Et ils sont nombreux, ces vaillants et vrais libérateurs dont les mémoires sont enfouies dans les tombes ou les archives nationales dont les exploitations feront la joie de nos historiens pour les générations de demain.
Loin d’être un « laudatur temporis auti» c’est-à-dire celui qui donne des grands coups d’encensoir à son temps et envoie au pilori ce qui se passe maintenant, si on fait une analyse rétrospective par rapport à nos jours on serait amené à se demander qui a mérité de ce pays plus que qui ou qui est plus Centrafricain que qui pour être plus à l’aise alors d’autres broient du noir?
C’est un Centrafricain du plus profond de son cœur que le panafricaniste, l’humaniste Abbé Barthélemy Boganda : Se sachant vendu par les siens pour mourir, il a accepté la mort pour que ses idées fassent leur chemin et que la République Centrafricaine voit le jour et vive, pour que l’Oubanguien soit libéré du joug, ayant l’amour du travail et travaille pour ses besoins. L’unité des centrafricains ! Voilà un idéal corroboré par une seule langue parlée de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud sur l’étendue du territoire, le Sango, sans distinction d’ethnie, de région, de clan, de religion, chose rarissime sous d’autres cieux et salvatrice pour notre pays si on perçoit cette manne du Seigneur comme un socle d’airain pour s’asseoir et construire le pays et non le détruire par la division. Ceci nous rendrait dignes au lieu de toujours tendre la main de mendiant bien qu’assis sur des monceaux d’or.
C’est un Centrafricain que Dacko, l’initiateur de l’aéroport international Bangui Mpoko, de la Jeunesse Pionnière Nationale qui a œuvré pour l’autosuffisance alimentaire du Centrafricain sans qu’il ait à faire venir des œufs, des poulets ect. de l’extérieur. Le grand Centrafricain, débonnaire et humaniste, ne s’est pas immiscé dans la gestion des recettes de l’Etat, ni des sociétés d’économie mixte qui, d’ailleurs, étaient rares, nonobstant les commices agricoles. Sons village, Mokinda, n’a pratiquement rien reçu de lui comme palais. « L’homme qu’il faut à la place, qu’il faut », sans distinction d’ethnie, de région, de religion, était son principe. Que le commerce était florissant et l’argent circulait entre les mains de tous les Centrafricains qui devaient tous manger à leur faim, la faim qui tenaille « aequo pede » c’est-à-dire d’un pied égal, tout le monde. C’était ça la véritable libération, ne pas être esclave de la faim, ne pas être esclave de la misère, ne pas se poser sempiternellement la question « mangerai-je demain ? », ne pas être le pauvre Lazare devant la demeure du riche.
Ce sont des grands Centrafricains que Bokassa et Kolingba, des bâtisseurs, quand bien même l’entourage et les parents aient creusé leur tombe politique. On ne pourra pas ne pas voir, tant à Bangui que dans l’arrière-pays, ce qu’ils ont réalisé, ces deux chefs d’Etat, à moins de se porter en faux et de s’obstiner à fermer les yeux à la lumière du jour.
Il y eut un premier Ministre, dont je tairai le nom, qui, après le bilan réquisitoire de son mandat, dans un régime de gabegie, de mal gouvernance, a préféré jeter l’éponge. Car il déplaisait outrageusement à ce digne fils du pays d’être le timonier d’un navire dont le capitaine était un Don Quichotte paranoïaque et lunatique, grand démagogue devant l’Eternel, menteur sans vergogne et féru de promesses jaimais tenues. Parce ce qu’il était droit comme un filao, aimait son pays et ne voulait pas être le complice de ceux-là qui précipitent sa descente aux enfers. Voilà ce que c’est mériter de son pays. Enfin Bozizé vint. Le Centrafricain, convaincu que, comme Malherbe qui révolutionna et polit la langue française, il allait, comme le roi Henri IV, qui était fier d’avoir fait de sorte que la famille française mange, ne fusse qu’un poulet, (mets de luxe) tous les dimanches, ses souffrances s’atténueraient. D’où cette marche de soutien du 23 mars 2003 qui a drainé plus de cent mille (100.000) Banguissois. Même l’irréductible opposant, le Pr.0 Abel Goumba, « le Patriarche », opina gravement de sa tête de Caton, de sa tête de Juvénal. Mais au rythme où vont les choses, je crains que le Centrafricain ne soit amèrement déçu si on ne rectifie pas les tirs. Ce sont des grands Centrafricains que Jean Arthur Bandio, Kibanda, Jean de Dieu Desandé, Gabriel Agba, Galin Douath, Enoch Dérant Lakoué, Jean Amity, Barthélemy Kanda, Barnabé Nzilavo, Ningama Tlogué, Maleyombo Père, Jacques Bilo, François Kossi Victor Teto Teteya, Henri Koba, Dr Conjugo Batoma, Lucien Dambalé, Potolot-Gbangadimbo, Wilybiro Passi, Meté Yapende, François Péhoua, François Otina, l’Ambassadeur Mamdou, l’Inspecteur Makana, Nzapa Komando Yakoma et j’en passe. Qu’est ce qu’on a fait pour remuer les cendres de ceux que Dieu a rappelés à lui ? On n’attend que la mort de ceux qui vivent encore pour les décorer à titre posthume comme si les cercueils avaient fait ce qu’ils ont fait pour recevoir les médailles honorifiques. Ces hommes-là ont porté haut le flambeau de la République centrafricaine sur plan international, bravoure qui semble négligée, voire oubliée. Quant au général François Sylvestre Sana, notre ambassadeur en Irak entre temps, de par son carbure, de par son air imposant il fit que en Irak notre pays ait la doyenneté des pays accrédités auprès de ce pays. Voilà qui a mérité de son pays. Ce sont de grands Centrafricains qui ont mérité de ce pays que Gotouas Mouzon, que l’Abbée Godian , que Pamadou Pamoto, que Alphonse Blagué ils ont attisé le feu qui a chassé Bokassa qui commençait à verser dans la mégalomanie, la dérision et la tyranie. C’est un grand centrafricain que Blagué qui mérité de ce pays car, à L’UNESCO, il a valablement défendu les couleurs centrafricaines mais qui, pour avoir crûment dit la vérité aux princes qui s’imaginent nous gouverner, aura signé son arrêt de mort. Combien de cuisiniers, combien des chauffeurs, souffrant de maux de tête, de rhume ou de grippe, ont été évacués sanitairement, sur le Trésor centrafricain, en France se faire soigner ? Ont-ils plus mérité que ce digne fils du Centrafrique ? Si, parce que…parce que.. parce que….
C’étaient de grands Centrafricains que certains de ces militaires, gendarmes, policiers. Ils ont été grands , dignes d’admiration car ils ont mis le devoir avant leurs intérêts égoïstes et mercantiles, ces dignes fils du pays, les Bangui, Bongo, Izamo, Mandé, Kolimako, Nzatao, Nzoukongo, Banza, Mandamba, Gouengonda, Grélombé. Mayomokola, Leuangouadji, Lingoupou, Calo Héras et j’en passe. Qui aurait osé braver l’armée centrafricaine et faire sa loi sur le sol de Boganda ? C’était une foudre de guerre que cette armée, redoutée dans la sous région car redoutable et le Centrafricain se sentait libre et en sécurité sur ses routes, dans ses champs, dans ses villes et villages, dans ses régions. Car, qui aurait osé fouler le sol, armes aux poings, de ces « irréductibles gaulois ». Immédiatement une réaction fulgurante, des rochées primitives et le tour était joue. Deux ou trois fils de ce pays, dans les années 76, par des négociations ardues mais bien menées avec des pays amis et frères, ont amené des produits dans ce pays qui, s’ils n’étaient pas détournés par des faquins, auraient apporté un appoint précieux pour l’économie de la République centrafricaine. C’est ce qu’on appelle contribuer à promouvoir l’économie d’un pays et par conséquent libérer un peuple. C’est ce qu’on appelle mériter de son pays et non le mettre à genoux, le saccager, et non extirper le petit bout de manioc de la bouche de la veuve, de l’orphelin, du malheureux paysans, qui peine sous le soleil pour l’avoir, du retraité qui a usé toutes ses forces pendant des années au service de son pays, qui a véritablement mérité de la République centrafricaine. Qu’est-ce – que libérer quelqu’un ? Qu’est-ce que libérer un pays ? Qui a libéré qui ? Qui a libéré quoi ? Je ne cesse de me poser ces questions qui me laissent perplexe et souvent rêveur quand je vois ce qui se passe autour de moi et me dis « Quel temps ! Quelles mœurs ! » Boganda doit tressaillir dans sa tombe d’indignation et regretter d’avoir tiré l’Oubangui-Chari du joug colonial. Libérer quelqu’un, le président Fondateur de la République centrafricaine, feu Barthélemy Boganda, en a donné la définition.
- Libérer quelqu’un, c’est le nourrir ;
- Libérer quelqu’un, c’est le soigner ;
- Libérer quelqu’un, c’est le vêtir ;
- Libérer quelqu’un, c’est l’instruire ;
- Libérer quelqu’un, c’est le loger,
Et cela dans la paix, dans le dialogue, dans la dignité et l’unité, sans distinction de clan, d’ethnie, de sexe, de religion et de région car « Zo Kwe Zo ».
Et comme tel, il a droit à des égards et des préoccupations de ceux-là qui prétendent nous diriger et œuvrer pour notre bien –être.
Loin d’être un « laudatur temporis auti» c’est-à-dire celui qui donne des grands coups d’encensoir à son temps et envoie au pilori ce qui se passe maintenant, si on fait une analyse rétrospective par rapport à nos jours on serait amené à se demander qui a mérité de ce pays plus que qui ou qui est plus Centrafricain que qui pour être plus à l’aise alors d’autres broient du noir?
C’est un Centrafricain du plus profond de son cœur que le panafricaniste, l’humaniste Abbé Barthélemy Boganda : Se sachant vendu par les siens pour mourir, il a accepté la mort pour que ses idées fassent leur chemin et que la République Centrafricaine voit le jour et vive, pour que l’Oubanguien soit libéré du joug, ayant l’amour du travail et travaille pour ses besoins. L’unité des centrafricains ! Voilà un idéal corroboré par une seule langue parlée de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud sur l’étendue du territoire, le Sango, sans distinction d’ethnie, de région, de clan, de religion, chose rarissime sous d’autres cieux et salvatrice pour notre pays si on perçoit cette manne du Seigneur comme un socle d’airain pour s’asseoir et construire le pays et non le détruire par la division. Ceci nous rendrait dignes au lieu de toujours tendre la main de mendiant bien qu’assis sur des monceaux d’or.
C’est un Centrafricain que Dacko, l’initiateur de l’aéroport international Bangui Mpoko, de la Jeunesse Pionnière Nationale qui a œuvré pour l’autosuffisance alimentaire du Centrafricain sans qu’il ait à faire venir des œufs, des poulets ect. de l’extérieur. Le grand Centrafricain, débonnaire et humaniste, ne s’est pas immiscé dans la gestion des recettes de l’Etat, ni des sociétés d’économie mixte qui, d’ailleurs, étaient rares, nonobstant les commices agricoles. Sons village, Mokinda, n’a pratiquement rien reçu de lui comme palais. « L’homme qu’il faut à la place, qu’il faut », sans distinction d’ethnie, de région, de religion, était son principe. Que le commerce était florissant et l’argent circulait entre les mains de tous les Centrafricains qui devaient tous manger à leur faim, la faim qui tenaille « aequo pede » c’est-à-dire d’un pied égal, tout le monde. C’était ça la véritable libération, ne pas être esclave de la faim, ne pas être esclave de la misère, ne pas se poser sempiternellement la question « mangerai-je demain ? », ne pas être le pauvre Lazare devant la demeure du riche.
Ce sont des grands Centrafricains que Bokassa et Kolingba, des bâtisseurs, quand bien même l’entourage et les parents aient creusé leur tombe politique. On ne pourra pas ne pas voir, tant à Bangui que dans l’arrière-pays, ce qu’ils ont réalisé, ces deux chefs d’Etat, à moins de se porter en faux et de s’obstiner à fermer les yeux à la lumière du jour.
Il y eut un premier Ministre, dont je tairai le nom, qui, après le bilan réquisitoire de son mandat, dans un régime de gabegie, de mal gouvernance, a préféré jeter l’éponge. Car il déplaisait outrageusement à ce digne fils du pays d’être le timonier d’un navire dont le capitaine était un Don Quichotte paranoïaque et lunatique, grand démagogue devant l’Eternel, menteur sans vergogne et féru de promesses jaimais tenues. Parce ce qu’il était droit comme un filao, aimait son pays et ne voulait pas être le complice de ceux-là qui précipitent sa descente aux enfers. Voilà ce que c’est mériter de son pays. Enfin Bozizé vint. Le Centrafricain, convaincu que, comme Malherbe qui révolutionna et polit la langue française, il allait, comme le roi Henri IV, qui était fier d’avoir fait de sorte que la famille française mange, ne fusse qu’un poulet, (mets de luxe) tous les dimanches, ses souffrances s’atténueraient. D’où cette marche de soutien du 23 mars 2003 qui a drainé plus de cent mille (100.000) Banguissois. Même l’irréductible opposant, le Pr.0 Abel Goumba, « le Patriarche », opina gravement de sa tête de Caton, de sa tête de Juvénal. Mais au rythme où vont les choses, je crains que le Centrafricain ne soit amèrement déçu si on ne rectifie pas les tirs. Ce sont des grands Centrafricains que Jean Arthur Bandio, Kibanda, Jean de Dieu Desandé, Gabriel Agba, Galin Douath, Enoch Dérant Lakoué, Jean Amity, Barthélemy Kanda, Barnabé Nzilavo, Ningama Tlogué, Maleyombo Père, Jacques Bilo, François Kossi Victor Teto Teteya, Henri Koba, Dr Conjugo Batoma, Lucien Dambalé, Potolot-Gbangadimbo, Wilybiro Passi, Meté Yapende, François Péhoua, François Otina, l’Ambassadeur Mamdou, l’Inspecteur Makana, Nzapa Komando Yakoma et j’en passe. Qu’est ce qu’on a fait pour remuer les cendres de ceux que Dieu a rappelés à lui ? On n’attend que la mort de ceux qui vivent encore pour les décorer à titre posthume comme si les cercueils avaient fait ce qu’ils ont fait pour recevoir les médailles honorifiques. Ces hommes-là ont porté haut le flambeau de la République centrafricaine sur plan international, bravoure qui semble négligée, voire oubliée. Quant au général François Sylvestre Sana, notre ambassadeur en Irak entre temps, de par son carbure, de par son air imposant il fit que en Irak notre pays ait la doyenneté des pays accrédités auprès de ce pays. Voilà qui a mérité de son pays. Ce sont de grands Centrafricains qui ont mérité de ce pays que Gotouas Mouzon, que l’Abbée Godian , que Pamadou Pamoto, que Alphonse Blagué ils ont attisé le feu qui a chassé Bokassa qui commençait à verser dans la mégalomanie, la dérision et la tyranie. C’est un grand centrafricain que Blagué qui mérité de ce pays car, à L’UNESCO, il a valablement défendu les couleurs centrafricaines mais qui, pour avoir crûment dit la vérité aux princes qui s’imaginent nous gouverner, aura signé son arrêt de mort. Combien de cuisiniers, combien des chauffeurs, souffrant de maux de tête, de rhume ou de grippe, ont été évacués sanitairement, sur le Trésor centrafricain, en France se faire soigner ? Ont-ils plus mérité que ce digne fils du Centrafrique ? Si, parce que…parce que.. parce que….
C’étaient de grands Centrafricains que certains de ces militaires, gendarmes, policiers. Ils ont été grands , dignes d’admiration car ils ont mis le devoir avant leurs intérêts égoïstes et mercantiles, ces dignes fils du pays, les Bangui, Bongo, Izamo, Mandé, Kolimako, Nzatao, Nzoukongo, Banza, Mandamba, Gouengonda, Grélombé. Mayomokola, Leuangouadji, Lingoupou, Calo Héras et j’en passe. Qui aurait osé braver l’armée centrafricaine et faire sa loi sur le sol de Boganda ? C’était une foudre de guerre que cette armée, redoutée dans la sous région car redoutable et le Centrafricain se sentait libre et en sécurité sur ses routes, dans ses champs, dans ses villes et villages, dans ses régions. Car, qui aurait osé fouler le sol, armes aux poings, de ces « irréductibles gaulois ». Immédiatement une réaction fulgurante, des rochées primitives et le tour était joue. Deux ou trois fils de ce pays, dans les années 76, par des négociations ardues mais bien menées avec des pays amis et frères, ont amené des produits dans ce pays qui, s’ils n’étaient pas détournés par des faquins, auraient apporté un appoint précieux pour l’économie de la République centrafricaine. C’est ce qu’on appelle contribuer à promouvoir l’économie d’un pays et par conséquent libérer un peuple. C’est ce qu’on appelle mériter de son pays et non le mettre à genoux, le saccager, et non extirper le petit bout de manioc de la bouche de la veuve, de l’orphelin, du malheureux paysans, qui peine sous le soleil pour l’avoir, du retraité qui a usé toutes ses forces pendant des années au service de son pays, qui a véritablement mérité de la République centrafricaine. Qu’est-ce – que libérer quelqu’un ? Qu’est-ce que libérer un pays ? Qui a libéré qui ? Qui a libéré quoi ? Je ne cesse de me poser ces questions qui me laissent perplexe et souvent rêveur quand je vois ce qui se passe autour de moi et me dis « Quel temps ! Quelles mœurs ! » Boganda doit tressaillir dans sa tombe d’indignation et regretter d’avoir tiré l’Oubangui-Chari du joug colonial. Libérer quelqu’un, le président Fondateur de la République centrafricaine, feu Barthélemy Boganda, en a donné la définition.
- Libérer quelqu’un, c’est le nourrir ;
- Libérer quelqu’un, c’est le soigner ;
- Libérer quelqu’un, c’est le vêtir ;
- Libérer quelqu’un, c’est l’instruire ;
- Libérer quelqu’un, c’est le loger,
Et cela dans la paix, dans le dialogue, dans la dignité et l’unité, sans distinction de clan, d’ethnie, de sexe, de religion et de région car « Zo Kwe Zo ».
Et comme tel, il a droit à des égards et des préoccupations de ceux-là qui prétendent nous diriger et œuvrer pour notre bien –être.














