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EDITORIAL
STATU QUO
Le 13 juin 2005, le Président François Bozizé Yangouvonda a nommé le premier ministre Elie Doté. Six jours après, 27 membres du gouvernement ont été nommés pour aider le nouveau locataire de la Primature à mieux mener sa mission.
Après sept mois de fonction, le Chef du gouvernement Elie Doté n’a pas réussi à composer son cabinet, n’entretient pas une bonne collaboration avec les conseillers et chargés de mission que lui ont laissé ses prédécesseurs. Au niveau du gouvernement, si certains ministres ont réussi à procéder à un mouvement partiel ou total de leurs collaborateurs, d’autres n’ont pas pu le faire. Cette situation un peu spéciale a amené certains Centrafricains à se poser la question de savoir comment le premier ministre s’organise pour traiter les différents dossiers. Cette préoccupation est légitime parce que la République Centrafricaine a connu des crises militaro-politiques récurrentes qui ont entraîné le délabrement de son économie. A ce tableau sombre, il faut ajouter les dettes intérieures et extérieures de l’Etat qui se chiffrent à plus de 600 milliards de Fcfa. Pour sortir le pays du fond de gouffre, les nouvelles autorités centrafricaines devaient mobiliser toutes les compétences sans discrimination d’ethnie, de bord politique et d’idéologie en vue d’opérer des réformes profondes et redresser l’économie nationale. Sept mois après la nomination du premier ministre Elie Doté, on assiste au statu quo, à la démotivation des fonctionnaires et agents de l’Etat. Cette démotivation des travailleurs du secteur public est due non seulement au cumul des arriérés de salaires mais aussi et surtout aux comportements de certains membres du gouvernement et la gestion consensuelle du pouvoir mis à mal. Aujourd’hui, cet immobilisme interpelle le Général Président François Bozizé Yangouvonda sur la nécessité de s’autocritiquer, de repenser la méthode de gestion du pouvoir. Le contexte socio-politique et économique dans lequel évolue le pays commande aux tenants du pouvoir de procéder à un remaniement du gouvernement et à la redynamisation de l’administration en la dotant des ressources humaines aptes à relever les multiples défis de l’heure. La Rédaction
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Vendredi 13 Janvier 2006
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