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ECONOMIE
UNITEC – BENIN : UN PROJET MIROBOLANT
C’est à coup de clairons et de trompettes, que le gouvernement a initié le projet Unitec-Bénin comme solution miracle pour palier au problème de la baisse des recettes de l’État et faire renflouer les caisses du Trésor Public. La mise en route de ce projet a soulevé des tollés tant dans le milieu des douaniers et financiers centrafricains que dans le milieu politique et des économistes du pays.
Ce projet constitue un espoir pour le gouvernement qui compte faire suffisamment des recettes pour résoudre les problèmes de salaires, bourses et pensions et permettre de relancer l’économie délabrée. Les inputs dégagés devront servir au gouvernement de soigner l’image du pays en faisant face à ses obligations vis-à-vis des institutions financières internationales et de ses partenaires économiques, en honorant à ses dettes extérieures. Le gouvernement projette augmenter les recettes jusqu’à 6 milliards de F Cfa à la fin de chaque mois avec la prestation de l’UNITEC-Bénin, seulement dans le domaine des recettes fiscalo douanières. A un mois seulement de fonctionnement de cette structure, les voix s’élèvent de partout pour dénoncer ses prestations. Il est reproché à celle-ci de n’avoir pas fourni des données réelles et fiables sur les recettes. On dénonce aussi le manque de vigilance de UNITEC Bénin favorisant le contour de ses points de contrôle par certains opérateurs économiques sous prétextes qu’ils sont agrées pour dédouaner à partir de Bangui. La manière à laquelle les documents sont remplis dit-on, n’est pas encore ce qu’on attend de cette structure. Des raisons suffisantes pour dire que UNTITEC Bénin ne peut pas faire l’affaire. Car, les chiffres fournis sont en deçà des estimations du gouvernement. Il faut dire que le gouvernement attendait beaucoup de la prestation de UNITEC Bénin pour rembourser ses redevances vis-à-vis de la communauté internationale dont la CEMAC qui l’a aidé à verser successivement trois mois de salaires aux agents du secteur public dernièrement. Cette nouvelle devait mettre de l’eau froide dans le dos du gouvernement centrafricain. Les travailleurs centrafricains n’ont pas encore baissé leur menace de grève, les institutions financières internationales sont dans l’attente du versement de leurs dettes et la CEMAC qui exige du gouvernement de respecter ses engagements pour permettre l’accès à d’autres aides supplémentaires pour le pays. Beaucoup de problèmes sociaux attendent le gouvernement dont le problème de l’insécurité grandissante dans l’arrière pays. Le gouvernement centrafricain et l’UNITEC Bénin doivent rectifier les tirs afin de corriger les imperfections qui mettent à mal les caisses de l’État déjà désespérément vides. Cette indélicatesse de UNITEC Bénin a été dénoncée par des compatriotes qui ont suivi les prestations de cette institution pour le compte du gouvernement . Seulement, les autorités politiques du pays, pour la défense des intérêts égoïstes, ont fermé les oreilles en acceptant que UNITEC Bénin puisse prendre le guichet unique de Douala. Maintenant que les résultats ne sont pas ce qu’ils devaient être, mieux vaut tirer les leçons qu’il faut. Divine Tékoro
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Mercredi 1 Février 2006
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