe comme la solution miracle pouvant permettre à l’Etat de renflouer ses caisses n’a accouché que d’une souris, le projet Unitec/Benin n’a été que mirobolant, l’augmentation des prix du carburant a crée plus de problèmes qu’elle en a résolu.
Comment s’interdire de faire bouffer certains convergenciers de première heure ? C’est en ce sens que le célébrissime Ministre intérimaire de la Communication et titulaire des Postes et Télécommunications qui a accomplit sa mission d’éjecter de leur fauteuil les membres du Haut Conseil de la Communication (HCC), peut valablement passer les mains à un autre convergenciers à savoir Jean Eudes Teya précédemment Ministre d’Etat aux Eaux, Forêts, Chasse et pêche chargé de l’Environnement. Ce changement de convergents à la tête du département de la Communication témoigne à suffisance, la volonté du pouvoir de chercher par tous les moyens à museler la presse privée centrafricaine.
La recrudescence de l’insécurité tant dans la ville de Bangui que dans l’arrière pays sont autant d’épines dans les pieds du Général et de son gouvernement. Cela, remet en cause la thèse avancée lors des campagnes présidentielles par les partisans du Général Bozizé qui clamaient haut et fort qu’en tant que militaire, il est bien placé pour sécuriser le pays. Ces dires, ne peuvent plus à l’heure actuelle se vérifier. Si au moins le Général pouvait cédé son poste de Ministre de la Défense à un compatriote, cela pouvait permettre à celui-ci de prendre à bras le corps, les questions de l’insécurité dans le pays. Et pourtant, il ne manque pas de cadres compétents dans le pays.
Somme toute, ce remaniement ministériel n’est autre qu’un club d’amis assoiffés de se renflouer les poches au détriment de l’intérêt national.



Fleury - K
Lu 9565 fois

Jeudi 2 Février 2006

Notez


1.Posté par mbila le 02/02/2006 23:33
La conclusion de cet article " somme toute, ce remaniement ministériel n'est autre qu'un club d'amis assoiffés de se renflouer les poches au détriment de l'intérêt national " est une vérité d'ordre général à la centrafricaine. Mais si je me permets d'ajouter un commentaire à cet article aussi éloquent que le quoitidien du centrafricain c'est parce que je ne puis me resoudre à la façon dont l'auteur de cet article a débuté celui-ci. Certes Bozizé et sa clique ont tout raté du début jusqu'à maintenant le redressement de l'économie, la sécurisation du territoire, etc. Tout ce qui est comme mission assignée à cette équipe n'a été accomplie, mais à citer l'ambassadeur de la France ou le Général Lamine Cissé comme personnages incontestables à écouter les conseils pour gérer le pays, je trouve cela regrettable. Il y a foule de centrafricains qui ont tiré la sonnette d'alarme quant à la limite criante et manifeste de l'équipe Doté. Pourquoi ne pas citer ces compatriotes, que de préferer citer les noms des personnages qui ne sont pas plus méritants qu'un bon nombre de centrafricains ?
En outre, en les prenant comme sorte de reférence pour parler de la bonne gouvernance, sciemment nous placons notre pays de facto en position de faiblesse rempli des médiocres, capables seulement d'être dirigé par des étrangers.
Certes Bozizé a une grande part de responsabilité mais, de tous mes voeux, j'appelerai à tous les centrafricains de prendre des précautions pour exposer un problème, afin de ne pas miner l'inconscient des compatriotes comme quoi les centrafricains pouvant seulement écouter un ambassadeur de France ou un minable général devenu un proconsul dans ce pays peuplé des médiocres.
Les centrafricains sont valeureux, il est avantageux pour une prise de conscience, un jour, de mettre l'accent sur la contribution des compatriotes quant à la gestion du pays, cela constitue un moyen de motivation capable de pousser l'homme centrafricain à s'investir davatage dans la façon dont est gerée et même. En reconnaissant à ceux qui critiquent, qui proposent des solutions pour une sortie de crise en Centrafrique, il est évident que cela va interpeller les réticents à se jeter dans la bataille pour le meiux-être de la population qui passe par la prise de conscience de la classe dirigeante.
Balao mingui na ala koué

2.Posté par Goune-pou Oscar le 03/02/2006 08:53

Tout en partageant les préoccupations de mon prédecesseur, je veux seulemnt relever que c'est déjà une habitude chez certains centrafricains en mal de reflexion de prendre les injonctions de l'exterieur comme verité évangelique. Sans verser dans une querelle de personnes, je pense que Cissé et l'ambassade de France ne sont pas les personnes indiquées pour parler de la gouvernance et de la démocratie en RCA. Cissé a été avec Patassé quand ce dernier se versait corps et âme dans une gestion predatrice de la RCA et mainteant il est avec Bozizé, général comme lui et qu'il a tout fait pour cautionner son coup d'Etat et après son hold up électoral.
Nous devons cesser de regarder notre pays dans les yeux des autres car ils ne detiennent pas plus de solutions à nos maux que nous le pensions. Il y a eu dans ce pays des gens comme Blagué, Conjugo et autres qui ne sont plus de ce monde mais qui de leur vivant se sont battus pour donner le meilleur d'eux mêmes pour ce pays; aujourd'hui, en dehors de Bozizè et de ses complices comme Ngoupendé, Massi, Meckassoua qui malheureusement ont décidé d'accompagner Bozizé, il existe encore des intellectuels qui savent réflechir et travailler par ce pays sans cautionner des bandits qui ont toujours piller la RCA. Le cas de Ngoupendé est trop visible et malgré le respect que je dois lui doit, je n'ai jamais compris comment un intellectuel de son gabarit peut contribuer efiicacement à la destruction de ce pays: du RDC en passant par son soutien à la rebellion de Bozizé, cet enseignant de philosophie a toujours mis ses connsaissances au service des mauvaises causes. Je pense que ce n'est pas de l'intelligence qui manque à nos intellectuels, nos fonctionnaires et nos dirigeants, mais c'est la sagesse car comment imaginer qu'avec tout ce que les liberatuers et autres voyous de Bozizé continuent à commettre comme exactions en RCA, les Massi, OTTO, et autres qui se disent républicains et soucieux du devenir du centrafricain n'ont pas ouvert la bouche pour dire à leur patron que "quand ton chien dérange trop, il faut l'attacher?", Quand les Ndoutingaye et autres parents de >Bozizé se livrent à une gestion opaque des ressources de ce pays, qu'est-ce qu'ils attendent pour protester? Le controle des fonctionaaires et agents de l'Etat a épinglé aussi des militaires, jusqu'aujourd'hui, rien n'a été fait pour les inquièter et pourtant la loi dispose pour tout le monde. Alors, je pense que ces vieux intellectuels sont juste là pour garantir leurs vieux jours ainsi que l'avenir de leurs enfants. La jeunesse doit se reveiller et au lieu de se laisser manipuler par ces vieux cameléons qui chaque de de vestes au gré de leus intérêts, elle doit commencer à mener des actions pour barrer la route à ces prédateurs.

3.Posté par Rigobert AYANDE le 03/02/2006 09:50
Mes Chers Comaptriotes Mbila et Goune-pou,

Vous aviez très bien vu. Quand j'ai lu pour la 1ère fois cet article cette nuit, franchement, je vous assure que je n'ai pas dormi. Les noms de Lamine Cissé et de l'Ambassadeur de France cités montrent clairement, que ce sont les maïtres à penser de Bozizé. Qu'en Centrafrique, c'est eux qui dirigent et non Bozouissé.
S'il est un mal qu'il faut combattre en Centrafrique, c'est celui de toujours considérer que ce qui vient de loin est toujours vrai, ou mieux encore de ne pas avoir confiance à ses compatriotes. Et là c'est la responsabilité des journalistes qui est engagée. Autant je veux bien croire qu'ils font correctement leur travail, autant j'ai du doute sur leur manière de voir ou d'analyser les problèmes centrafricains. Ils font à chaque fois du coq à l'âne en se référant à des gens qui sous d'autres ne s'approcheraient même pas d'un cercle ministériel. Je crois que Maka Gbossokoto doit veiller au grain pour que des insanités de ce genre ne puissent être balancées sur le net. Car, cela minimise les valeurs nationales, sousestime les compétences locales. On ne s'improvise jamais Chef d'Etat mais de la manière où les choses se passent dans Notre Pays, où de minables personnes sont souvent citées en référence à notre politique, cela montre que le chef n'est qu'une marionnette dans cette affaire. Un proverbe africain dit que "si tu attrapes un hibou pour manger, il ne faut jamais avoir peur de ses yeux".

Il est temps que les intellectuels que vous aviez cités dans vos commentaires se resaisissent et militent pour la bonne cause. Je n'ai jamais pensé qu'un intellectuel comme Ngoupendé puisse s'associer à une clique de bandits, de terroristes pour venir détruire son pays. Aujourd'hui qu'est ce qui reste de la rebellion au Nord? Rien ! Pour le remercier, il est nommé Ministre des "Affaires Etranges".
Si aujourd'hui, Ngoupendé, Massi, Meckassoua, et autres ne parlent pas, c'est parcequ'ils ont la bouche pleine et on ne parle pas quand on a la bouche pleine.
Pour répondre à la question quel visage va nous offrir le gouvernement Doté II, et bien c'est un visage hideux !!!!!!!!!! honteux!!!!!! d'incompétents!!!!!!!!!!
Attention, ils ont encore la bouche pleine !!!!!!!!!!!!
Rigobert AYANDE

POLITIQUE | ECONOMIE | SOCIETE | CULTURE | INTERNATIONAL | SANTE | SPORT | EDITORIAL | DOSSIERS | REGIONS | INTERVIEW | LIBERTE DE LA PRESSE | OPINIONS | DROITS DE L'HOMME | CHRONIQUES | TEXTES

FERDINAND SAMBA CONDAMNE A 10 MOIS D’EMPRISONNEMENT FERME

Dans son verdict, le Tribunal de Grande Instance de Bangui, en audience correctionnelle du 26 janvier 2012, le magistrat Dubai, Président dudit tribunal, assisté de M. Alain Tolmo, représentant du ministère public et des assesseurs, a requis 10 mois d’emprisonnement ferme à l’encontre de M. Ferdinand Samba, Directeur de Publication du quotidien Le Démocrate, accusé de diffamation, d’injures et d’incitation à la haine.


Votre AVIS compte
Doit-on emprisonner un journaliste quel que soit le délit commis dans le cadre de sa profession?


Inscription à la newsletter



PLAIDOYER POUR UNE ORGANISATION JURIDIQUE ET POLITIQUE ENTRE LA REPUBLIQUE ET LES RELIGIONS EN CENTRAFRIQUE

Par Arrêté ministériel N° 038/MATD/DIR.CAB, Josué BINOUA, ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, avait invité les populations centrafricaines à observer trois journées de jeûne et de prières, le mardi 27 décembre 2011.

Clotaire SAULET SURUNGBA
30/01/2012


partenaire





Site recommandé par Ousurfer.com




Prospert Yaka

Créez votre bannière