Le samedi 27 février 2010, en match retour contre l’équipe Motema Pembe de la République du Congo Démocratique (RDC), les Anges de Fatima avaient fait match nul. Score final un but partout. Or, au match aller, l’équipe de Motema Pembe s’était imposée sur le score de 3 buts à un sur le stade Kamanyola de Kinshasa. Tempête Mocaf s’est fait humilié par l’équipe de Lybie. Trois à zéro au match aller, le match retour a été fatal pour Tempête Mocaf . Elle a été battu sur le score sans appel de six buts à zéro. Une véritable promenade de santé pour les équipes libyenne et congolaise.
Si au niveau de l’équipe nationale, il y a une certaine assurance et satisfaction dans les résultats enregistrés, malheureusement au niveau des équipes, il se pose réellement un problème de coaching. Le système de jeu centrafricain au niveau des clubs laisse vraiment à désirer. Les entraîneurs ne participent presque pas à des séminaires de renfoncement des capacités aux fins d’acquérir des connaissances nouvelles selon les normes internationales. Le football est devenu aujourd’hui une discipline scientifique où tout est réglementé. Le ping-pong semble devenir le système de jeu des clubs centrafricains. Il est difficile pour les équipes centrafricaines de faire des bonnes organisations de balle. Les spectateurs ont beaucoup critiqué le système de jeu des deux équipes, à savoir Tempête Mocaf et les Anges de Fatima. L’équipe de Fatima ne peut nullement subir une humiliation de cette sorte. Il en est de même pour Tempête Mocaf.
Après le résultat du premier match qui s’était déroulé à Kinshasa, le public sportif centrafricain a vite compris que par rapport au système de jeu des Anges de Fatima, il leur serait difficile de renverser la vapeur. Les gradins étaient vides comme si le public a connu en avance que le sort des Anges de Fatima est déjà scellé. Un match complètement décousu. Six buts à zéro encaissés par Tempête Mocaf laisse dire qu’il faut restructurer cette équipe. Des joueurs qui ne donnent plus, même pas percutants sont alignés parce que celui-ci est mon homme voire mon joueur préféré. Les classements se font sur critères purement subjectifs. Les conséquences sont là. Le rajeunissement des joueurs au niveau des clubs doit se fonder sur les enfants de l’Ecole Foot avec une certaine facilité de compréhension pour relever le niveau de match au niveau des clubs et permettre à l’équipe nationale d’avoir une équipe composée des jeunes capables à relever le défi. Aujourd’hui, pour avoir des clubs dynamiques valables, prêts à se défendre, il faut virer les anciens qui ont su donner le meilleur d’eux-mêmes à l’époque. l’implication de la fédération centrafricaine de football s’avère nécessaire. Les clubs centrafricains connaissent un déclin. Point n’est besoin de rappeler les aniciennes gloires du football centrafricain telles que Tola, Bangué, pour les Anges de Fatima et Béfio, feu Tagbia, Saramalé etc. Pour Tempête Mocaf. En attendant, l’une des cause de la défaite des équipes centrafricaines est le coaching. Avant qu’il ne soit trop tard, les responsables des différents clubs doivent mettre les bouchées doubles pour ramener la confiance au niveau des clubs.