'QUI A TUE LE GENERAL NDJADDER?'


Rédigé le Lundi 17 Novembre 2008 à 09:16 | Lu 8206 fois | 21 commentaire(s)


L’histoire récente de la République Centrafricaine nous enseigne que les officiers supérieurs et généraux Alphonse Rehote, François N’Djadder Bedaya, Christophe Grelombé et Abel Abrou etc., ont été victimes d’assassinat. Depuis le régime de Ange Félix Patassé jusqu’à ce jour, les dirigeants n’ont pas songé à saisir la justice afin d’élucider les circonstances de ces crimes odieux. Ces officiers émérites qui ont servi avec loyauté leur nation. Face à la passivité et au silence des différents régimes, Lazare N’Djadder a décidé de saisir la justice pour connaître les assassins de son feu père, mais que ceux-ci soient punis conformément à la loi. Interview.


'QUI A TUE LE GENERAL NDJADDER?'
Le Confident (LC): Bonjour M. Lazare N'DJADDER. Voudriez-vous vous présentez à nos lecteurs.
Lazare N'DJADDER KANGANG (LNK):
Je m'appelle Dieu-Merci Lazare N'DJADDER KANGANG. Je suis de nationalité Centrafricaine.

LC: Selon nos informations, vous avez décider de saisir la justice d'une plainte pour l'assassinat de votre défunt père le Général François N'DJADDER BEDAYA. Confirmez-vous ces informations?
LNK:
Je confirme effectivement cette information. J'ai décidé, en ma qualité de fils aîné, de saisir la justice d'une plainte contre X pour la disparition de mon défunt père le Général François N'DJADDER BEDAYA. Je précise que dans cette procédure, je me constituerais partie civile.
 
LC: Pour quelles raisons vous avez décidé d'agir sept ans après les faits ?.
LNK:
Les raisons sont toutes simples. Tout se passe comme si cette mort est un non événement, donc sans aucune importance. Je rappelle simplement que mon père était un officier général et Directeur Général de la Gendarmerie à l'époque des faits et c'est pour la défense des institutions républicaines qu'il a été assassiné. Il ne s'agit donc pas de l'histoire d'un chien dans un jeu de quilles. Sept ans paraissent long, mais pour ma part, il n'y a pas de longueur de temps dès lors qu'il s'agit de rechercher la vérité et rendre justice. De ce crime je serai très heureux de savoir quels en sont les auteurs, co-auteurs et éventuels complices et non laisser les uns et les autres se rejeter les responsabilités comme s'il agissait d'un jeu de ping-pong. 

LC: L'on a pensé que la rébellion de L'Union des Forces Républicaines (UFR) animé par votre frère cadet le lieutenant Florian N'DJADDER avait pour but de venger la mort de votre défunt père. Au regard de ce fait, votre action se justifie-t-il encore?
(LNK):
Je ne m'inscris pas dans le régistre de la vengeance et encore moins au travers d'une rébellion. Je m'inscris plutôt celui de la justice à travers la recherche de la vérité et c'est pour cette évidente raison que mon action se justifie pleinement. Quant à mon petit frère, il est majeur et je n'en dirais pas plus.


Feu général Bedaya Djadder
Feu général Bedaya Djadder

LC: Quelles sont les chances d'aboutissement de votre action?
LNK:
Mon père servait son pays lorsqu'il a été tué. Vouloir connaitre la vérité aujourd'hui n'est pas pour moi une question de chance mais plutôt de justice. Il vous souviendra qu'une commission mixte d'enquête avait en son temps mené les enquêtes dont les résultats sont restées lettres mortes. Au delà de ma singulière personne, la vérité sur la mort de mon père intéressera sans doute ma famille, sinon tout le peuple centrafricain.

LC: Je vous remercie.
LNK: C'est plutôt moi qui vous remercie et à travers vous toute la presse centrafricaine pour l'intérêt que vous portez à informer le peuple centrafricain







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21.Posté par moussa le 18/12/2008 17:02
"Rien que la consonnance de votre nom trahit vos pensées"...inquiétant cette façon de penser mon frère les génocides commencent avec ce genre de raisonnement. Trop de handicaps dans notre pays pour qu'on perde notre temps à juger les gens par rapport à ce genre de critères.
Crois moi depuis que j'ai commencé à voyager dans plusieurs pays africains j'ai trop mal à ma centrafrique chaque jr je me demande ce que j peux faire pour rembourser ce pays qui m'a payé mes études afin que mes petits enfants ne connaissent jamais cette douleur. Il faut qu'on change de mentalité ITA

20.Posté par Bazoubangui le 17/12/2008 16:31
Monsieur NAMWEY, ce qui vous gêne, nous le savons mais soyez tranquille. En république centrafricaine il n'ya pas un plus centrafricain qu'un autre. Rien que la consonnance de votre nom trahis de prime abord vos pensées. La recherche de la vérité sur la mort du défunt Général N'DJADDER ne fait que commencer et nous autres centrafricains voulons savoir. Armez-vous de patience et souffrez que cette vérité puisse éclater afin que l'on sache ce qui est arrivé à ce fils du pays. Décidément chez vous il ya des catégories de centrafricains et c'est dommage. Il aurait pour vous, fallu que le fils N'DJADDER se taise. Je vous dis qu'il a simplement exercé son droit comme c'est reconnu à chacun. Vous êtes certainement de ceux, pour qui la perte d'un père, d'une mère, ou d'un queconque parent ne signifie absolument rien et c'est malheureux. Savez-vous que les enquêtes de la mort du Président Samora MACHEL (Mozambique) viennent de reprendre?(lisez l'avant dernière parution de Jeune-Afrique)Et que direz-vous de l'affaire VILLEMIN qui 25 ans après les faits, vient d'être ouvert par la justice française? Pauvre NAMWEY qui est sorti d'un arbre, encore qu'un arbre appartient à son propriétaire. reflechissez.

19.Posté par Flèchettes de Sangara le 17/12/2008 15:28
Mr NAMWEY,
Il est quand même surprenant que la recherche de la vérité peut autant créer chez vous cette poussée d'adrénaline négative en tout sens. Les défunts que vous avez citer, paix en leurs âmes, appartiennent a des grandes familles qui, si sont entreprenantes, peuvent saisir la justice en vue d'une éventuelle réparation. La CENTRAFRIQUE c'est eux, c'est NDJADDER, c'est vous et moi, et encore faut il que vous ayez le sens de la famille et l'interêt qu'on peut avoir pour la mémoire d'un parent tué où assassiné. De toute facon pourquoi vous repondre? Vous n'en valez pas la peine!

18.Posté par NAMWEY le 17/12/2008 12:31
Ecoutez,beaucoup de CENTRAFRICAINS ont perdu leurs parents dans des situations non élucidées(BANZA,LINGOUPOU,IZAMO,Jean Claude MANDABA et etc...).Alors,arretez de parler tous les jours du déces de Mr Djadeder.
Les centrafricains ont d'autres soucis en ce moment.

17.Posté par sikipapou le 07/12/2008 03:05
merci ita Moussa je vais vite aller voir .

16.Posté par moussa le 06/12/2008 20:59
Vous pouvez aller sur le site acap-cf.info pour avoir les dernières nouvelles du pays.

15.Posté par sikipapou le 05/12/2008 19:20
juste savoir si le confident est un mensuel ou un quotidien ? on a ces articles là depuis 3 semaines et pourtant ya beaucoup de nouvelles à donner en ce moment.on va dans les ciber expres pour lire du nouveau et ce sont toujours les mêmes articles qui datent du 17 11 2008 qui sont là .merci de penser aux compatriote de l'étranger qui vous font confiance.
Sikip.







14.Posté par AUBENA le 02/12/2008 18:26
Bonjour à tous

Je salue certes le courage du frère Lazard dans son acte de saisir la justice pour mettre les institutions de notre république devant leur responsabilité, car l'on ne cesse de clamer à qui veut l'entendre, que la RCA est un Etat de droit. Et un pays de droit, est un pays où l'indépendance de la justice est garantie.
Mais là où je ne partage pas l'avis des autres intervenants, c'est que le recours du frère Lazard risque de se butter à un obstacle légal, à savoir l'amnistie. Les faits du coup d'état du 28 mai 2008 ayant débouché malheureusement sur la mort du général Djadder ont été non seulement jugés par la cour criminelle à l'époque sous la direction d'une présidence omniprésente de Patassé et de ses proches (d'ou la règle non bis in idem c à d un même fait ne peut pas être jugé deux fois), mais encore et surtout, ces faits ont été amnistiés par l'actuel président si tôt après sa prise de pouvoir. Il était judicieux que le frère Lazard avec la famille du defunt puissent à l'époque se constituer partie civile pour avoir accès au dossier et révendiquer si besoin en était, des dommâges intérêts pour le préjudice resultant de la mort de leur defunt auteur. Les juristes avertis me diront que l'amnistie n'a pas d'effet sur les parties civiles qui disposent toujours de la possibilité de demander des dommages interêts; seulement, les faits de l'espèce ayant un caractère pénal, ces faits sont amnistiés, dès lors, le ministère public qui doit soutenir l'accusation aura tout le mal à démontrer la culpabilité des auteurs des faits ayant débouché sur la mort du feu Djadder dès lors qu'il ne peut recourir à des faits amnistiés. Or, si à l'époque l'affaire avait été jugée, et que l'amnistie intervenait postérieurement, les coupables auraient déjà été identifiés, et l'action en l'espèce ne tendra qu'au paiément des dommages intérêts pour le préjudice subi.
C'est pourquoi, (et je ne souhaite pas), la justice risque de déclarer l'action du frère Lazard irrécevable pour cause d'amnistie, sauf s'il y' a une législation particulière en RCA ou si je me trompe sur les faits.
S'agissant des autres personnalités aussi froidement assassinées à l'époque, il n'appartient pas seulement à leur famille de saisir la justice; mais aussi et surtout au ministère public, dès lors que ce sont des faits graves ayant permis d'éliminer des dignes fils du pays; et il est de la compétence du ministère public dès lors qu'il y a trouble à l'ordre public et notamment lorsqu'il y a mort d'homme d'engager l'action publique.
C'est pourquoi, j'ai été toujours contre les décisions politiques consistant pour les besoins de conserver le fauteuil présidentiel, à décrèter des amnisties autour de bras. En le faisant, en encourage les mêmes personnes à se livrer à des actes de barbaries sur le peuple centrafricain (qu'on est censé protéger), pour atteindre leur piètre objectif qui n'est tout autre que d'occuper des portefeuilles ministériels.
Merci à tous

13.Posté par ndjadder lazare le 01/12/2008 16:53
Chers compatriotes bonsoir, en prenant la décision de saisir la justice centrafricaine, je n'ai, à aucun moment, eu à l'idée de négliger tous ceux qui sont mort et dont je respecte la mémoire. Nous appartenons tous à une famille et lorsqu'on en perd un membre dans des conditions qui sont celles dont mon père a été victime, l'on se pose des questions. Il appartiens à la justice de faire la lumière sur cette disparition afin d'en prémunir les centrafricains à l'avenir. Mon frère MOUSSA, tu es et demeures mon frère puisque nous appartenons tous à un même pays La République Centrafricaine. C'est de bonté de coeur que j'accepte tes excuses, sachant que ta réaction est teintée d'une légitimité dès l'instant qu'il s'agit de la perte d'un parent. Fraternellement. Lazare N'DJADDER

12.Posté par moussa le 30/11/2008 22:17
OK je vous remercie pour vos mises au point sachez que je ne m'acharne pas sur ce frère par contre je n'avais pas l'impression de vivre ds un pays libre c'est tout c'est vrai il y a 50 ans je n'étais pas là pour voir la différence, donc je n'ai rien à ajouter; toutes mes excuses si Mr Djadder Lzare découvre ces commentaires.
TM

11.Posté par sikipapou le 30/11/2008 03:54
Moussa je n'ai pas remis en cause les viols ni les assasinats , je dis seulement que vous pouvez déposer votre plainte et on verra ce qui en ressortira . Lazard tente déjà et si la justice comme vous dites n'apporte rien de bon , on dira qu'il n'y a pas lieu de lui faire confiance . on ne condamne pas sans aucune base. nous aussi nous vivons loin du pays , faut pas croire !!! mais on ne s'acharne pas sur les gens qui tentent des actions positives , nous ne sommes des oiseaux de mauvaises augures !!!. merci .
sikip

10.Posté par Flèchette de Sangara le 30/11/2008 01:20
Je crois pas être le premier a apprendre à Mr MOUSSA que la "Liberté" a été acquise en Centrafrique il y'a justement 50 ans! Et ce au prix de sacrifices incommensurables que rien, même pas la poussée d'adrénaline gratuite de Mr MOUSSA, ne saurait remettre en cause. Il en va maintenant des contextes dans les quels la Justice est saisie. Qui ne tente rien doit s'abstenir de juger et de se victimiser sur des causes en herbe. On a peut être pas la même conception de la liberté, mais n'gnorons pas qu'on en jouit quoi que... Soyons sérieux!

9.Posté par moussa le 29/11/2008 14:53
Je ne savais pas que la CENTRAFIQUE était devenu un pays libre depuis que je l'ai quitté en 2007 pour travailler en europe, merci Mr ou Mme Flèchette de me l'apprendre donc je vous présente mes excuses fraternellement; Je suis donc déconnecté des réalités du pays. M.T

8.Posté par moussa le 29/11/2008 14:39
Je ne porte pas plainte parce que je n'ai pas du tout confiance en la justice de mon pays où les droits les plus élémentaires des citoyens sont bafoués tous les jours par les forces de sécurité;
Mr ou Mme Sikipapou je n'ai pas besoin de vous apporter les preuves des viols des centrafricaines commis par les soudards du mlc venus aider le président de l'époq à se maintenir au pouvoir pour quelques mois de sursis avec le résultat qu'on voit maintenant.

7.Posté par sikipapou le 29/11/2008 03:05
on te dis de déposer ta plainte et d'apporter tes preuves Moussa , la justice est là pour tous ! essaie d'abord au lieu de t'acharner sur Lazard. nous aussi , aimerions savoir qui a tué Jean Luc Mandaba et son fils .on attend seulement que tu nous aide à comprendre. merci
Sikip

6.Posté par moussa le 29/11/2008 02:55
Qui a empoisonné le premier ministre Mandaba jean luc et son fils en 2000?

5.Posté par Flèchette de Sangara le 26/11/2008 14:56
Le compatriote MOUSSA doit reconnaitre que la CENTRAFRIQUE est un pays libre et chaque citoyen a le droit d'interpeller la justice sur mille et une situation donnée. Les défunts qu'il cite, paix en leurs ames, appartiennent bien a des familles qui, elles aussi, appartiennent a un pays qui leur offre tant de possiblités de recours à la justice. Ca ne sert a rien de venir ici nous chanter plainte de Procuste!

4.Posté par sikipapou le 26/11/2008 10:05
Moussa personne ne vous a empêché de déposer plainte et demander une anquête pour l'assassinat des Grélombé et les autres fils du pays . ne cherchez pas des histoires à Lazard , il fait ces démarches là ,si cela abouti c'est tant mieux .faites -en autant pour vos proches il dit bien qui ne tente rien n'a rien ! mais vous, vous tentez quoi ? vous tentez seulement de lancer un débat infructueux n'est ce pas !.
sikip

3.Posté par moussa le 26/11/2008 03:52
Pourquoi pas faire une enquête sur les pères d'autres fils du pays comme Grelombé, Rehote, Conjugo, Bida Parfait, Konzi, j'en oublie les noms de tous les autres...faisons une liste des victimes :

2.Posté par Flèchette de Sangara le 25/11/2008 19:45
Pour ceux qui ne le savent pas encore, le feu Général Francois NDJADDER n'est pas tombé sur un champ dit "de Bataille" mais a été assassiné au moment où il cherchait a rejoindre la zone d'engagement aux fins de défendre les Institutions Républicaines. Les responsables de cette lâche forfaiture savait tout de l'itinéraire et de ce qui allait se produire ce 28 MAI 2001. Faute d'être sérieusement inquièter, ils s'accordent a se renvoyer les responsabilités, tel un jeu de Ping-Pong, quitte à éttouffer l'affaire. Le meurtre du Général F.NDJADDER doit être élucider et les responsables punis pour permettre à la R.C.A et à sa famille de faire leurs deuils. Qu'il en soit ainsi. Bon courage LAZARD!!!

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